Science sans conscience
Date de publication :
10/09/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Existe-t-il une vocation scientifique qui pousse le scientifique à tout donner pour la science ?
- Sans conscience, la science applique à l'homme des lois scientifiques
- Cette science sans conscience n'est-elle pas immorale ?
Résumé :
La conscience est la présence vécue du sujet à lui-même et son rapport au monde. La science sans conscience n'est donc pas productrice d'un modèle personnel du monde et n'a pas de présence vécue à elle même. Or la science est un corps de propositions nécessaires et universelles, non seulement rationnellement établies mais conformes au réel. C'est pourquoi la science sans conscience est une science qui recherche la vérité sans se rendre compte qu'elle le fait. Elle produit par conséquent des lois mécaniquement sans avoir conscience qu'elle les produit, telle une machine. La science est alors d'une objectivité absolue.
Cependant, la conscience étant aussi un rapport au monde, la science sans conscience n'a pas de rapport au monde, elle n'est donc pas un sujet capable d'appréhender le réel et ne peut donc pas établir de théories. Mais si l'on suppose que la science n'est pas un individu mais le produit (au sens de "résultat") de nombreux individus qui eux ont une conscience. Alors la science peut dans ce cas avoir un rapport au monde qui est le regroupement de tous les rapports au monde des scientifiques. Néanmoins, peu importe qu'il y ait consensus ou non, un accord entre maintes subjectivités n'est pas source d'une objectivité car rien n'assure que toutes les subjectivités aient une vision juste du monde, même si elles ont la même vision. Comme les scientifiques sont des hommes alors ils ont une conscience et comme la conscience est propre à un sujet alors elle est subjective. Donc les scientifiques sont subjectifs. Alors la science sans conscience n'est pas objective.
Or la conscience est à la fois source de subjectivité et de distinction entre le Bien et le Mal, puisque sans conscience il n'y a pas de morale. C'est pourquoi il faut comprendre ce qu'est le rapport entre la science et les scientifiques pour comprendre ce que peut entraîner une science sans conscience. La science dépend-elle de l'objectivité des scientifiques? Autrement dit existe-t-il des moyens pour empêcher que la subjectivité du scientifique ne rende la science subjective ? Si non, quelles dérives cela entraîne-t-il ? Ces dérives sont-elles nécessaires ? L'enjeu est de prendre conscience des risques qu'implique une science sans conscience.
Cependant, la conscience étant aussi un rapport au monde, la science sans conscience n'a pas de rapport au monde, elle n'est donc pas un sujet capable d'appréhender le réel et ne peut donc pas établir de théories. Mais si l'on suppose que la science n'est pas un individu mais le produit (au sens de "résultat") de nombreux individus qui eux ont une conscience. Alors la science peut dans ce cas avoir un rapport au monde qui est le regroupement de tous les rapports au monde des scientifiques. Néanmoins, peu importe qu'il y ait consensus ou non, un accord entre maintes subjectivités n'est pas source d'une objectivité car rien n'assure que toutes les subjectivités aient une vision juste du monde, même si elles ont la même vision. Comme les scientifiques sont des hommes alors ils ont une conscience et comme la conscience est propre à un sujet alors elle est subjective. Donc les scientifiques sont subjectifs. Alors la science sans conscience n'est pas objective.
Or la conscience est à la fois source de subjectivité et de distinction entre le Bien et le Mal, puisque sans conscience il n'y a pas de morale. C'est pourquoi il faut comprendre ce qu'est le rapport entre la science et les scientifiques pour comprendre ce que peut entraîner une science sans conscience. La science dépend-elle de l'objectivité des scientifiques? Autrement dit existe-t-il des moyens pour empêcher que la subjectivité du scientifique ne rende la science subjective ? Si non, quelles dérives cela entraîne-t-il ? Ces dérives sont-elles nécessaires ? L'enjeu est de prendre conscience des risques qu'implique une science sans conscience.
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