La science post moderne, une rupture épistémologque
Date de publication :
20/04/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Homme, acteur de ses observations
- De l'idée de Dieu dans la science
- La transdisciplinarité: continuer la recherche sur de nouveau paradigme
Résumé :
J'avais jusqu'alors une sorte de foi en la science, et m'y intéressais sans pour autant véritablement m'intéresser à ce qu'elle est ; pour moi elle était ce qui permet de comprendre le monde par la connaissance de la vérité, sorte de loi issue d'un raisonnement rationnel et logique, à partir de « faits » observés : Je considérais la science comme étant le regard objectif sur le monde, je l'apparentais à ce que Albert JACQUARD qualifie de science « à la Jules FERRY » : « Repousser les limites de l'obscurantisme, s'affranchir des vieux mythes, (...) Observer enfin l'univers avec un regard ouvert, lucide, le dominer en le connaissant mieux. »
Cependant, j'ai dans un premier temps été frappé par deux considérations :
Tout d'abord, je pensais que la science allait contre Dieu (« s'affranchir des vieux mythes »). Augustine BRANNIGAN qualifie la connaissance scientifique d'« entreprise démystificatrice de notre matérialisme moderne » Or l'idée de Dieu n'est pas nécessairement ce que combattent les scientifiques, à l'instar de Stephen HAWKING, qui conclut son livre Une brève histoire du temps par cette interrogation : « Pourquoi l'Univers et nous existons ? Si nous trouvons la réponse à cette question, ce sera le triomphe ultime de la raison humaine- à ce moment, nous connaîtrons la pensée de Dieu. » Je m'interrogeais donc sur ce qu'un scientifique aussi sérieux et réputé mettait derrière cette idée de Dieu.
D'autre part, les quatre schèmes d'identification définis par P. DESCOLA dans ses cours d'anthropologie de la nature au Collège de France, m'ont conduit à adopter un regard relativiste sur la science, emblème d'une ontologie qu'il qualifie de naturaliste, un outil qui m'a permis d'une certaine manière de mesurer l'ampleur du tournant pris par les sciences dites « post modernes » au sein de la science de manière plus générale.
Autrement dit, cela m'a conduit à me demander si des considérations, comme celle de Dieu, dans les sciences post-modernes (dont la physique quantique est une figure de proue, mais qui regroupe aussi des domaines telle l'astrophysique ou la génétique) ne dérogeraient pas à cette ontologie naturaliste, alors que la science en serait justement si caractéristique ?
Cette ontologie naturaliste se caractérise notamment par une pensée dualiste, avec entre autres les dichotomies nature/culture et sujet/objet qui nous intéressent ici tout particulièrement.
Pour Sylvie JOUBERT, la physique classique appréhende le monde comme isolé de la personne, nos sens nous permettraient alors « de figer et observer le réel en dehors de nous-même ».
La physique quantique semble alors véritablement être une science nouvelle, dans la mesure où elle apporte de toutes autres considérations à l'égard du monde qui nous entoure.
L'objectif de mon travail est donc de voir en quoi les considérations des sciences post modernes s'écartent de la science « classique » et de cette ontologie dite naturaliste et d'essayer, vu l'état actuel de mes recherches, de présenter ce qui me semble en être un débouché aujourd'hui.
Ce projet me semble très ambitieux, mais il me tient à coeur, le travail anthropologique est donc sans doute marqué de mon travail introspectif cependant il ne me semble pas déplacé de proposer mon axe de réflexion dans ce cadre, que j'envisage d'approfondir par la suite.
Cependant, j'ai dans un premier temps été frappé par deux considérations :
Tout d'abord, je pensais que la science allait contre Dieu (« s'affranchir des vieux mythes »). Augustine BRANNIGAN qualifie la connaissance scientifique d'« entreprise démystificatrice de notre matérialisme moderne » Or l'idée de Dieu n'est pas nécessairement ce que combattent les scientifiques, à l'instar de Stephen HAWKING, qui conclut son livre Une brève histoire du temps par cette interrogation : « Pourquoi l'Univers et nous existons ? Si nous trouvons la réponse à cette question, ce sera le triomphe ultime de la raison humaine- à ce moment, nous connaîtrons la pensée de Dieu. » Je m'interrogeais donc sur ce qu'un scientifique aussi sérieux et réputé mettait derrière cette idée de Dieu.
D'autre part, les quatre schèmes d'identification définis par P. DESCOLA dans ses cours d'anthropologie de la nature au Collège de France, m'ont conduit à adopter un regard relativiste sur la science, emblème d'une ontologie qu'il qualifie de naturaliste, un outil qui m'a permis d'une certaine manière de mesurer l'ampleur du tournant pris par les sciences dites « post modernes » au sein de la science de manière plus générale.
Autrement dit, cela m'a conduit à me demander si des considérations, comme celle de Dieu, dans les sciences post-modernes (dont la physique quantique est une figure de proue, mais qui regroupe aussi des domaines telle l'astrophysique ou la génétique) ne dérogeraient pas à cette ontologie naturaliste, alors que la science en serait justement si caractéristique ?
Cette ontologie naturaliste se caractérise notamment par une pensée dualiste, avec entre autres les dichotomies nature/culture et sujet/objet qui nous intéressent ici tout particulièrement.
Pour Sylvie JOUBERT, la physique classique appréhende le monde comme isolé de la personne, nos sens nous permettraient alors « de figer et observer le réel en dehors de nous-même ».
La physique quantique semble alors véritablement être une science nouvelle, dans la mesure où elle apporte de toutes autres considérations à l'égard du monde qui nous entoure.
L'objectif de mon travail est donc de voir en quoi les considérations des sciences post modernes s'écartent de la science « classique » et de cette ontologie dite naturaliste et d'essayer, vu l'état actuel de mes recherches, de présenter ce qui me semble en être un débouché aujourd'hui.
Ce projet me semble très ambitieux, mais il me tient à coeur, le travail anthropologique est donc sans doute marqué de mon travail introspectif cependant il ne me semble pas déplacé de proposer mon axe de réflexion dans ce cadre, que j'envisage d'approfondir par la suite.
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