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Epargne et consommation dans les théories néoclassiques et keynésiennes

Économie générale Epargne et consommation dans les théories néoclassiques et keynésiennes

Informations sur l'auteur

ETUDIANTE
Niveau
Avancé
Etude suivie
économie...
Ecole, université
SCIENCES PO

Informations sur le doc

LEGRAND C.
Date de publication
Date de mise à jour
19/04/2015
Langue
français
Format
Word
Type
cours
Nombre de pages
17 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
38 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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  1. Epargne et consommation ne sont que les deux phases d'une même décision et résultent d'un arbitrage intertemporel relatif à l'utilisation du revenu : la théorie néoclassique
    1. La loi des débouchés de Say, un retour sur un énoncé classique
    2. Un arbitrage intertemporel pour un « transfert de pouvoir d'achat entre les périodes » (Abraham-Frois)
    3. Epargner pour consommer plus : l'importance du taux d'intérêt
  2. L'épargne est un gaspillage des ressources disponibles qui alimente les déséquilibres à venir quand la consommation est un gage pour le futur : la théorie keynésienne
    1. Le refus de la loi des débouchés de Say et de certains présupposés néoclassiques
    2. Les clefs de l'analyse : de la loi psychologique fondamentale à la fonction de consommation
    3. Le principe multiplicateur : un pas vers l'équilibre macroéconomique
  3. Prolongements et/ou critiques de ces approches : résolution ou complexification ?
    1. Les prolongements dans la filiation néoclassique
    2. Instabilité de la fonction de consommation et reformulations post-keynésiennes
    3. La question des politiques économiques

L'arbitrage entre la consommation et l'épargne oppose les partisans d'une approche par la demande (keynésiens) à ceux d'une approche par l'offre (classiques et néo-classiques). L'étude se faisant au niveau macroéconomique, c'est plus le comportement de la consommation qu'il conviendra d'étudier et moins celui du consommateur, paradigme microéconomique mais qui permettra néanmoins de rappeler le point de vue néoclassique. La question essentielle est en fait celle de l'utilisation du revenu, entre épargne et consommation. L'épargne est communément définie comme la partie non consommée du revenu disponible. Elle est d'une part très souvent associée voire réduite à l'investissement et d'autre part définie négativement par rapport à la consommation; aussi conviendra-t-il de lui conférer une vraie place dans l'analyse macroéconomique. L'épargne brute des ménages a deux composantes: l'investissement en logement et l'épargne financière (appelée aussi « capacité de financement »). Toute l'ambiguïté réside dans la relation qu'elle entretient avec la croissance qui tend à en faire un « acte (...) moral et utile à la société » (Villieu) et les déséquilibres qu'elle peut, à l'inverse, provoquer. La consommation est « la dépense totale effectuée par les individus ou une nation en bien de consommation pendant une période donnée. A strictement parler, la consommation ne devrait concerner que des biens dont la durée de vie n'excède pas la période considérée. En pratique, « les dépenses de consommation englobent tous les biens de consommation achetés même si leur durée de vie est supérieure. » (Samuelson). Le raisonnement porte par ailleurs sur la consommation finale, et pas sur la consommation intermédiaire. La consommation est « la source d'accumulation du capital, améliorant la productivité du travail et déterminant la croissance à court et moyen terme » selon Villieu.

[...] Il est contre la conception que les produits s’échangeraient contre les produits, sans problèmes de débouchés. Comme le résume Villieu, il y a par là une confusion entre une identité comptable (offre revenu demande) avec une relation causale (offre revenu demande) Keynes place son raisonnement dans une économie monétaire puisque les ménages ont le choix de répartir leur revenu entre consommation et épargne, et de répartir cette dernière entre détention de monnaie et obtention de titres. C’est ici la variable taux d’intérêts qui commande cette dernière relation mais en aucun cas la première (consommation/épargne) qui résultera de la propension à consommer (cf. [...]


[...] Pourquoi lui conférer une place dans notre raisonnement ? Si elle n’est pas propre à l’économie néoclassique, elle prend cependant place dans son ensemble théorique. Selon l’économiste français classique connu pour son Traité d’économie politique (1803), toute offre crée sa propre demande selon la formulation de Keynes ! Ainsi, il est impossible qu’il y ait une crise de surproduction puisque la production crée les moyens de son propre écoulement. Sur le marché des biens et des services, la loi des débouchés s’applique et rend donc impossible une crise relative à un excès d’offre. [...]


[...] Ainsi, cet élément est mis au service des grandes hypothèses néoclassiques. L’arbitrage entre consommation et revenu sera un choix intertemporel résultant d’un arbitrage rationnel car l’agent cherche à répartir le mieux possible les ressources dont il dispose sur les différentes périodes de temps ce qui lisse sa consommation (Abraham Frois, p.47). L’épargne globale pour les néoclassiques est la somme d’épargnes individuelles déterminées par des comportements et des choix rationnels, d’après un individualisme méthodologique et une maximisation sous contrainte classiquement néoclassiques. [...]


[...] En conséquence, les revenus distribués aux agents lors de la production seront intégralement réinjectés dans le circuit économique sous forme de demande de produits. L’hypothèse de neutralité de la monnaie a donc pour conséquence que la demande globale de produits est toujours égale à l’offre globale. On peut donc dire, en reprenant l’expression de Say, que les produits s’échangent contre des produits On peut aussi résumer cette loi par le principe d’autorégulation du marché cher aux néoclassiques. Les conclusions sont claires : l’épargne trouve toujours l’investissement correspondant (P.Villieu, p.11) puisqu’une simple thésaurisation n’est pas envisagée (cf. la suite et l’explication par la rationalité). [...]


[...] En renonçant de consommer un bien aujourd’hui, on en obtient plus demain. Lorsque le taux d’intérêt est de ne pas consommer un litre de lait aujourd’hui permet d’en consommer 1,1 demain litre de lait présent vaut donc 1,1 litre de lait futur Si le taux est de litre de lait présent vaut 1,2 litre de lait futur. On peut dire que le prix du litre de lait actuel exprimé en litre de lait futur a augmenté. Ce type de raisonnement permet de dire que la hausse du taux d’intérêt élève d’une façon générale le prix des biens présents par rapport aux bien futurs. [...]

...

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