Seems, madam. Nay, it is. I know not seems: quel jeu la dramaturgie shakespearienne organise-t-elle entre apparence et réalité?
Date de publication :
07/04/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Un monde hanté par le paraître
- Un univers de signes
- Un espace de dissimulation
- Une nécessaire herméneutique
- L'art du faux
- Pièges, embuscades et simulacres
- L'arme de la folie
- L'arme du théâtre
- Le faux est le vrai
- Apparence et transparence
- Hamlet l'homme-théâtre
- Du jeu à la vérité
Résumé :
Platon pour la critiquer comme illusion, Aristote pour en faire l'éloge comme d'une philosophie, ont su voir dans l'art dramatique une mimèsis : le théâtre n'est pas la réalité du monde, il la représente. Il se fonde par là sur une dialectique de l'être et du paraître. Mais le théâtre élisabéthain, comme tout l'âge baroque renverse la proposition : totus mundus agit histrionem, inscrit Shakespeare au fronton du Globe, reprenant après Montaigne le mundus universus exercet histrioniam de Pétrone. Dans l'illusion dont elle joue, la réalité théâtrale aurait ainsi vocation particulière à mimer les illusions du réel.
Le sommet de l'oeuvre shakespearienne, Hamlet, développe tout particulièrement ce jeu des apparences et de la réalité. Hamlet assure d'emblée ne connaître que l'être, non le paraître : seems, madam. nay, it is. I know not seems, répond-il à sa mère pour revendiquer le deuil qu'il arbore. Pourtant dans la folie feinte, dans le recours à la comédie, il développera après la rencontre d'une apparition, une stratégie de l'apparence, où la vérité se cherche et se perd. Etre ou paraître ? La question n'est pas si simple que l'annonçait sa profession de foi.
elle invite à observer la société que peint le dramaturge, un monde hanté par le paraître. Mais aussi la dynamique de l'action, où l'art du faux semble le maître-mot de toutes les stratégies. L'omniprésence du jeu dialectique entre être et paraître convie dès lors à chercher quel sens lui trouver, qu'il s'agisse de la folie, du théâtre ou de la vie.
Le sommet de l'oeuvre shakespearienne, Hamlet, développe tout particulièrement ce jeu des apparences et de la réalité. Hamlet assure d'emblée ne connaître que l'être, non le paraître : seems, madam. nay, it is. I know not seems, répond-il à sa mère pour revendiquer le deuil qu'il arbore. Pourtant dans la folie feinte, dans le recours à la comédie, il développera après la rencontre d'une apparition, une stratégie de l'apparence, où la vérité se cherche et se perd. Etre ou paraître ? La question n'est pas si simple que l'annonçait sa profession de foi.
elle invite à observer la société que peint le dramaturge, un monde hanté par le paraître. Mais aussi la dynamique de l'action, où l'art du faux semble le maître-mot de toutes les stratégies. L'omniprésence du jeu dialectique entre être et paraître convie dès lors à chercher quel sens lui trouver, qu'il s'agisse de la folie, du théâtre ou de la vie.
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