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Informations sur l'auteur

Etudiante
Niveau
Avancé
Etude suivie
sciences...
Ecole, université
Sciences-Po...

Informations sur le doc

Date de publication
20/06/2007
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
9 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
7 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Qu'est-ce qu'une bonne question d'opinion?

  1. Une bonne question d'opinion est formulée en fonction d'une finalité bien définie
    1. Le choix entre la question ouverte et la question fermée
    2. La séparation entre les questions qui enregistrent l'état de l'opinion et celles qui visent à expliquer le pourquoi des préférences du public
  2. Une bonne question d'opinion veille à ne pas imposer une problématique et doit favoriser l'expression personnelle
    1. Règles pour ne pas imposer une problématique
    2. Règles pour favoriser l'expression personnelle
  3. Une bonne question d'opinion ne doit pas contenir d'erreurs techniques
    1. Ne mettre qu'une seule question par question
    2. Ménager la mémoire des individus interrogés
    3. Proposer un continuum incluant des réponses extrêmes et des réponses centristes
    4. Eviter les négations et les doubles négations
    5. Maîtriser l'ordre des questions

Les sondages d’opinion ont fait et font l’objet d’une critique dont la plus célèbre fut celle de Pierre Bourdieu, qui en contestait la validité scientifique. Cela a conduit à une étude importée des Etats- Unis sur les méthodes de recherche, dont les résultats ont permis de cesser de se heurter aux critiques bourdieusiennes, et d’intégrer dans la pratique même des sondages ce que ces dernières ont de fondé. L’une des techniques utilisées ici consiste à observer dans quelle proportion les réponses varient lorsque, d’un groupe à l’autre au sein de l’échantillon, on modifie l’intitulé de la question. Plus quotidiennement, l’exercice des chargés d’études et directeurs d’études consiste à chercher la formulation, optimale et unique, qui sera finalement adoptée pour la question d’opinion. Il est incontestablement souhaitable que les formulations de question répondent à un certain nombre de critères : une interrogation claire, équilibrée et univoque, un éventail de réponses qui permette à tous les interviewés de faire des choix qui leur correspondent, sans leur donner le sentiment qu’il y a de bonnes et de mauvaises réponses. Une bonne question d’opinion doit être neutre, exhaustive et compréhensive. Mais ces qualités réunies permettent-elles de considérer que l’on a trouvé la bonne question ? Les efforts des sondeurs aboutissent le plus souvent à proposer une rédaction considérée comme optimale, mais elle est souvent faite de compromis et de renoncements.
Qu’est-ce qu’une bonne question d’opinion ? Tout d’abord, une bonne question d’opinion est formulée en fonction d’une finalité bien définie. Ensuite, une bonne question d’opinion veille à ne pas imposer une problématique et doit favoriser l’expression personnelle. Enfin, une bonne question d’opinion ne doit pas contenir d’erreurs techniques.

[...] Deux grands modes de scrutin sont en présence : le scrutin majoritaire et le scrutin proportionnel. On sait que les préférences du public pour l’un ou l’autre enregistrent des variations en fonction du mode de scrutin en vigueur et des résultats que son utilisation produit dans le fonctionnement des institutions. On peut mettre en parallèle ces variations avec les arguments employés par les variations politiques pour recommander l’un ou l’autre de ces modes de scrutin. L’enquête d’opinion peut se donner deux objectifs : ou bien elle s’efforce de mesurer périodiquement si la majorité des Français penche pour le scrutin majoritaire et quelle est la proportion d’entre eux qui n’ont pas d’avis sur la question ; ou bien elle s’efforce de mesurer l’impact des différents arguments que l’on peut utiliser pour défendre chaque mode de scrutin. [...]


[...] Avec cette ouverture, les personnes sentent moins la pression de chercher la bonne solution. Cette possibilité accroît la probabilité de voir apparaître des réponses moins conformistes. Au même titre que la non-réponse, la technique de la double ou triple réponse devient un moyen, si elle est contrôlée, d’élargir le répertoire figuratif des personnes interrogées. Comme dans toute relation, dans la situation de passation du questionnaire, l’individu essaie de sauver la face, c’est-à- dire de revendiquer une valeur sociale positive à travers une ligne de conduite, souvent implicite, qu’il s’est fixé pour la durée du contact avec l’enquêteur. [...]


[...] Les difficultés et les risques de biaiser les opinions ne manquent pas dans les questions d’opinion. Toutefois, les remèdes relèvent souvent du bon sens et de l’expérience. Ils requièrent d’abord de l’observateur un examen attentif des conditions dans lesquelles l’enquête a été réalisée et une certaine réflexion sur la portée exacte des termes employés pour questionner le public. Les sondeurs ne doivent pas surestimer eux-mêmes la précision de leurs instruments : il faut rappeler que l’enquête par sondage n’est qu’une approximation de la réalité. [...]


[...] L’injonction à répondre oui est moindre. Pour connaître ce que pensent les personnes interrogées, on a donc intérêt à ébranler les pressions normatives contenues implicitement dans les questions d’opinion, grâce à une introduction du type Pensez-vous que et en montrant qu’il est ainsi possible de penser par soi-même. Garantir la protection des personnes Pour les personnes les moins diplômées et pour les individus les plus réfractaires à l’intervention de l’Etat, la situation d’enquête est vécue comme une situation officielle de perquisition. [...]


[...] A priori, les questions ouvertes semblent meilleures parce qu’elles donnent plus d’information sur les opinions. En réalité, les personnes interrogées peuvent fournir des indications peu utiles. En effet, l’usage des questions ouvertes enseigne que nombre de réponses peuvent être floues, incodables. Lors de la rédaction d’une question d’opinion, le mieux est de réfléchir à la finalité de cette question. Les questions ouvertes sont autorisées sur le thème central de l’enquête ou lorsque ce sont les catégories (les mots) des personnes interrogées qui intéressent le chercheur plus que les informations proprement dites. [...]

...

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