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Niveau
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Informations sur le doc

Date de publication
16/05/2010
Langue
français
Format
Word
Type
fiche de lecture
Nombre de pages
11 pages
Niveau
grand public
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16 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Jean-Pierre Olivier de Sardan, "Anthropologie et développement. Essai en socio-anthropologie du changement social", 1995

  1. Le bilan faire de la socio-anthropologie du développement et de ses apports potentiels
    1. Etats des lieux
    2. Perspectives de recherche
  2. Le contexte de l'essai et quelques critiques
    1. Les enseignements d'Olivier de Sardan : l'exemple du documentaire sur Nioro-du-Sahel
    2. Anthropologie, développement et débats académiques

L’ouvrage de Jean-Pierre Olivier de Sardan se place délibérément en rupture avec une certaine vision du développement, qui, selon lui, oblitère les conséquences des interactions entre « développeurs » et « développés » sur leurs stratégies, économiques, politiques, sociales et symboliques, ainsi que la part considérable du changement social dans des sociétés, qui n’ont rien de « statiques » ou d’« arriérées ».

Son livre n’est pas seulement une interrogation sur le développement en lui-même mais s’inscrit dans une perspective à la fois épistémologique et méthodologique des politiques de développement et des études sur le développement et sur les sociétés dites « en développement ». Jean-Pierre Olivier de Sardan écrit ce livre pour pallier l'oubli, fondamental à ses yeux, de recourir à la socio-anthropologie du développement et à certains de ces concepts pour compenser l’absence de réflexion sur les réactions, stratégies, intérêts et représentations, non pas gravées dans le marbre de la tradition mais elles-mêmes changeantes et fluctuantes.

Ainsi, le développement n’est pas un programme neutre venant s’appliquer à un terrain vierge, qu’il faudrait « défricher », « mettre en valeur » et dont l’essentiel de l’action serait extérieur, mais au contraire il s’inscrit dans des rapports préexistants entre les individus, mus par des stratégies indépendantes qui réagissent à ces actions de développement, rapports qui, non statiques, sont eux-mêmes soumis à des phénomènes de changement social endogènes.

Quel rôle et quelle place pour la socio-anthropologie du développement dans l’étude de l’impact du développement sur les populations des pays en développement et dans la détermination des politiques de développement ?

[...] un des techniciens : Sinon, on a qu’à faire comme eux et rester assis les bras croisés toute la journée ! et des représentants locaux, traités avec dédain, parce qu’ils se considèrent en position de force, car porteurs des connaissances techniques nécessaires pour mener à bien le projet. Les relations clientélistes bien réelles sont très mal perçues par le groupe français qui y perçoit un certain archaïsme qui se sent également dépassé par des débats qui ne le concernent plus, selon lui. [...]


[...] Les premiers sont absolument majeurs pour assurer le lien, la communication entre un projet, soit ses promoteurs, et les groupes- cibles locaux, même s’ils n’ont souvent pas conscience de ce rôle crucial de médiateur et privilégie l’affirmation de savoirs technico-scientifiques. Les seconds désignent les intermédiaires locaux, chargés de canaliser les flux de ressources extérieures vers les zones de projet ou d’opération et de servir d’intermédiaire voire de représentant des groupes-cibles. Ils s’inscrivent dans des réseaux mêlant locaux et personnels du développement et mènent des stratégies personnelles. [...]


[...] En effet, l’analyse de programmes de développement ne peut manquer de prendre en compte les représentations que les acteurs du développement et les populations locales ont les uns des autres et qui structurent de fait la politique en œuvre, ses effets et ses résultats finaux. Toute entreprise de développement est mue par deux idées-forces de légitimation: l’altruisme, on agirait pour le bien des autres, et la modernisation, on prodigue une compétence technique qui ferait défaut aux populations sur place. Or ces deux axes moraux oublie que le développement est un marché où s’échangent des idées, où se vendent des compétences, des forces de travail, des projets de développement, où se concurrencent des ONG et des potentiels groupes- cibles et c’est aussi une arène où l’on s’affronte pour des questions de pouvoir, d’influence, de prestige et de notoriété. [...]


[...] Ce décalage a été particulièrement mis en avant par Olivier de Sardan et de fait, les visions des développeurs et des développés influent sur leurs perceptions réciproques. Convaincus d’agir pour le bien des populations, de répondre à un besoin crucial, celui de l’électrification, et d’apporter une compétence technique qu’aucun autre ne pourrait fournir, l’Etat malien étant perçu, avec une part de vérité, comme délaissant ses citoyens, les agents improvisés du développement de cette compagnie se sentent, d’une certaine façon et à leur niveau, porteurs d’une mission dont l’accomplissement répond autant aux besoins supposés des populations locales qu’à leur propre stratégie personnelle, qui sans négliger des valeurs morales, comporte aussi une dimension de prestige personnel, dans la réalisation du projet, d’où leur fierté dans l’accomplissement, comme l’illustre la prise de photos après avoir posé le premier compteur électrique, pour signifier au sens que lui donnait Bourdieu, l’importance de l’événement. [...]


[...] L’innovation technique n’est pas l’expression d’un savoir- faire technique, elle est affirmée comme un symbole d’une culture occidentale spécifique. Cette innovation a par ailleurs résulté en des confrontations et débats locaux, liant des dimensions économiques, avec la transformation de l’économie offerte par la capacité à stocker, à consommer de nouveaux produits nécessitant de l’électricité ; sociales, avec le bouleversement des rapports entre les détenteurs, commerçants aisés de l’électricité, qui en faisaient profité certains individus, par le biais de la télévision notamment, ainsi que de l’accès à l’information mais aussi politiques, car ces rapports socio-économiques conditionnaient aussi des solidarités de cet ordre. [...]

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