"Dans quelle société vivons-nous ?", F. Dubet et D. Martucelli
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publié le 13/06/2007
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Résumé
Le constat initial sur lequel repose cet ouvrage est celui dun déclin de lidée de société. Cette formulation entend rendre compte de lessoufflement dun certain mode de représentation de la vie sociale, celui qui avait été construit entre la seconde moitié du 19ème siècle et les années cinquante. Lidée de société était une philosophie sociale, une métaphore sefforçant de décrire la société, alors que celle-ci entrait dans la révolution industrielle ; cette représentation permettait de reformuler les vieilles questions de lordre, de laction... Aujourdhui cette idée de société correspond à « un type idéal antérieur, vis à vis duquel la société contemporaine connaît une longue crise ». Les débats sociologiques ne mettent plus en avant des représentations et des théories de la totalité sociale, mais proposent des conceptions de lacteur, du sujet. Lidée de totalité a été repoussée à larrière de la scène sociologique. « La société ne peut plus être représentée comme un ensemble naturel intégré autour dune culture, dun mode de production, de fonctions ».
Sommaire
- Ce déclin consiste en un épuisement du ''mythe'' à cause du triomphe de ses conceptions les plus tragiques
- L'idée de la société comporte sa vision de l'acteur individuel
- Longtemps, la société française a pu être décrite selon la notion de classe sociale, mais aujourd'hui les stratifications et leurs critères se sont brouillés
- Les Trente Glorieuses ont mis en place en France le modèle d'une société industrielle, au sein de laquelle le travail détient une place hégémonique
- La question de l'intégration, liée à celle de l'exclusion, est aujourd'hui au cur des débats sur la société
- La décomposition de l'idée de société se manifeste également dans ce que F Dubet et D Martucelli nomment la désinstitutionalisation
- Puisque la vie sociale n'est plus fixée par les institutions l'action sociale et les identités ne peuvent pas être considérées comme l'accomplissement d'un programme fixé par la socialisation
- Plus la société se désinstitutionalise, plus l'individu doit produire à la fois son action et le sens de sa vie
- L'exclusion peut être abordée sous deux angles différents : à partir des personnes ou à partir de la question suivante : pourquoi la société n'est plus capable d'intégrer certains de ses membres ?
- Les réseaux de sociabilité locale
