Les sociétés capitalistes et la préservation de l'environnement
Date de publication :
20/05/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
20 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le marché de droits à polluer : un concept théoriquement et expérimentalement solide
- La pertinence microéconomique des marchés de droits à polluer
- La légitimation empirique de la théorie du marché de droits à polluer
- Le SCEQE ou le premier bilan d'une innovation européenne
- Une installation compliquée débouchant sur des premières réussites
- Le SCEQE, un marché ne faisant pas l'unanimité
Résumé :
Tous les économistes s'accordent pour affirmer que la protection de l'environnement reste un domaine pour lequel le marché demeure défaillant. On parle ainsi souvent d'externalités: l'activité des agents économiques détériore directement l'environnement collectif et ce malgré l'aspect rationnel de ce comportement à l'échelle individuelle. L'attitude qui prévaut est alors celle du « free rider » : les agents économiques attendent que les autres membres de la collectivité consentent à des efforts en matière environnementale tout en continuant à épuiser les ressources d'une planète caractérisées par leur caractère limité.
Le système capitaliste semble, de fait, se trouver face à une contradiction intangible: les richesses en son sein ne cessent de s'accumuler mais son avenir demeure incertain à long terme du fait d'un indéniable phénomène de réchauffement climatique. Les rapports du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) ont explicitement reconnu la responsabilité de l'homme au sein de ce phénomène ainsi que la dangerosité de ce dernier. Un certain nombre de préconisations d'ordre politique s'est alors développé face à cet aléa climatique. Les premières initiatives demeuraient surtout réglementaires : il s'agissait d'imposer un seuil maximal de pollution à certains secteurs de l'activité économique. Ces mesures se caractérisaient toutefois par leur aspect lacunaire : mal acceptées par les industriels, elles ne présentaient que de faibles objectifs.
C'est dans ce contexte d'interrogation concernant les décisions à prendre afin de lutter contre le réchauffement climatique qu'apparait, dans les Etats-Unis des années 60, la notion de « marché de droits à polluer ». Un « marché de droits à polluer » tend, comme nous le verrons, à rendre les entreprises responsables vis-à-vis de la pollution qu'elles engendrent. Un certain niveau de pollution, un « quota » leur est attribué au début d'une période donnée et celui-ci doit être respecté tout au long de la période considérée. Une entreprise ayant dépassé son « seuil de pollution » peut dès lors acheter des « droits à polluer » à une entreprise qui, plus vertueuse, n'a pas atteint son niveau maximal de pollution et ce pour se mettre en conformité avec des exigences environnementales juridiquement imposées par l'Etat.
Notre problématique consistera donc à se demander dans quelle mesure les logiques marchandes peuvent-elles apporter une solution viable au problème du changement climatique, que ce soit sur le plan environnemental ou sur les plans économiques et sociaux.
Le système capitaliste semble, de fait, se trouver face à une contradiction intangible: les richesses en son sein ne cessent de s'accumuler mais son avenir demeure incertain à long terme du fait d'un indéniable phénomène de réchauffement climatique. Les rapports du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) ont explicitement reconnu la responsabilité de l'homme au sein de ce phénomène ainsi que la dangerosité de ce dernier. Un certain nombre de préconisations d'ordre politique s'est alors développé face à cet aléa climatique. Les premières initiatives demeuraient surtout réglementaires : il s'agissait d'imposer un seuil maximal de pollution à certains secteurs de l'activité économique. Ces mesures se caractérisaient toutefois par leur aspect lacunaire : mal acceptées par les industriels, elles ne présentaient que de faibles objectifs.
C'est dans ce contexte d'interrogation concernant les décisions à prendre afin de lutter contre le réchauffement climatique qu'apparait, dans les Etats-Unis des années 60, la notion de « marché de droits à polluer ». Un « marché de droits à polluer » tend, comme nous le verrons, à rendre les entreprises responsables vis-à-vis de la pollution qu'elles engendrent. Un certain niveau de pollution, un « quota » leur est attribué au début d'une période donnée et celui-ci doit être respecté tout au long de la période considérée. Une entreprise ayant dépassé son « seuil de pollution » peut dès lors acheter des « droits à polluer » à une entreprise qui, plus vertueuse, n'a pas atteint son niveau maximal de pollution et ce pour se mettre en conformité avec des exigences environnementales juridiquement imposées par l'Etat.
Notre problématique consistera donc à se demander dans quelle mesure les logiques marchandes peuvent-elles apporter une solution viable au problème du changement climatique, que ce soit sur le plan environnemental ou sur les plans économiques et sociaux.
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