Spinoza, Traité de la réforme de lentendement, Paragraphe 39 : ne pas redouter les fictions (Ouvrage de référence: traduction dAppuhn)
Date de publication :
27/05/2008
Langue :
Français
Format :
.rtf
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le premier moment du texte (l.1-11) vise à expliquer l'origine de la fiction, c'est-à-dire la domination de la parole spontanée sur la conceptualisation que n'opère pas l'esprit passif
- Quels sont les moyens dont l'entendement peut user pour ne plus forger d'idées fictives ?
- Les apports de la méthode qui sont autant de preuves de la claire distinction de la fiction et des idées vraies
Résumé :
Au mouvement d'exaltation du savoir et à l'élan vers la connaissance que connaît le XVIe siècle et qu'ont notamment représenté Ficin ou Pic de la Mirandole et son ouvrage De toutes choses qui puissent être sues, répond, sous l'influence de Rabelais et de Montaigne, un scepticisme entre autres illustré par le Quod nihil scitur de Sanchez. C'est contre la thèse selon laquelle il est impossible de fonder un savoir véritable que Descartes affirme que «tout savoir est hypothético-déductif » et pose ainsi la possibilité de connaître. La conception de l'idée claire et distincte mise à jour par Descartes, commune à tous les cartésiens, à Malebranche et à Leibniz, devient le roc et l'argile sur lesquels repose la connaissance.
C'est précisément la thématique classique fort débattue de l'erreur et de la vérité étudiée via la méthode cartésienne que spinoza réexamine selon un « chemin » différent, celui-là même que propose son traité de la réforme de l'entendement (1657-1659) et sa réflexion sur le pouvoir de connaître et de voir avec les yeux de l'intelligence. Son programme épistémologique, orienté vers la recherche du bien suprême et passant, ainsi que l'indique le titre De intellectus emendatione, par une purge, une correction de l'entendement mal formé nous invite à repenser le pouvoir de l'entendement, cette faculté à l'origine même de la première certitude (« Je suis, j'existe est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit. », explique Descartes dans la Méditation métaphysique seconde). C'est précisément l'objectif que poursuit notre extrait (l.1-43&39) qui récuse la position philosophique traditionnelle méfiante à l'égard de l'imagination, « cette puissance trompeuse » condamnée par Pascal à travers l'affirmation audacieuse, quelques années après la révolution cartésienne, que redouter les fictions est infondé et inutile. Telle est en effet la thèse développée dans de passage extrait de la première partie de «la méthode » opérant la distinction entre l'idée vraie et les trois types d'idée que sont les idées fictives (&33-39), les idées fausses (&40-42) et les idées douteuse(&43).
C'est précisément la thématique classique fort débattue de l'erreur et de la vérité étudiée via la méthode cartésienne que spinoza réexamine selon un « chemin » différent, celui-là même que propose son traité de la réforme de l'entendement (1657-1659) et sa réflexion sur le pouvoir de connaître et de voir avec les yeux de l'intelligence. Son programme épistémologique, orienté vers la recherche du bien suprême et passant, ainsi que l'indique le titre De intellectus emendatione, par une purge, une correction de l'entendement mal formé nous invite à repenser le pouvoir de l'entendement, cette faculté à l'origine même de la première certitude (« Je suis, j'existe est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit. », explique Descartes dans la Méditation métaphysique seconde). C'est précisément l'objectif que poursuit notre extrait (l.1-43&39) qui récuse la position philosophique traditionnelle méfiante à l'égard de l'imagination, « cette puissance trompeuse » condamnée par Pascal à travers l'affirmation audacieuse, quelques années après la révolution cartésienne, que redouter les fictions est infondé et inutile. Telle est en effet la thèse développée dans de passage extrait de la première partie de «la méthode » opérant la distinction entre l'idée vraie et les trois types d'idée que sont les idées fictives (&33-39), les idées fausses (&40-42) et les idées douteuse(&43).
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