Sport, politique et société dans le monde au XXe siècle
Date de publication :
11/02/2009
Langue :
Français
Format :
.rtf
Nombre de pages :
10 pages
Sommaire :
Sommaire
- Quels rapports unissent sport, politique et société, en quoi le sport est-il un phénomène total ?
- Quelle évolution le sport subit-il entre 1896 et 2004 ?
- Ces transformations ne sont-elles que le résultat d'une crise d'identité que traverserait le sport, ou seulement l'accomplissement d'une logique perverse ?
Résumé :
Terme polysémique, le sport est une activité physique au sens de jeu, de lutte, d'effort, qui suppose un entraînement méthodique, le respect de certaines règles et disciplines. Il concentre les qualités de libre expression du corps, recherche de la performance et des records, loisir épanouissant, activité lucrative, instrument de combat, marqueur social... Le sport dit moderne émerge au XIXe en Angleterre, premier pays à connaître le phénomène de l'industrialisation, puis s'étend au monde par l'intermédiaire des capitales et des grandes villes commerciales et industrielles. La percée du sport moderne est donc liée à la modernité, l'industrialisation, l'urbanisation : il apparaît dans des sociétés en voie d'industrialisation, où le temps de loisir mesuré sur le temps de travail se construit et possibilité lui est donnée de se développer, des sociétés qui incitent à la diversification et multiplication des rencontres. L'État et la politique qui lui est relative, ont un rôle à jouer dans l'appréhension, la mise en valeur du sport : Etat démocratique et Etat totalitaire ont partie liée avec le sport, les deux y ont vu par exemple un moyen de lutter contre la perte du lien social qui condamnait ces sociétés devenues areligieuses et individualistes et un moyen de redonner ainsi de la cohésion sociale, du ciment collectif.
Mobilisant des références culturelles communes, le sport fait partie de ces langages universels perçus par l'humanité tout entière, de ces activités humaines qui ignorent apparemment les frontières et débordent les idéologies. C'est le but en tout cas que se fixe le Baron Pierre de Coubertin, admiratif de l'oeuvre de Thomas Arnold (modéliste de l'esprit sportif anglais) et désireux de populariser le sport en l'internationalisant. Ceci le conduit à vouloir restaurer l'Olympisme antique. L'année 1896 voit la célébration de la première Olympiade à Athènes, les premiers Jeux olympiques de l'ère moderne. Le choix d'Athènes n'est pas anodin, c'est la capitale du pays qui a vu naître les Premiers Jeux ; il souligne bien la volonté d'imprégner ces jeux de la culture hellénique les animant. Ces jeux qui excluaient les professionnels et les femmes au profit de l'amateurisme et du genre masculin ont réuni 13 pays, 295 athlètes concourant dans 43 épreuves réparties entre 9 disciplines, ils furent suivis par 100 000 spectateurs. En 2004, Athènes accueille de nouveau les Jeux mais les données ne sont plus les mêmes : 201 délégations, 10 625 athlètes, professionnels parmi lesquels 4 329 femmes, concourant dans 301 épreuves répertoriées dans 32 disciplines, mais surtout, ce sont 1,5 million de spectateurs auxquels se rajoutent 4 milliards de téléspectateurs qui ont suivi ces Jeux. En 1896, certes, un rituel a été institué pour faire le lien entre Jeux antiques et Jeux modernes, mais c'est le spectacle, non le symbole, qui en marque l'ouverture, ou plutôt le sport est exploité comme un symbole, une démonstration sociale et économique, ces Jeux sont une de ces premières manifestations universelles (si ce n'est la première) qui donnent un sens quasi politique à la mise en scène sportive.
Mobilisant des références culturelles communes, le sport fait partie de ces langages universels perçus par l'humanité tout entière, de ces activités humaines qui ignorent apparemment les frontières et débordent les idéologies. C'est le but en tout cas que se fixe le Baron Pierre de Coubertin, admiratif de l'oeuvre de Thomas Arnold (modéliste de l'esprit sportif anglais) et désireux de populariser le sport en l'internationalisant. Ceci le conduit à vouloir restaurer l'Olympisme antique. L'année 1896 voit la célébration de la première Olympiade à Athènes, les premiers Jeux olympiques de l'ère moderne. Le choix d'Athènes n'est pas anodin, c'est la capitale du pays qui a vu naître les Premiers Jeux ; il souligne bien la volonté d'imprégner ces jeux de la culture hellénique les animant. Ces jeux qui excluaient les professionnels et les femmes au profit de l'amateurisme et du genre masculin ont réuni 13 pays, 295 athlètes concourant dans 43 épreuves réparties entre 9 disciplines, ils furent suivis par 100 000 spectateurs. En 2004, Athènes accueille de nouveau les Jeux mais les données ne sont plus les mêmes : 201 délégations, 10 625 athlètes, professionnels parmi lesquels 4 329 femmes, concourant dans 301 épreuves répertoriées dans 32 disciplines, mais surtout, ce sont 1,5 million de spectateurs auxquels se rajoutent 4 milliards de téléspectateurs qui ont suivi ces Jeux. En 1896, certes, un rituel a été institué pour faire le lien entre Jeux antiques et Jeux modernes, mais c'est le spectacle, non le symbole, qui en marque l'ouverture, ou plutôt le sport est exploité comme un symbole, une démonstration sociale et économique, ces Jeux sont une de ces premières manifestations universelles (si ce n'est la première) qui donnent un sens quasi politique à la mise en scène sportive.
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