Les subprimes : crise financière ou crise globale ?
Date de publication :
07/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
25 pages
Sommaire :
Sommaire
- De janvier 2001 à septembre 2007, l'éclatement de la crise
- Le marché immobilier américain : excès d'offre et crédits à risque
- La titrisation des créances transfère le risque aux marchés
- Historique de l'éclatement de la crise, et sa propagation au système financier mondial
- La crise du subprime est-elle seulement une crise financière ?
- Crise de confiance entre les banques : absence de visibilité des banques concernant l'étendue des pertes potentielles
- La crise du subprime marque-t-elle la fin d'un cycle ?
- La crise s'étend au marché réel américain et provoque un ralentissement mondial en 2008
- La crise provoque un choc de croissance en 2008
- Un dollar historiquement bas : jusqu'où peut-il chuter ?
- Quelles solutions à la crise ?
Résumé :
Or la Réserve Fédérale américaine (FED), dirigée depuis plus de 20 ans par Alan Greenspan, prend systématiquement le parti de soutenir le secteur bancaire en cas de crise boursière (en 1987, 1998 et 2001) par des politiques de taux accommodantes.
Ces politiques se sont traduites par un gonflement de la masse monétaire américaine, et par conséquent l'abondance de liquidités mondiales : d'où une augmentation de la concurrence entre les banques, qui ont proposé des prêts à des taux d'intérêts de plus en plus avantageux, ce qui, nous le verrons, fut un des facteurs à l'origine de la crise du subprime.
Ainsi, entre 1997 et 2006, le flux d'endettement (soit le montant total des prêts consentis) des ménages américains a augmenté de 14% ; dans le stock d'endettement, les prêts de médiocre qualité (« subprime », à une clientèle peu aisée, à des taux élevés) ont augmenté, et les prêts accordés sans vérification de revenu ont quasiment doublé sur la même période, pour atteindre 46% du montant total des prêts en 2006.
Dans ces conditions, un réajustement semblait inévitable. Les premiers signes apparaissent dès fin 2006, auxquels s'ajoutent la baisse de la croissance américaine et les premiers incidents de paiement sur les prêts à haut risque, provoquant une chute du prix de l'immobilier américain, annonciatrice de la crise.
La FED ne relève pas ses taux pour trois raisons principales :
- l'expansion de l'immobilier était un des moteurs de la croissance américaine, qu'il ne fallait pas briser ;
- les ménages emprunteurs devaient conserver leur emploi, afin de pouvoir continuer à rembourser leur emprunt ;
- le niveau d'inflation, mesuré par le taux de croissance du niveau général des prix (il était alors de 2,5%-3%, ce qui est tolérable) ; mais la FED ne tient pas compte des hausses immobilières et boursières.
La FED dut donc résoudre ce dilemme : soit injecter des liquidités et baisser le taux d'intervention, afin de limiter les conséquences de la baisse immobilière et des cours boursiers, mais avec comme principal inconvénient de poursuivre la politique de Mr Greenspan (qui encourageait les spéculateurs, avec son risque de bulles) ; soit être ferme sur le risque inflationniste, mais provoquer alors un « credit crush ».
La Réserve Fédérale décidera, nous le verrons, de plusieurs baisses consécutives spectaculaires d'un total de 1,25 point de base (de 5,25% à 4%).
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