Suis-je le mieux placé pour savoir qui je suis ?
Date de publication :
18/06/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- La question du ''moi'' et les difficultés liées à une connaissance absolue de l'individu humain
- L'impossibilité pour l'homme de se connaître lui-même et la nécessité d'autrui dans la connaissance de soi
- La recherche de soi comme fondement de l'existence : si je ne suis pas le mieux placé pour savoir qui je suis, je suis peut-être, en revanche, le seul à désirer de me connaître...
Résumé :
« Je suis » est un être humain. Pour autant, cette définition suffit-elle à une bonne connaissance de soi ? Des années de recherche en génétique ont apporté la preuve que non : chaque individu est unique et possède une combinaison allélique qui lui assure une spécificité en tout lieu et quelle que soit l'époque. Par ailleurs, « je suis » est un être conscient de lui-même et des autres, conscient d'exister. Or cette conscience implique une connaissance et un travail de réflexion : je suis ainsi en mesure de prendre conscience de mes préjugés, ou des limites de mon caractère ou des a priori de mon milieu social et de la société en général.
Il peut alors sembler que cette conscience de moi-même m'octroie d'emblée un privilège : celui de me connaître mieux que personne, et ce, quel que soit mon degré de connaissance du monde dans lequel j'évolue. L'introspection suffit et notre problème serait bien vite résolu.
Cependant, des siècles de philosophie et de sciences humaines semblent indiquer le contraire : se connaître soi-même est loin d'être une évidence, n'en déplaise aux défenseurs de l'individualisme et à l'humanité toute entière. Ainsi l'existence d'autrui apparaît être une condition de possibilité à la connaissance de soi.
Dans un tel contexte, est-il légitime de prétendre me connaître, ou bien, par quels mécanismes, au contraire, puis-je être étranger à moi-même ?
Il est en effet pertinent de suggérer, voire d'affirmer, que nous nous connaissons mal. D'une part, l'Homme continue d'être un mystère à sa société, en témoigne l'importance des sciences de l'individu (biologie, génétique, philosophie...), d'autre part, une connaissance parfaite et complète de soi impliquerait la remise en cause de disciplines comme la psychologie ou la psychanalyse qui reposent justement sur « cet inconnu » que nous sommes à nous-mêmes.
Mais alors, pourquoi tant d'interrogations autour du « moi » et, plus généralement, autour de l'être humain ? Et que signifie « être mieux placé » pour savoir qui l'on est ? Nous considérerons ici qu'il s'agit du degré de capacité à se connaître soi-même.
Il peut alors sembler que cette conscience de moi-même m'octroie d'emblée un privilège : celui de me connaître mieux que personne, et ce, quel que soit mon degré de connaissance du monde dans lequel j'évolue. L'introspection suffit et notre problème serait bien vite résolu.
Cependant, des siècles de philosophie et de sciences humaines semblent indiquer le contraire : se connaître soi-même est loin d'être une évidence, n'en déplaise aux défenseurs de l'individualisme et à l'humanité toute entière. Ainsi l'existence d'autrui apparaît être une condition de possibilité à la connaissance de soi.
Dans un tel contexte, est-il légitime de prétendre me connaître, ou bien, par quels mécanismes, au contraire, puis-je être étranger à moi-même ?
Il est en effet pertinent de suggérer, voire d'affirmer, que nous nous connaissons mal. D'une part, l'Homme continue d'être un mystère à sa société, en témoigne l'importance des sciences de l'individu (biologie, génétique, philosophie...), d'autre part, une connaissance parfaite et complète de soi impliquerait la remise en cause de disciplines comme la psychologie ou la psychanalyse qui reposent justement sur « cet inconnu » que nous sommes à nous-mêmes.
Mais alors, pourquoi tant d'interrogations autour du « moi » et, plus généralement, autour de l'être humain ? Et que signifie « être mieux placé » pour savoir qui l'on est ? Nous considérerons ici qu'il s'agit du degré de capacité à se connaître soi-même.
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