Le syndrôme de Frankenstein et le mythe des savants fous
Date de publication :
22/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
3 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le roman de Mary Shelley
- La morbidité du Dr. Frankenstein
- Le secret de la vie
- Création du monstre
- La création échappe à son créateur
- Le Dr. Frankenstein abandonne sa créature
- La créature tue son créateur
- Des questions angoissantes
- Des questions éthiques toujours d'actualité
- Le problème de la transgression des interdits
- Les savants fous
- Une éthique fondée sur la peur
Résumé :
Le docteur frankenstein déclare de prime abord son penchant pour les charniers et les caveaux recelant les cadavres. «Je voyais la corruption de la mort succéder à la fraîcheur de la vie; j'observais les vers s'insinuer jusque dans les merveilles de l'oeil et du cerveau. Je m'interrompais, examinant et analysant les moindres détails de la relation entre la cause et l'effet, tels qu'illustrés par le passage de la vie à la mort; et de la mort à la vie. Puis, soudain, au milieu de ces ténèbres surgit une lumière si brillante, si merveilleuse et pourtant si simple, que bien que pris de vertige face à l'immensité de la perspective qu'elle offrait, je m'étonnai d'être le seul, parmi tant d'hommes de génie qui avaient consacré leurs efforts à la même science, à découvrir un secret aussi sidérant. » (Mary Shelley, frankenstein ou le Prométhée moderne). Tel un anatomiste, frankenstein est fasciné par les cadavres et l'assemblage complexe de la chair; les incidences de la mort sur le vivant suscitent en lui une exquise curiosité dont il ne se lasse pas. Après avoir hanté les charniers avec une délectation morbide, il découvre "le secret de la vie" et commence dès lors à assembler sa créature en la constituant comme un assemblage biologique de membres et d'organes qu'il trouve en fouillant les tombes récentes des cimetières. Et il fuit comme un voleur dans le laboratoire attenant à sa maison, où il travaille reclus. « Une fièvre insidieuse venait m'oppresser toutes les nuits et ma nervosité me fut douloureuse. Je sursautais à la chute d'une feuille et fuyais mes semblables comme si je m'étais rendu coupable d'un crime odieux. »
Le lien social est rompu. Il néglige sa famille et cesse d'écrire à la femme qu'il aime. La fréquentation quotidienne des charniers et l'oeuvre singulière qu'il poursuit l'imprègnent d'un sentiment constant d'horreur envers lui-même.
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