La technique du Koan dans la pratique Zen
Date de publication :
10/01/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
13 pages
Sommaire :
Sommaire
- Historique du koan
- Pratique du koan
- Pragmatique du koan
Résumé :
On situe généralement au XIe siècle l'apparition de la technique du koan dans la pratique zen. Cette adjonction qui comme nous le verrons plus loin est, pour certains, artificielle, répond à un certain nombre de nécessités historiques. Quelle était donc la situation du zen à cette époque pour qu'une telle systématisation soit rendue inéluctable ?
Il nous faut tout d'abord préciser que le zen était une forme "aristocratique" du Bouddhisme. Non pas socialement, mais bien plutôt fonctionnellement. En effet, cette école "produisait" très peu d'illuminés. Les maîtres se refusant à théoriser leur enseignement de manière philosophiquement cohérente, la transmission de la vérité de leur expérience à leurs disciples se révélait le plus souvent déroutante. L'illumination des maîtres était ineffable et incommunicable. Elle ne résultait pas de la pensée ou du raisonnement, mais était une expérience dépassant et surpassant l'intellect. Ne le comprenant que trop bien, les maîtres ne tentèrent pas, dans l'ensemble, de décrire leurs expériences en mots. Ils savaient que des explications verbales étaient vaines pour conduire leurs disciples à la réalisation. Il leur fallut donc trouver d'autres moyens.
Les premiers maîtres du zen chinois étaient en contact intime avec leurs disciples, partageant toutes les phases de leur vie et de leur travail quotidien. Les maîtres profitaient de toutes les occasions pour démontrer le Principe, pour éveiller le questionneur à un entendement plus profond ou pour détruire ses prétentions.
Il nous faut tout d'abord préciser que le zen était une forme "aristocratique" du Bouddhisme. Non pas socialement, mais bien plutôt fonctionnellement. En effet, cette école "produisait" très peu d'illuminés. Les maîtres se refusant à théoriser leur enseignement de manière philosophiquement cohérente, la transmission de la vérité de leur expérience à leurs disciples se révélait le plus souvent déroutante. L'illumination des maîtres était ineffable et incommunicable. Elle ne résultait pas de la pensée ou du raisonnement, mais était une expérience dépassant et surpassant l'intellect. Ne le comprenant que trop bien, les maîtres ne tentèrent pas, dans l'ensemble, de décrire leurs expériences en mots. Ils savaient que des explications verbales étaient vaines pour conduire leurs disciples à la réalisation. Il leur fallut donc trouver d'autres moyens.
Les premiers maîtres du zen chinois étaient en contact intime avec leurs disciples, partageant toutes les phases de leur vie et de leur travail quotidien. Les maîtres profitaient de toutes les occasions pour démontrer le Principe, pour éveiller le questionneur à un entendement plus profond ou pour détruire ses prétentions.
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