Le temps nous appartient-il?
Date de publication :
11/03/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- D'où vient ce désir de posséder le temps...
- ...afin de comprendre ce que signifie cette volonté et de statuer sur la possibilité et les limites de sa satisfaction
- Recensant d'abord trois tentatives pour se libérer du joug du temps et le maîtriser, tentatives articulées autour des trois caractéristiques temporelles que nous avons dégagées, nous établirons leur caractère paradoxal avant de proposer une solution nouvelle au problème, et de l'éprouver jusqu'au bout
Résumé :
Car, à l'évidence, le temps, dans sa dimension purement physique, est une donnée à laquelle nous ne pouvons rien. Qu'il ait un sens, et que la pointe de sa flèche aille dans la direction de la destruction, si on en croit la théorie du big bang, est une donnée nécessaire : nous venons du passé et allons vers l'avenir. Que le temps soit et introduise la possibilité du mouvement et la nécessité du changement dans notre monde est un fait : irréversible, nous ne pouvons l'arrêter. Et s'il est concevable d'en ralentir le cours, ainsi que nous l'enseigne la théorie de la relativité, un tel procédé reste irréalisable au quotidien, et donc inutile. Le temps s'écoule selon un certain flux qu'il n'est pas en notre pouvoir de faire varier. Enfin, que notre corps porte en lui une sorte de temps biologique, fixant à l'avance le déroulement du processus conduisant à son dépérissement et à sa mort, est tout aussi inévitable. Le temps nous est compté, et là encore nous sommes et restons impuissants - ne pouvant, au mieux, que prolonger de quelques années le sursis qui nous est imposé. Dans ces conditions, et s'il semble aller de soi que le temps physique et « biologique » est notre maître, comment prétendre posséder le temps ? Quel sens peut-il y avoir (s'il y en a un) à dire que « le temps nous appartient » ?
Se donner les moyens d'examiner une telle question c'est, dès le début de notre enquête, ne pas nous arrêter à une définition du temps comme donnée objective et invariable. Nous garderons de sa définition physique les trois caractéristiques qui font obstacle à notre prise et à notre domination : la flèche du temps, son écoulement, son terme nécessaire (en ce qui concerne le maintien en vie de nos corps). Mais que le temps nous appartienne, cela implique que nous entrions en contact avec lui, et que nous parlions dès lors de notre temps, du temps qui est le nôtre, et non du temps tel qu'il se donne « objectivement » à nous.
La question que nous nous poserons sera d'abord savoir d'où vient ce désir de posséder le temps, ceci afin de comprendre ce que signifie cette volonté et de statuer sur la possibilité et les limites de sa satisfaction. Recensant d'abord trois tentatives pour se libérer du joug du temps et le maîtriser, tentatives articulées autour des trois caractéristiques temporelles que nous avons dégagées, nous établirons leur caractère paradoxal avant de proposer une solution nouvelle au problème, et de l'éprouver jusqu'au bout.
Se donner les moyens d'examiner une telle question c'est, dès le début de notre enquête, ne pas nous arrêter à une définition du temps comme donnée objective et invariable. Nous garderons de sa définition physique les trois caractéristiques qui font obstacle à notre prise et à notre domination : la flèche du temps, son écoulement, son terme nécessaire (en ce qui concerne le maintien en vie de nos corps). Mais que le temps nous appartienne, cela implique que nous entrions en contact avec lui, et que nous parlions dès lors de notre temps, du temps qui est le nôtre, et non du temps tel qu'il se donne « objectivement » à nous.
La question que nous nous poserons sera d'abord savoir d'où vient ce désir de posséder le temps, ceci afin de comprendre ce que signifie cette volonté et de statuer sur la possibilité et les limites de sa satisfaction. Recensant d'abord trois tentatives pour se libérer du joug du temps et le maîtriser, tentatives articulées autour des trois caractéristiques temporelles que nous avons dégagées, nous établirons leur caractère paradoxal avant de proposer une solution nouvelle au problème, et de l'éprouver jusqu'au bout.
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