Terres cuites, renouvellement et diffusion des types iconographiques: La grande et la petite déesse d’Herculanum (musée de Dresde), la "Petite Herculanaise" (musée du Louvre) et les Dames en bleu

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publié le 18/08/2006
 
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niveau : grand public
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Résumé Terres cuites, renouvellement et diffusion des types iconographiques: La grande et la petite déesse d’Herculanum (musée de Dresde), la "Petite Herculanaise" (musée du Louvre) et les Dames en bleu Résumé

 
 
A l’époque hellénistique, le monde grec connaît de nombreux bouleversements entraînant des conséquences sur la production artistique, notamment dans les domaines architectural et de la sculpture monumentale.
Cette évolution touche également le milieu de la coroplathie, notamment avec le renouvellement et la diffusion des types appelés « Tanagréennes ». Ce qui est désigné sous ce terme est la production de figurines en terre cuite à Athènes au IVème siècle avant J.-C. et qui, grâce à leur technique, sont diffusées rapidement et imitées en grand nombre à Tanagra pendant tout le IIIème siècle avant notre ère. L’innovation apportée par ces terres cuites se fait sur plusieurs plans, à la fois dans leur iconographie, leur style ainsi que leur technique. Néanmoins il faut noter la continuité avec l’époque classique et particulièrement à travers l’influence de la grande statuaire. Ce phénomène débute à Athènes qui, malgré la guerre du Péloponnèse de 431 à 404 avant J.-C., reste le principal foyer artistique d’où émergent les figurines de terres cuites qui sont diffusées par la suite vers Tanagra où elles connaissent leur apogée, puis dans tout le monde grec.
Cette évolution se fait grâce à plusieurs facteurs : le lien entre statuaire et petite plastique, la technique et la diffusion.
L’influence de la grande sculpture la plus significative est celle du type de la grande et la petite déesse d’herculanum. Ces deux statues conservées au musée Albertinum de dresde sous les numéros d’inventaire 326 et 327 mesurent respectivement 1m98 et 1m81. Les deux rondes-bosses en marbre sont en réalité des copies romaines retrouvées dans le théâtre d’herculanum qui a inspiré leur nom, dont les originales grecques sont datées environ de 330 avant J.-C.
Les deux œuvres sont attribuées au sculpteur Praxitèle. Si Pline y voyait le groupe de Déméter et Coré, il n’est pas certain qu’elles aient été réellement associées. En revanche, « la grande herculanaise » à la tête voilée représente l’image matronale tandis que le type de la « petite herculanaise » est rattachée à la représentation des jeunes filles. Le type de ces femmes drapées est celui qui inspire les coroplathes pour créer le modèle des figurines des « Tanagréennes ». Bien qu’elles diffèrent sur quelques points les deux figures ont de fortes similarités qui sont celles reprises par la petite plastique : la coiffure en « côtes de melon », l’inclinaison de la tête, la superposition des drapés enveloppants, créant un réseau de plis complexes.
 
 

Sommaire Terres cuites, renouvellement et diffusion des types iconographiques: La grande et la petite déesse d’Herculanum (musée de Dresde), la "Petite Herculanaise" (musée du Louvre) et les Dames en bleu Sommaire

 
  1. La grande Herculanaise
  2. La petite Herculanaise
  3. La Dame en Bleu
  4. Les techniques utilisées
  5. La sculpture du poète Sophocle
 
 
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