La théorie de la croissance zéro : la croissance économique est-elle viable ?
Date de publication :
31/10/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
13 pages
Sommaire :
Sommaire
- La croissance et ses limites
- Les précurseurs
- Les limites du modèle de croissance économiques telles qu'elles sont mises en évidence par le rapport du Club de Rome
- Quels résultats donne ce modèle du MIT ?
- Les solutions envisagées
- L'idée des partisans de la croissance zéro dans les années 1970 : comment arriver à la croissance zéro ?
- Le projet Manholst : comment mettre en 'uvre la croissance zéro ?
- Le projet de décroissance
- Le développement durable
- La critique de l'alternative à la croissance
- Les conclusions du MIT ne sont pas irréfutables
- Critiques faites à l'idée même de se détourner du modèle de croissance économique
- Le problème des inégalités de développement
Résumé :
Depuis la seconde guerre mondiale, la croissance économique est devenue, tant dans les pays de l'Ouest à l'économie libérale, dans les républiques socialistes que dans les pays en voie de développement, l'objectif primordial des politiques nationales, le gage du « bonheur des peuples » (en témoigne le fait que les Etats-Unis et l'URSS ont reporté leur compétition politique sur la performance sur le terrain économique). E.J. Mishan (The costs of economic growth) parle de growthmania. En effet, les idées de croissance et de prospérité sont indissociables depuis deux siècles, au moins pour une portion de l'humanité.
C'est ce sur quoi repose l'économie : les systèmes monétaires basés sur le crédit demandent de la croissance pour fonctionner correctement. La foi dans la croissance est tellement ancrée dans nos sociétés que cela demanderait une réelle révolution dans l'histoire humaine pour changer le modèle de société qui prédomine sur la planète aujourd'hui.
Karl Marx, dans le Capital, montera le lien entre système capitaliste et nécessité de la croissance :
The tendency and the result of the capitalist mode of production is steadily to increase the productivity of labour. Hence it also increases the mass of the means of production converted into products by the use of the same quantity of additional labour. This additional labour is then distributed progressively over a greater mass of products, thus reducing the price of each individual commodity and commodity prices in general. It follows from this that, with the development of capitalist production and the resultant reduction in prices, there must be an increase in the quantity of goods, in the number of articles that must be sold. That is to say, a constant expansion of the market becomes a necessity for capitalist production.
KARL MARX, Das Kapital (1859
A la fin des années 1960, le premier rapport du Club de Rome, Halte à la croissance , avait fait l'effet d'une bombe : ce rapport, qui rejoignait dans ses conclusions les thèses des économistes américains de gauche, ne proposait rien de moins que l'arrêt de la croissance, et ceci sous peine de catastrophe mondiale avant un siècle.
On va voir comment ce rapport a conduit dans son sillage tout un courant de pensée à préconiser l'organisation progressive d'un taux de croissance zéro. Le problème venait alors surtout de la prise de conscience que les ressources naturelles s'épuisaient. Après quatre décennies, c'est cette fois la prise de conscience de l'importance des problèmes posés par la pollution qui a fait renaître l'intérêt pour le développement sans croissance, et même l'idée de décroissance. On a pu voir par exemple la place sans précédent occupée par les préoccupations liées au développement durable dans la dernière campagne présidentielle.
Dans une première partie, on mettra en avant les limites de la croissance, telles qu'elles ont été soulignées par les économistes à des époques différentes. Ensuite, on s'intéressera aux solutions envisagées pour remédier à ces problèmes, en s'appuyant principalement sur le rapport du Club de Rome, ainsi que les thèses des partisans de la décroissance, plus actuelles. Enfin, on terminera en voyant quelles sont les critiques qu'on peut faire à ces modèles alternatifs à la croissance.
C'est ce sur quoi repose l'économie : les systèmes monétaires basés sur le crédit demandent de la croissance pour fonctionner correctement. La foi dans la croissance est tellement ancrée dans nos sociétés que cela demanderait une réelle révolution dans l'histoire humaine pour changer le modèle de société qui prédomine sur la planète aujourd'hui.
Karl Marx, dans le Capital, montera le lien entre système capitaliste et nécessité de la croissance :
The tendency and the result of the capitalist mode of production is steadily to increase the productivity of labour. Hence it also increases the mass of the means of production converted into products by the use of the same quantity of additional labour. This additional labour is then distributed progressively over a greater mass of products, thus reducing the price of each individual commodity and commodity prices in general. It follows from this that, with the development of capitalist production and the resultant reduction in prices, there must be an increase in the quantity of goods, in the number of articles that must be sold. That is to say, a constant expansion of the market becomes a necessity for capitalist production.
KARL MARX, Das Kapital (1859
A la fin des années 1960, le premier rapport du Club de Rome, Halte à la croissance , avait fait l'effet d'une bombe : ce rapport, qui rejoignait dans ses conclusions les thèses des économistes américains de gauche, ne proposait rien de moins que l'arrêt de la croissance, et ceci sous peine de catastrophe mondiale avant un siècle.
On va voir comment ce rapport a conduit dans son sillage tout un courant de pensée à préconiser l'organisation progressive d'un taux de croissance zéro. Le problème venait alors surtout de la prise de conscience que les ressources naturelles s'épuisaient. Après quatre décennies, c'est cette fois la prise de conscience de l'importance des problèmes posés par la pollution qui a fait renaître l'intérêt pour le développement sans croissance, et même l'idée de décroissance. On a pu voir par exemple la place sans précédent occupée par les préoccupations liées au développement durable dans la dernière campagne présidentielle.
Dans une première partie, on mettra en avant les limites de la croissance, telles qu'elles ont été soulignées par les économistes à des époques différentes. Ensuite, on s'intéressera aux solutions envisagées pour remédier à ces problèmes, en s'appuyant principalement sur le rapport du Club de Rome, ainsi que les thèses des partisans de la décroissance, plus actuelles. Enfin, on terminera en voyant quelles sont les critiques qu'on peut faire à ces modèles alternatifs à la croissance.
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