La théorie du cycle réel et la dimension internationale des fluctuations conjoncturelles
Date de publication :
17/11/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le modèle RBC.
- Les caractéristiques du modèle.
- Les faits stylisés nationaux.
- Les limites de ce modèle.
- L'évolution de la théorie : en économie ouverte.
- Le modèle canonique de cycle réel international.
- Des enjeux théoriques.
- Les faits stylisés internationaux.
Résumé :
Par les chocs auxquels a été soumise l'économie mondiale, la fin des « Trente Glorieuses » a sûrement été l'une des causes du renouveau de la réflexion sur les cycles économiques.
Kydland et Prescott (1982) ont soutenu que les chocs technologiques suffisent à expliquer les fluctuations économiques dans une économie fermée. Depuis lors, plusieurs auteurs se servent du même cadre théorique pour expliquer les faits en économie ouverte, soit dans un modèle à deux pays (Backus, Kehoe et Kydland, 1993), soit dans une petite économie ouverte (corrélation entre épargne et investissement par exemple).
De nombreuses causes "exogènes" peuvent expliquer la persistance des cycles économiques. En effet, l'activité économique s'insère dans un environnement instable soumis à des fluctuations propres à susciter des cycles.
Dans la dernière décennie, et donc au dernier cycle économique, on peut mettre en avant trois principaux facteurs exogènes :
- Le cycle qui a débuté par la récession de 1974 ou celui de plus faible ampleur amorcé en 1979, ont été associés aux deux premiers chocs pétroliers. Le contre-choc pétrolier de 1986, à l'occasion duquel le prix du pétrole a été divisé par deux a fortement joué sur l'évolution de la conjoncture et notamment sur l'amélioration de la rentabilité des investissements des entreprises.
- La réunification allemande ensuite, à partir de 1990 a crée dans un premier temps un élan de demande consolidant ainsi la croissance. En effet, tant par le pouvoir d'achat qui a été distribué aux ménages que par les investissements requis pour la mise à niveau de l'appareil productif Est-allemand, la réunification a bénéficié dans un premier temps à de nombreux partenaires de l'Allemagne, et notamment à la France. Cependant, dans un second temps, le décalage entre l'offre (rigide) et la demande (en expansion), a engendré des tensions inflationnistes en Allemagne; ce qui a entraîné une hausse des taux directeurs de la banque centrale allemande et de nombreux autres pays européens. La réunification a donc joué sur les deux phases du cycle économique, en soutenant tout d'abord la croissance et en la bridant par la suite.
- La crise du Golfe fin 1990, a creusé le ralentissement de l'activité en 1991 et 1992 puisqu'il s'en est suivi une remontée temporaire du prix du pétrole au niveau de 1985. En outre, cette guerre a suscité un climat d'incertitudes qui est propice à une contraction des investissements.
Nous allons étudier la dimension internationale des fluctuations, c'est-à-dire, essayer de montrer, à travers l'analyse de cet article, comment la théorie du cycle réel peut s'appliquer en économie ouverte.
Pour cela, nous allons exposer le modèle RBC en explicitant ses caractéristiques, mais aussi ses limites, puis nous soulignerons son évolution et son application au niveau international.
Kydland et Prescott (1982) ont soutenu que les chocs technologiques suffisent à expliquer les fluctuations économiques dans une économie fermée. Depuis lors, plusieurs auteurs se servent du même cadre théorique pour expliquer les faits en économie ouverte, soit dans un modèle à deux pays (Backus, Kehoe et Kydland, 1993), soit dans une petite économie ouverte (corrélation entre épargne et investissement par exemple).
De nombreuses causes "exogènes" peuvent expliquer la persistance des cycles économiques. En effet, l'activité économique s'insère dans un environnement instable soumis à des fluctuations propres à susciter des cycles.
Dans la dernière décennie, et donc au dernier cycle économique, on peut mettre en avant trois principaux facteurs exogènes :
- Le cycle qui a débuté par la récession de 1974 ou celui de plus faible ampleur amorcé en 1979, ont été associés aux deux premiers chocs pétroliers. Le contre-choc pétrolier de 1986, à l'occasion duquel le prix du pétrole a été divisé par deux a fortement joué sur l'évolution de la conjoncture et notamment sur l'amélioration de la rentabilité des investissements des entreprises.
- La réunification allemande ensuite, à partir de 1990 a crée dans un premier temps un élan de demande consolidant ainsi la croissance. En effet, tant par le pouvoir d'achat qui a été distribué aux ménages que par les investissements requis pour la mise à niveau de l'appareil productif Est-allemand, la réunification a bénéficié dans un premier temps à de nombreux partenaires de l'Allemagne, et notamment à la France. Cependant, dans un second temps, le décalage entre l'offre (rigide) et la demande (en expansion), a engendré des tensions inflationnistes en Allemagne; ce qui a entraîné une hausse des taux directeurs de la banque centrale allemande et de nombreux autres pays européens. La réunification a donc joué sur les deux phases du cycle économique, en soutenant tout d'abord la croissance et en la bridant par la suite.
- La crise du Golfe fin 1990, a creusé le ralentissement de l'activité en 1991 et 1992 puisqu'il s'en est suivi une remontée temporaire du prix du pétrole au niveau de 1985. En outre, cette guerre a suscité un climat d'incertitudes qui est propice à une contraction des investissements.
Nous allons étudier la dimension internationale des fluctuations, c'est-à-dire, essayer de montrer, à travers l'analyse de cet article, comment la théorie du cycle réel peut s'appliquer en économie ouverte.
Pour cela, nous allons exposer le modèle RBC en explicitant ses caractéristiques, mais aussi ses limites, puis nous soulignerons son évolution et son application au niveau international.
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