La théorie de l'utilité cardinale contre la théorie de l'utilité ordinale
Date de publication :
21/03/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
3 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'utilité cardinale quantifie alors que l'utilité ordinale compare
- L'utilité cardinale, approche quantitative de l'utilité
- L'utilité ordinale, approche comparative de l'utilité
- Bien que l'utilité cardinale apporte des outils fondamentaux de raisonnement, son concept est déconnecté de la réalité
- L'utilité cardinale permet l'utilisation d'outils fondamentaux
- Mais l'utilité ordinale se révèle bien plus proche des comportements réels du consommateur
Résumé :
Un des objectifs principaux de l'économie est d'expliquer les comportements et les choix des consommateurs. En effet, on considère depuis les théories de l'école néoclassique, de la fin du XIXe siècle, menées par Menger, Jevons, Walras et d'autres que l'individu rationnel cherche avant tout à maximiser sa satisfaction c'est-à-dire à retirer le plus de satisfaction possible de la consommation d'un bien. Ces mêmes économistes, dit marginalistes, inventèrent donc le concept « d'utilité », concept fondamental pour définir une fonction de demande qui soit la transposition au consommateur de la fonction d'offre, que l'on trouve dans la théorie du producteur. Ils pensèrent dans un premier temps pouvoir mesurer quantitativement cette utilité : on définit comme cardinale cette vision de l'utilité. Cette approche cardinale de l'utilité fut cependant abandonnée au début du XXe siècle grâce aux travaux de l'italien Vilfredo Pareto qui proposa une approche ordinale dans laquelle les individus n'attribuent pas une valeur absolue à l'utilité d'un objet mais une valeur relative, en classant entre eux les utilités des différents biens.
Par exemple, on dirait dans une approche cardinale de l'utilité que si A me procure une utilité de 100 et B une utilité de 200, alors B m'est « deux fois plus utile » que A. Alors que dans une approche ordinale, on dirait simplement que l'utilité procurée par B est plus importante que l'utilité procurée par A.
On va tenter, par le biais de cette réflexion, de comparer les caractéristiques et avantages de ces deux manières strictement opposées de concevoir l'utilité pour mettre en valeur leurs différences et leurs avantages respectifs.
Par exemple, on dirait dans une approche cardinale de l'utilité que si A me procure une utilité de 100 et B une utilité de 200, alors B m'est « deux fois plus utile » que A. Alors que dans une approche ordinale, on dirait simplement que l'utilité procurée par B est plus importante que l'utilité procurée par A.
On va tenter, par le biais de cette réflexion, de comparer les caractéristiques et avantages de ces deux manières strictement opposées de concevoir l'utilité pour mettre en valeur leurs différences et leurs avantages respectifs.
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