La tradition sociologique Nisbet (1966 mars 2005 Quadrige 4ème édition)
Date de publication :
09/01/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
21 pages
Sommaire :
Sommaire
- Concepts et contextes
- Les concepts élémentaires de la sociologie
- Les deux révolutions
- Les concepts élémentaires de la sociologie
- L'autorité
- Le statut
- Le sacré
- L'aliénation
Résumé :
L'ouvrage de nisbet n'entend pas être une histoire de la pensée sociologique, il s'oppose à une approche par « les hommes ou les systèmes ». Il est important de le préciser car nisbet y revient à plusieurs reprises. nisbet se propose d'« analyser des idées élémentaires, en particulier celles qui caractérisèrent la sociologie européenne dans la période 1830-1900 », qui semblent être les fondements sur lesquels s'est constituée la sociologie. Ces notions sont au nombre de cinq.
Les critères permettant de sélectionner ces notions sont simples : ces idées doivent être générales et apparaître dans les oeuvres d'un nombre considérable de penseurs, durables pendant toute la période considérée, caractéristiques de la sociologie, il doit s'agir de véritables cadres d'analyse. Ces idées sont celles de communauté, autorité, statut, sacré et aliénation. Chacune d'elles est généralement opposée à une notion antithétique. On dispose donc de cinq couples de concepts qui constituent la chaîne sur laquelle s'est construite, pour nisbet, la tradition sociologique : communauté -société, autorité - pouvoir, statut - classe, sacré - séculier, aliénation - progrès.
Ces idées témoignent selon nisbet d'une réorientation de la pensée européenne au début du XIXème siècle, elles reflètent une réaction de la tradition contre les valeurs individuelles et de l'irrationnel. Cette réorientation de la pensée sociale s'inscrit dans un contexte idéologique marqué par trois traditions.
La première est le libéralisme, c'est à dire la foi en l'individu, l'affirmation de ses droits politiques, civiques et sociaux. Le progrès consiste pour les libéraux en une émancipation de l'esprit humain par rapport aux attaches de la religion et de la tradition, ils croient en l'autonomie de l'individu. La seconde idéologie est le radicalisme qui croit en la possibilité de fonder un nouvel ordre social sur la raison. Les flambeaux du radicalisme sont la défense de la laïcité et l'expansion du pouvoir politique au service d'une cause morale ou sociale. Enfin le conservatisme défend la tradition. Les conservateurs constituent alors un anti-mouvement des Lumières, ils furent influents sur les sociologies de Le Play, Durkheim, Comte. Le conservatisme s'élève contre la Révolution, contre la modernisation et ses conséquences politiques, économiques, sociales. L'histoire intellectuelle des idées au XIXème siècle fut marquée en outre par la redécouverte de l'époque médiévale, elle constitue la base intellectuelle sur laquelle s'organise la réaction des sociologues à la modernisation. Quelles étaient les idéologies propres aux sociologues ici envisagés par nisbet ? Le Play fut le conservateur par excellence, Marx l'incarnation du radicalisme et Spencer était libéral ; Comte est conservateur, Tocqueville est à la fois libéral et conservateur, Simmel, Durkheim, Weber témoignent d'une ambivalence entre libéralisme et conservatisme humaniste. nisbet nous rappelle aussi que les grandes idées qui constituent la base de son étude ont d'abord toutes été formulées en termes moraux. Les concepts de communauté, aliénation, etc...fonctionnaient comme valeurs morales.
Les critères permettant de sélectionner ces notions sont simples : ces idées doivent être générales et apparaître dans les oeuvres d'un nombre considérable de penseurs, durables pendant toute la période considérée, caractéristiques de la sociologie, il doit s'agir de véritables cadres d'analyse. Ces idées sont celles de communauté, autorité, statut, sacré et aliénation. Chacune d'elles est généralement opposée à une notion antithétique. On dispose donc de cinq couples de concepts qui constituent la chaîne sur laquelle s'est construite, pour nisbet, la tradition sociologique : communauté -société, autorité - pouvoir, statut - classe, sacré - séculier, aliénation - progrès.
Ces idées témoignent selon nisbet d'une réorientation de la pensée européenne au début du XIXème siècle, elles reflètent une réaction de la tradition contre les valeurs individuelles et de l'irrationnel. Cette réorientation de la pensée sociale s'inscrit dans un contexte idéologique marqué par trois traditions.
La première est le libéralisme, c'est à dire la foi en l'individu, l'affirmation de ses droits politiques, civiques et sociaux. Le progrès consiste pour les libéraux en une émancipation de l'esprit humain par rapport aux attaches de la religion et de la tradition, ils croient en l'autonomie de l'individu. La seconde idéologie est le radicalisme qui croit en la possibilité de fonder un nouvel ordre social sur la raison. Les flambeaux du radicalisme sont la défense de la laïcité et l'expansion du pouvoir politique au service d'une cause morale ou sociale. Enfin le conservatisme défend la tradition. Les conservateurs constituent alors un anti-mouvement des Lumières, ils furent influents sur les sociologies de Le Play, Durkheim, Comte. Le conservatisme s'élève contre la Révolution, contre la modernisation et ses conséquences politiques, économiques, sociales. L'histoire intellectuelle des idées au XIXème siècle fut marquée en outre par la redécouverte de l'époque médiévale, elle constitue la base intellectuelle sur laquelle s'organise la réaction des sociologues à la modernisation. Quelles étaient les idéologies propres aux sociologues ici envisagés par nisbet ? Le Play fut le conservateur par excellence, Marx l'incarnation du radicalisme et Spencer était libéral ; Comte est conservateur, Tocqueville est à la fois libéral et conservateur, Simmel, Durkheim, Weber témoignent d'une ambivalence entre libéralisme et conservatisme humaniste. nisbet nous rappelle aussi que les grandes idées qui constituent la base de son étude ont d'abord toutes été formulées en termes moraux. Les concepts de communauté, aliénation, etc...fonctionnaient comme valeurs morales.
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