"Traité de la nature humaine" de David Hume
Date de publication :
21/11/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le MOI n'existe pas
- L'inconscient: le sommeil et la mort font de nous des êtres inexistants
Résumé :
Commentaire d'un extrait du "traité de la nature humaine" de david hume
Extrait:
« Il est des philosophes qui imaginent que nous sommes à chaque instant intimement conscients de ce que nous appelons notre MOI, que nous en sentons l'existence et la continuité d'existence, et que nous sommes certains, avec une évidence qui dépasse celle d'une démonstration, de son identité et de sa simplicité parfaite. [...]
Pour moi, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi-même, je tombe toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de chaleur, de froid, de lumière ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne parviens jamais, a aucun moment, a me saisir moi-même sans une perception et je ne peux jamais rien observer d'autre que la perception. Quand mes perceptions sont absentes pour quelque temps, quand je dors profondément, par exemple, je suis, pendant tout ce temps, sans conscience de moi-même et on peut dire à juste titre que je n'existe pas. Et si toutes mes perceptions étaient supprimées par la mort, si je ne pouvais plus penser, ni éprouver, ni voir, aimer ou haïr après la destruction de mon corps, je serais entièrement anéanti et je ne conçois pas du tout ce qu'il faudrait de plus pour faire de moi une parfaite non-entité. »
Dans cet extrait du traité de la nature humaine, D. hume défend l'idée selon laquelle on ne peut être conscient de son MOI que par des sensations, par l'ensemble des perceptions que le monde nous offre et qui nous donnent le sentiment d'exister, et non, comme l'affirment de nombreux philosophes, comme quelque chose dont « nous sommes à chaque instant intimement conscient », dont l'identité peut être affirmée sans démonstration, aucune. Mais quelle est alors la nature d'un MOI constitué de perceptions ? Que devient ce MOI si nos perceptions sont absentes ? D. hume apporte en partie réponse à ces interrogations en nous indiquant que, pour lui, l'unité du MOI n'existe pas et qu'enfin, si ses sens sont en veille, son MOI est alors réduit à l'état de « parfaite non-entité »
L'auteur des Essais sur l'entendement exprime tout d'abord une thèse défendue par de nombreux philosophes avec laquelle, il nous le montrera ensuite, il est en désaccord. Il s'attache ensuite à expliquer que le MOI ne peut s'atteindre que par des perceptions et ne possède en conséquence pas l'unité dont R. DESCARTES parle. Enfin, et surtout, si le MOI se résume à des perceptions, alors si celles-ci sont absentes, les sens endormis, le MOI n'existe pas. Voila ce que défend D. hume.
L'enjeu du texte réside essentiellement dans ces deux derniers points, la personne, n'existant que par ses perceptions et donc par le monde qui l'entoure, perd sa valeur absolue pour n'exister que de façon relative, dépendant du monde dans lequel elle sent, perçoit et donc existe. Pour défendre cette idée, l'auteur procède à une argumentation tripartite, construite et claire que nous essayerons d'expliquer.
Extrait:
« Il est des philosophes qui imaginent que nous sommes à chaque instant intimement conscients de ce que nous appelons notre MOI, que nous en sentons l'existence et la continuité d'existence, et que nous sommes certains, avec une évidence qui dépasse celle d'une démonstration, de son identité et de sa simplicité parfaite. [...]
Pour moi, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi-même, je tombe toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de chaleur, de froid, de lumière ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne parviens jamais, a aucun moment, a me saisir moi-même sans une perception et je ne peux jamais rien observer d'autre que la perception. Quand mes perceptions sont absentes pour quelque temps, quand je dors profondément, par exemple, je suis, pendant tout ce temps, sans conscience de moi-même et on peut dire à juste titre que je n'existe pas. Et si toutes mes perceptions étaient supprimées par la mort, si je ne pouvais plus penser, ni éprouver, ni voir, aimer ou haïr après la destruction de mon corps, je serais entièrement anéanti et je ne conçois pas du tout ce qu'il faudrait de plus pour faire de moi une parfaite non-entité. »
Dans cet extrait du traité de la nature humaine, D. hume défend l'idée selon laquelle on ne peut être conscient de son MOI que par des sensations, par l'ensemble des perceptions que le monde nous offre et qui nous donnent le sentiment d'exister, et non, comme l'affirment de nombreux philosophes, comme quelque chose dont « nous sommes à chaque instant intimement conscient », dont l'identité peut être affirmée sans démonstration, aucune. Mais quelle est alors la nature d'un MOI constitué de perceptions ? Que devient ce MOI si nos perceptions sont absentes ? D. hume apporte en partie réponse à ces interrogations en nous indiquant que, pour lui, l'unité du MOI n'existe pas et qu'enfin, si ses sens sont en veille, son MOI est alors réduit à l'état de « parfaite non-entité »
L'auteur des Essais sur l'entendement exprime tout d'abord une thèse défendue par de nombreux philosophes avec laquelle, il nous le montrera ensuite, il est en désaccord. Il s'attache ensuite à expliquer que le MOI ne peut s'atteindre que par des perceptions et ne possède en conséquence pas l'unité dont R. DESCARTES parle. Enfin, et surtout, si le MOI se résume à des perceptions, alors si celles-ci sont absentes, les sens endormis, le MOI n'existe pas. Voila ce que défend D. hume.
L'enjeu du texte réside essentiellement dans ces deux derniers points, la personne, n'existant que par ses perceptions et donc par le monde qui l'entoure, perd sa valeur absolue pour n'exister que de façon relative, dépendant du monde dans lequel elle sent, perçoit et donc existe. Pour défendre cette idée, l'auteur procède à une argumentation tripartite, construite et claire que nous essayerons d'expliquer.
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