Transformation et mutilation dans luvre dOrlan
Date de publication :
24/04/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Ce qui apparaît d'abord, dans l''uvre d'Orlan, comme une mutilation, n'en a en réalité pas la valeur
- La part de mutilation qu'impliquent ces opérations
- L'idée de mutilation implique une dimension esthétique
- La dimension politique du corps, héritée de la dimension religieuse
- La démarche artistique d'Orlan est une quête de cette permanence identitaire: que signifie s'hybrider, s'offrir plusieurs peaux ?
- Orlan est en quête d'identité au sens d'être au monde
Résumé :
orlan organise la confusion entre l'artiste et son oeuvre, en faisant de son corps une oeuvre d'art. Elle intervient sur son propre visage par le biais de la chirurgie esthétique, et sur l'image de son visage, par l'intermédiaire de l'informatique et des possibilités de retouche offertes par cet outil. De métamorphose en métamorphose, orlan vise à acquérir un statut d'immortalité, qui passe par toute une série de provocations, vis-à-vis du religieux, de l'ordre moral, de la dimension sociale et politique du corps, et de ses limites corporelles même.
Nous tenterons de montrer que ce qui apparaît d'abord, dans l'oeuvre d'orlan, comme une mutilation, n'en a en réalité pas la valeur ; puisque la violence faite au corps est en fait, comme les scarifications tribales, une lutte pour en libérer l'esprit, accéder au domaine du sacré et acquérir un statut d'immortalité. Ainsi les transformations provoquées par la chirurgie, impliquant une usure du corps, viennent justement le libérer de sa dimension périssable, en le figeant par l'oeuvre d'art, en le détachant de son statut de socle de vie pour le rendre autonome, et enfin en lui permettant d'offrir à l'artiste sa propre symbolique sacrée, sa propre mythologie, par la succession de différentes self-hybridations. Ainsi la violence faite au corps, qui apparaît comme une mutilation, va paradoxalement venir libérer le corps de sa dimension charnelle.
Nous tenterons de montrer que ce qui apparaît d'abord, dans l'oeuvre d'orlan, comme une mutilation, n'en a en réalité pas la valeur ; puisque la violence faite au corps est en fait, comme les scarifications tribales, une lutte pour en libérer l'esprit, accéder au domaine du sacré et acquérir un statut d'immortalité. Ainsi les transformations provoquées par la chirurgie, impliquant une usure du corps, viennent justement le libérer de sa dimension périssable, en le figeant par l'oeuvre d'art, en le détachant de son statut de socle de vie pour le rendre autonome, et enfin en lui permettant d'offrir à l'artiste sa propre symbolique sacrée, sa propre mythologie, par la succession de différentes self-hybridations. Ainsi la violence faite au corps, qui apparaît comme une mutilation, va paradoxalement venir libérer le corps de sa dimension charnelle.
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