Transmission hétérosexuelle du HIV
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étude de cas
publié le 22/10/2008
avis client : non évalué
niveau : expert
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Résumé
Il y a 25 ans, le virus de limmunodéficience humaine VIH, également appelé sous le sigle anglais et officiel hiv, faisait une entrée fracassante dans la médecine humaine. Lépidémie dinfection du hiv, le virus responsable du syndrome de limmunodéficience acquise (SIDA), se propage depuis plusieurs dizaines dannées au sein de lespèce humaine.
L'origine du virus, apparait clairement aujourd'hui, comme étant un virus du singe (chimpanzé Pan troglodytes et le macaque) qui se serait adapté à l'homme. Le passage du singe à l'homme pourrait être alimentaire, ces singes étant mangés par l'homme.
Linfection par le hiv se déroule en 3 étapes dont létape ultime est le syndrome de limmunodéficience acquise (SIDA). Comme son nom le laisse supposé, le SIDA est un état au cours duquel le système immunitaire humain est affaibli. Cet état rend le patient infecté vulnérable à de multiples maladies opportunistes, elles-mêmes responsables d'infections graves puis du décès du patient.
Chaque jour, 8 000 personnes meurent à la suite dune infection au hiv et ONUSIDA estime quen seulement 25 ans, le hiv a tué près de 28 millions de personnes (la moitié des morts de la Deuxième Guerre mondiale). Et avec plus de 39,5 millions de personnes infectées à lheure actuelle, dont 90% vivent dans les pays en voie de développement (Afrique sub-Saharienne 24,7 millions et Asie du Sud-est 7,8 millions notamment), le bilan meurtrier du hiv ne va quaugmenter ces prochaines années.
Le SIDA constitue donc la plus importante épidémie mondiale depuis la peste noire du moyen-âge. Elle dépasse en gravité la pourtant fameuse grippe dite espagnole de 1918 et on sait déjà que le nombre de décès directement lié au SIDA dépassera celui de la 2nde Guerre Mondiale pourtant très meurtrière.
Mais face à cette épidémie, les pays sont inégalement touchés. Du fait dun manque de campagne de sensibilisation et dun accès aux traitements antirétroviraux limités, ce sont en effet les pays du Tiers Monde qui en payeront le prix fort.
Malgré l'augmentation du financement de la recherche, le renforcement de l'engagement politique et les progrès accomplis pour élargir l'accès aux traitements anti-hiv, l'épidémie de SIDA ne cesse davancer à léchelle mondiale. Certains pays ayant baissé la garde voient le nombre de nouvelles infections croître à nouveau. Par exemple, dans plusieurs pays industrialisés, la découverte de thérapies anti-hiv alimente le mythe dangereux selon lequel le SIDA serait vaincu.
Longtemps le virus du SIDA est considéré comme le virus des marginaux (des homosexuels et des toxicomanes). Mais aujourdhui le mode de contamination principal est hétérosexuel en particulier dans les pays sous-développés où la prévention et les rapports protégés sont presque inexistants.
En effet, seuls 15 % des patients sont infectés par une voie autre que sexuelle : principalement utilisation de drogues par voie intraveineuse et transmission materno-ftale. 85% de la contamination est donc la conséquence de rapports sexuels non protégés dont plus des trois-quarts au cours de relations hétérosexuelles et seulement un quart au cours de relations homosexuelles. Ainsi il apparaît clair que la progression mondiale de l'épidémie du hiv tient majoritairement sa transmission hétérosexuelle, responsable de plus de 80 % des nouvelles infections. En 1997, les estimations faisaient état de 16 000 nouvelles infections à hiv chaque jour, dont plus de 40 % chez des femmes au cours de rapport hétérosexuel, cest donc pour cela que nous étudierons le mode de transmission hétérosexuel de lhomme vers la femme. La question de la transmission hétérosexuelle et de sa prévention est donc devenue un problème majeur.
Malgré les efforts considérables pour la mise au point dun vaccin contre le hiv, aucune solution na pour le moment été trouvée, notamment du fait de lextrême variabilité du génome viral. Dautres mécanismes doivent donc être identifiés afin de faire le plus rapidement possible barrage à lépidémie du hiv.
Des efforts ont déjà été fournis pour diminuer la transmission foeto-maternelle. Mais aucune proposition na été faite pour diminuer la transmission au cours de rapport hétérosexuels qui pourtant représentent le mode de contamination le plus fréquent.
Dans un premier temps, il est donc nécessaire d'essayer d'identifier au mieux les mécanismes et les facteurs impliqués dans la transmission du virus au cours des rapports hétérosexuels afin de développer des traitements préventifs efficaces et utilisables partout dans le monde.
L'origine du virus, apparait clairement aujourd'hui, comme étant un virus du singe (chimpanzé Pan troglodytes et le macaque) qui se serait adapté à l'homme. Le passage du singe à l'homme pourrait être alimentaire, ces singes étant mangés par l'homme.
Linfection par le hiv se déroule en 3 étapes dont létape ultime est le syndrome de limmunodéficience acquise (SIDA). Comme son nom le laisse supposé, le SIDA est un état au cours duquel le système immunitaire humain est affaibli. Cet état rend le patient infecté vulnérable à de multiples maladies opportunistes, elles-mêmes responsables d'infections graves puis du décès du patient.
Chaque jour, 8 000 personnes meurent à la suite dune infection au hiv et ONUSIDA estime quen seulement 25 ans, le hiv a tué près de 28 millions de personnes (la moitié des morts de la Deuxième Guerre mondiale). Et avec plus de 39,5 millions de personnes infectées à lheure actuelle, dont 90% vivent dans les pays en voie de développement (Afrique sub-Saharienne 24,7 millions et Asie du Sud-est 7,8 millions notamment), le bilan meurtrier du hiv ne va quaugmenter ces prochaines années.
Le SIDA constitue donc la plus importante épidémie mondiale depuis la peste noire du moyen-âge. Elle dépasse en gravité la pourtant fameuse grippe dite espagnole de 1918 et on sait déjà que le nombre de décès directement lié au SIDA dépassera celui de la 2nde Guerre Mondiale pourtant très meurtrière.
Mais face à cette épidémie, les pays sont inégalement touchés. Du fait dun manque de campagne de sensibilisation et dun accès aux traitements antirétroviraux limités, ce sont en effet les pays du Tiers Monde qui en payeront le prix fort.
Malgré l'augmentation du financement de la recherche, le renforcement de l'engagement politique et les progrès accomplis pour élargir l'accès aux traitements anti-hiv, l'épidémie de SIDA ne cesse davancer à léchelle mondiale. Certains pays ayant baissé la garde voient le nombre de nouvelles infections croître à nouveau. Par exemple, dans plusieurs pays industrialisés, la découverte de thérapies anti-hiv alimente le mythe dangereux selon lequel le SIDA serait vaincu.
Longtemps le virus du SIDA est considéré comme le virus des marginaux (des homosexuels et des toxicomanes). Mais aujourdhui le mode de contamination principal est hétérosexuel en particulier dans les pays sous-développés où la prévention et les rapports protégés sont presque inexistants.
En effet, seuls 15 % des patients sont infectés par une voie autre que sexuelle : principalement utilisation de drogues par voie intraveineuse et transmission materno-ftale. 85% de la contamination est donc la conséquence de rapports sexuels non protégés dont plus des trois-quarts au cours de relations hétérosexuelles et seulement un quart au cours de relations homosexuelles. Ainsi il apparaît clair que la progression mondiale de l'épidémie du hiv tient majoritairement sa transmission hétérosexuelle, responsable de plus de 80 % des nouvelles infections. En 1997, les estimations faisaient état de 16 000 nouvelles infections à hiv chaque jour, dont plus de 40 % chez des femmes au cours de rapport hétérosexuel, cest donc pour cela que nous étudierons le mode de transmission hétérosexuel de lhomme vers la femme. La question de la transmission hétérosexuelle et de sa prévention est donc devenue un problème majeur.
Malgré les efforts considérables pour la mise au point dun vaccin contre le hiv, aucune solution na pour le moment été trouvée, notamment du fait de lextrême variabilité du génome viral. Dautres mécanismes doivent donc être identifiés afin de faire le plus rapidement possible barrage à lépidémie du hiv.
Des efforts ont déjà été fournis pour diminuer la transmission foeto-maternelle. Mais aucune proposition na été faite pour diminuer la transmission au cours de rapport hétérosexuels qui pourtant représentent le mode de contamination le plus fréquent.
Dans un premier temps, il est donc nécessaire d'essayer d'identifier au mieux les mécanismes et les facteurs impliqués dans la transmission du virus au cours des rapports hétérosexuels afin de développer des traitements préventifs efficaces et utilisables partout dans le monde.
Sommaire
- Généralités sur les HIV
- Historique
- Diversité, variabilité et classification des souches de HIV
- Caractéristique virologique
- Le tropisme du HIV
- Récepteur et corécepteur du HIV
- Les cellules cibles du HIV
- Généralités sur la transmission
- Les modes de transmission
- Féminisation du phénomène
- La muqueuse génitale féminine
- Mécanismes de transmissions hétérosexuelles de HIV
- Sites de pénétration de HIV
- Mécanismes de traversée des muqueuses génitales féminines
- Le sperme et son rôle dans la transmission hétérosexuel
- Composition
- Interactions entre le sperme, la muqueuse génitale féminine et HIV
- Sélection du tropisme viral lors de la transmission hétérosexuelle du HIV
- Déterminants du tropisme de HIV
- Déterminants viraux
- Déterminants cellulaires : cas des muqueuses génitales féminines
- Observations de la sélection du tropisme viral in vivo
- Hypothèses sur les mécanismes de sélection du tropisme viral R5
- Mise en évidence des interactions entre le sperme, le virus, les cellules épithéliales et les cellules dendritiques de la muqueuse génitale
- Cellules épithéliales, cellules dendritiques et plasma séminal : trois acteurs impliqués dans la transmission hétérosexuelle de HIV
- Les cellules épithéliales vaginales : agent sélectif du tropisme viral R5 lors de la transmission hétérosexuelle de HIV ?
- Perspectives
