Le travail est-il encore une valeur ?
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cours
publié le 03/05/2006
avis client : non évalué
niveau : expert
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Résumé
« Etre normal cest aimer et travailler » disait Freud.
Pourtant, le travail désigne à lorigine une activité encadrée et pénible, (du latin tripalium, un instrument de torture). Il ne paraît pas en tant que tel désirable ou utile et susceptible de fonder nos choix et nos actions. Mais le travail désigne également lactivité par laquelle les hommes produisent leurs richesses. En ce sens, il est bien une valeur, voire lactivité productrice de valeur. Hannah ARENDT a particulièrement insisté sur cette distinction entre le travail et luvre, labor et work en anglais, arbeit et werk, en allemand) dans « La condition de lhomme moderne ».
Le travail serait-il ainsi à la fois la pire des choses et la seule manière de se réaliser socialement ? Hommes politiques, experts et économistes rivalisent aujourd'hui pour trouver les moyens d'augmenter le volume du travail. Tous semblent tenir pour acquis que l'homme a besoin de travail et que celui-ci non seulement a toujours été mais encore demeurera au fondement de notre organisation sociale. Et si cela était faux ? Si le travail n'était qu'une "invention" récente dont nos sociétés ont ressenti la nécessité dans un contexte historique particulier, une solution datée dont nous pourrions désormais nous passer ? La volonté farouche des pouvoirs établis de " sauver le travail " ne trahit-elle pas la difficulté que nous éprouvons à passer à une autre époque où le travail ne constituerait peut-être plus une valeur centrale ?
Si le travail demeure ainsi la valeur au cur de notre société industrielle, sa remise en cause actuelle oblige à en considérer la refondation en profondeur.
Pourtant, le travail désigne à lorigine une activité encadrée et pénible, (du latin tripalium, un instrument de torture). Il ne paraît pas en tant que tel désirable ou utile et susceptible de fonder nos choix et nos actions. Mais le travail désigne également lactivité par laquelle les hommes produisent leurs richesses. En ce sens, il est bien une valeur, voire lactivité productrice de valeur. Hannah ARENDT a particulièrement insisté sur cette distinction entre le travail et luvre, labor et work en anglais, arbeit et werk, en allemand) dans « La condition de lhomme moderne ».
Le travail serait-il ainsi à la fois la pire des choses et la seule manière de se réaliser socialement ? Hommes politiques, experts et économistes rivalisent aujourd'hui pour trouver les moyens d'augmenter le volume du travail. Tous semblent tenir pour acquis que l'homme a besoin de travail et que celui-ci non seulement a toujours été mais encore demeurera au fondement de notre organisation sociale. Et si cela était faux ? Si le travail n'était qu'une "invention" récente dont nos sociétés ont ressenti la nécessité dans un contexte historique particulier, une solution datée dont nous pourrions désormais nous passer ? La volonté farouche des pouvoirs établis de " sauver le travail " ne trahit-elle pas la difficulté que nous éprouvons à passer à une autre époque où le travail ne constituerait peut-être plus une valeur centrale ?
Si le travail demeure ainsi la valeur au cur de notre société industrielle, sa remise en cause actuelle oblige à en considérer la refondation en profondeur.
Sommaire
- La valeur travail au coeur de la société industrielle
- De sa richesse
- Et de ses contradictions
- Une remise en question
- La fin du travail
- La victoire du capital
- Une valeur à refonder
- Un travail adapté à son offre
- Un travail partagé
