Le travail permet-il le bonheur ?
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exposé
publié le 18/11/2008
avis client : non évalué
niveau : expert
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Résumé
Dans une étude publiée en 2003 (« travailler pour être heureux ? », il apparaît quun quart des Français interrogés souligne que le travail constitue en lui-même une part essentielle du bonheur. Tantôt « boulot », « ouvrage », « métier », « labeur », « job », « effort », « occupation », « tâche »
le travail se décline en de multiples convenances souvent contradictoires avec lidée commune que lon se fait du bonheur (la « santé », la « famille », « les loisirs »).
De par son étymologie (« tripalium » signifiant en latin « chevalet de torture »), la notion de travail apparaît dores et déjà contradictoire avec lidée bonheur. Alors que dans lantiquité et dans une société dordres travailler était contraire au prestige social, aujourdhui lemploi est un élément discriminant. Outre une population dite inactive et une population dite « au chômage », cest-à-dire à la recherche dun emploi, on voit apparaître dans la société une catégorie sociale de « travailleurs pauvres » ainsi que de nombreux emplois « précaires ». Dès lors, devenu élément central constitutif à la fois du mode de vie et du niveau de vie, le travail apparaît aujourdhui non comme un jardin dEden mais plus comme la source de conflictualités, dinquiétudes, et de morosité.
De fait, bonheur et travail ne semblent donc pas aller de pair. Parvenir à un état moral où règne le « beau et le bon », caractéristiques dun bonheur du « juste milieu », du « bon équilibre », nest pas chose facile. Notion polymorphe et polysémique selon les individus, le bonheur peut néanmoins saccorder au travail dans la mesure où lactivité productive peut également être une activité créatrice, une activité féconde, source surtout de satisfaction multiple des besoins.
Mais si, dans nos sociétés contemporaines, « vouloir-vivre heureux » est une véritable injonction morale ainsi quun impératif catégorique, du fait du règne des publicités, de la mode, et des écrans de télévision, il paraît dès lors incohérent de chercher dans le travail une source possible de bonheur. Dès lors, si le travail est devenu une source importante de lidentité sociale et de lépanouissement individuel, il est aussi un enjeu de luttes, une revendication sociale, et un instrument de pouvoir. Affublé des critiques de la tradition chrétienne et de lorthodoxie marxiste, le travail ne se concilie donc finalement pas aisément avec le bonheur, individuel comme collectif.
A lheure où le travail est devenu dans le langage des sciences économiques et de la vie sociale ce que lon nomme par « activité professionnelle » ; travailler bien, pour être heureux, nest pas commun à tous. Ainsi, pour un quart des Français seulement, lactivité professionnelle est en elle-même une part du bonheur.
De par son étymologie (« tripalium » signifiant en latin « chevalet de torture »), la notion de travail apparaît dores et déjà contradictoire avec lidée bonheur. Alors que dans lantiquité et dans une société dordres travailler était contraire au prestige social, aujourdhui lemploi est un élément discriminant. Outre une population dite inactive et une population dite « au chômage », cest-à-dire à la recherche dun emploi, on voit apparaître dans la société une catégorie sociale de « travailleurs pauvres » ainsi que de nombreux emplois « précaires ». Dès lors, devenu élément central constitutif à la fois du mode de vie et du niveau de vie, le travail apparaît aujourdhui non comme un jardin dEden mais plus comme la source de conflictualités, dinquiétudes, et de morosité.
De fait, bonheur et travail ne semblent donc pas aller de pair. Parvenir à un état moral où règne le « beau et le bon », caractéristiques dun bonheur du « juste milieu », du « bon équilibre », nest pas chose facile. Notion polymorphe et polysémique selon les individus, le bonheur peut néanmoins saccorder au travail dans la mesure où lactivité productive peut également être une activité créatrice, une activité féconde, source surtout de satisfaction multiple des besoins.
Mais si, dans nos sociétés contemporaines, « vouloir-vivre heureux » est une véritable injonction morale ainsi quun impératif catégorique, du fait du règne des publicités, de la mode, et des écrans de télévision, il paraît dès lors incohérent de chercher dans le travail une source possible de bonheur. Dès lors, si le travail est devenu une source importante de lidentité sociale et de lépanouissement individuel, il est aussi un enjeu de luttes, une revendication sociale, et un instrument de pouvoir. Affublé des critiques de la tradition chrétienne et de lorthodoxie marxiste, le travail ne se concilie donc finalement pas aisément avec le bonheur, individuel comme collectif.
A lheure où le travail est devenu dans le langage des sciences économiques et de la vie sociale ce que lon nomme par « activité professionnelle » ; travailler bien, pour être heureux, nest pas commun à tous. Ainsi, pour un quart des Français seulement, lactivité professionnelle est en elle-même une part du bonheur.
Sommaire
- Si l'activité professionnelle se conçoit avant tout comme une condition nécessaire pour parvenir au bonheur, en tant que point nodal de la vie humaine...
- ... les contraintes, les crises et évolutions qui pèsent sur le travail font qu'il est de plus en plus difficile pour l'homme contemporain de faire de son activité professionnelle une source de bonheur
