Le travail permet-il le bonheur ?
Date de publication :
08/11/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Si l'activité professionnelle se conçoit avant tout comme une condition nécessaire pour parvenir au bonheur, en tant que point nodal de la vie humaine...
- ... les contraintes, les crises et évolutions qui pèsent sur le travail font qu'il est de plus en plus difficile pour l'homme contemporain de faire de son activité professionnelle une source de bonheur
Résumé :
Dans une étude publiée en 2003 (« travailler pour être heureux ? », il apparaît qu'un quart des Français interrogés souligne que le travail constitue en lui-même une part essentielle du bonheur. Tantôt « boulot », « ouvrage », « métier », « labeur », « job », « effort », « occupation », « tâche »... le travail se décline en de multiples convenances souvent contradictoires avec l'idée commune que l'on se fait du bonheur (la « santé », la « famille », « les loisirs »).
De par son étymologie (« tripalium » signifiant en latin « chevalet de torture »), la notion de travail apparaît d'ores et déjà contradictoire avec l'idée bonheur. Alors que dans l'antiquité et dans une société d'ordres travailler était contraire au prestige social, aujourd'hui l'emploi est un élément discriminant. Outre une population dite inactive et une population dite « au chômage », c'est-à-dire à la recherche d'un emploi, on voit apparaître dans la société une catégorie sociale de « travailleurs pauvres » ainsi que de nombreux emplois « précaires ». Dès lors, devenu élément central constitutif à la fois du mode de vie et du niveau de vie, le travail apparaît aujourd'hui non comme un jardin d'Eden mais plus comme la source de conflictualités, d'inquiétudes, et de morosité.
De fait, bonheur et travail ne semblent donc pas aller de pair. Parvenir à un état moral où règne le « beau et le bon », caractéristiques d'un bonheur du « juste milieu », du « bon équilibre », n'est pas chose facile. Notion polymorphe et polysémique selon les individus, le bonheur peut néanmoins s'accorder au travail dans la mesure où l'activité productive peut également être une activité créatrice, une activité féconde, source surtout de satisfaction multiple des besoins.
Mais si, dans nos sociétés contemporaines, « vouloir-vivre heureux » est une véritable injonction morale ainsi qu'un impératif catégorique, du fait du règne des publicités, de la mode, et des écrans de télévision, il paraît dès lors incohérent de chercher dans le travail une source possible de bonheur. Dès lors, si le travail est devenu une source importante de l'identité sociale et de l'épanouissement individuel, il est aussi un enjeu de luttes, une revendication sociale, et un instrument de pouvoir. Affublé des critiques de la tradition chrétienne et de l'orthodoxie marxiste, le travail ne se concilie donc finalement pas aisément avec le bonheur, individuel comme collectif.
A l'heure où le travail est devenu dans le langage des sciences économiques et de la vie sociale ce que l'on nomme par « activité professionnelle » ; travailler bien, pour être heureux, n'est pas commun à tous. Ainsi, pour un quart des Français seulement, l'activité professionnelle est en elle-même une part du bonheur.
De par son étymologie (« tripalium » signifiant en latin « chevalet de torture »), la notion de travail apparaît d'ores et déjà contradictoire avec l'idée bonheur. Alors que dans l'antiquité et dans une société d'ordres travailler était contraire au prestige social, aujourd'hui l'emploi est un élément discriminant. Outre une population dite inactive et une population dite « au chômage », c'est-à-dire à la recherche d'un emploi, on voit apparaître dans la société une catégorie sociale de « travailleurs pauvres » ainsi que de nombreux emplois « précaires ». Dès lors, devenu élément central constitutif à la fois du mode de vie et du niveau de vie, le travail apparaît aujourd'hui non comme un jardin d'Eden mais plus comme la source de conflictualités, d'inquiétudes, et de morosité.
De fait, bonheur et travail ne semblent donc pas aller de pair. Parvenir à un état moral où règne le « beau et le bon », caractéristiques d'un bonheur du « juste milieu », du « bon équilibre », n'est pas chose facile. Notion polymorphe et polysémique selon les individus, le bonheur peut néanmoins s'accorder au travail dans la mesure où l'activité productive peut également être une activité créatrice, une activité féconde, source surtout de satisfaction multiple des besoins.
Mais si, dans nos sociétés contemporaines, « vouloir-vivre heureux » est une véritable injonction morale ainsi qu'un impératif catégorique, du fait du règne des publicités, de la mode, et des écrans de télévision, il paraît dès lors incohérent de chercher dans le travail une source possible de bonheur. Dès lors, si le travail est devenu une source importante de l'identité sociale et de l'épanouissement individuel, il est aussi un enjeu de luttes, une revendication sociale, et un instrument de pouvoir. Affublé des critiques de la tradition chrétienne et de l'orthodoxie marxiste, le travail ne se concilie donc finalement pas aisément avec le bonheur, individuel comme collectif.
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