Le travelling dans Stranger than paradise, Dead Man et Ghost Dog de Jarmusch

Document 8 pages word : Le travelling dans Stranger than paradise, Dead Man et Ghost Dog de Jarmusch 8 pages word
Document français : Le travelling dans Stranger than paradise, Dead Man et Ghost Dog de Jarmusch français
 
exposé
publié le 21/05/2007
 
avis client : non évalué
niveau : avancé
consulté 0 fois
 

Résumé Le travelling dans Stranger than paradise, Dead Man et Ghost Dog de Jarmusch Résumé

 
 
Nombre de films de jarmusch commencent par un travelling latéral sur le personnage principal, comme stranger than paradise, Down by law, ou encore dead man, à tel point que ce mouvement d’appareil intègre la grammaire du réalisateur, et devient un élément de sa signature. En accordant le rythme de son déplacement à celui de la scène, le travelling semble le mouvement par essence le plus apte à produire un effet de transport sur le spectateur, et les travellings chez jarmusch restent en mémoire car ce sont des plans longs, lents et contemplatifs, souvent en interaction avec la musique, chargés d’un fort quotient dramatique, même s’ils ne sont numériquement pas si fréquents dans son œuvre. Par travelling, on entend communément une prise de vue où l’appareil, caméra ou camescope, posé sur son pied et fixé sur un chariot professionnel à roulettes ou à pneus, se déplace sur des rails placés selon les besoins de la scène tournée. Les déplacements se font vers l’avant ou l’arrière de la scène, ou dans un mouvement circulaire. L’effet de vitesse d’un travelling dépend de la longueur focale de l’objectif, de la distance entre la scène et l’appareil et de l’angle des personnages ou objets au moment où ils passent devant celui-ci. Chez jarmusch, c’est le travelling latéral qui domine, et nous nous demanderons en quoi le travelling contribue à définir sa poétique. Ce mouvement d’appareil permet en effet d’accorder les rythmes de la caméra, du personnage et de la musique, dans une définition de l’univers mental du personnage, et de son rapport existentiel au monde. Pour étudier cette figure en détails, nous retiendrons trois films : stranger than paradise, dead man, et ghost dog. Le premier, qui valut une reconnaissance internationale au réalisateur, est stylistiquement marqué par des plans séquences fixes, et ne présente qu’un travelling latéral, mais la poétique future est déjà en germe dans ce plan. Il semble donc intéressant de l’étudier pour son aspect programmatique. Dans dead man, réalisé douze ans plus tard, jarmusch, alors au faîte de son art, approfondit et revisite le genre du western ainsi que sa propre grammaire. Le travelling est étroitement associé au héros William Blake, dans une monstration de sa souffrance, et de la mort au travail. ghost dog fonctionne comme la suite de dead man, et ce film postmoderne poursuit la relecture des genres, mais la replace dans une réflexion plus largement existentialiste. C’est dans ce film que ce mouvement est le plus employé. La figure du travelling subit des variations, et une symbiose totale s’opère entre le personnage, la musique et le mouvement de caméra : le plan devient alors danse martiale, rituel et respiration. Nous verrons dans un premier temps comment le travelling se fait définition du personnage chez jarmusch, personnage errant ou en quête, seul et étranger, puis nous nous attacherons aux relations entre personnage, caméra et musique, dans une approche rythmique et dramaturgique du travelling. Enfin, nous envisagerons le travelling comme vecteur du tragique.
 
 

Sommaire Le travelling dans Stranger than paradise, Dead Man et Ghost Dog de Jarmusch Sommaire

 
  1. Le travelling comme définition du personnage
    1. Travelling et road-movie
    2. Solitude et isolement
    3. Mouvance et fluidité
  2. Relation entre personnage, caméra et musique :
    1. Prise de possession, agonie ou ataraxie
    2. Filmer le présent
  3. Travelling comme vecteur du tragique
    1. Intemporalité, litanie
    2. Chemin de croix
    3. Aller au bout de la mort
 
 
section Dernières nouveautés dans la catégorie cinéma
 
 
 
section Du même auteur