LURSS et le monde capitaliste de 1945 à 1991
Date de publication :
13/07/2007
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- 1945-1953: l'impossible entente
- 1945-1948 : installation de l'antagonisme
- 1949-1953 : « naissance et confrontation d'un monde bipolaire » (Maurice Vaïsse) : la concurrence
- 1953-1975: la détente
- 1953-1962 : la « coexistence pacifique » de Khrouchtchev
- 1962-1975 : une véritable détente
- 1975-1991 : sclérose et mort de l'Urss
- 1975-1985 : regain de tension
- 1985-1991 : fin de l'Urss
Résumé :
On s'intéresse ici à la façon dont l'urss, pays socialiste, gère ses relations avec les pays capitalistes de 1945 à 1991, soit durant la guerre froide, conflit opposant de manière indirecte l'urss et les Etats-Unis. La logique est de gagner toujours plus de partisans que l'autre, d'être plus puissant que lui dans tous les domaines possibles. Pourtant, on ne saurait réduire « pays capitalistes » aux seuls Etats-Unis. Le terme englobe également le Japon et les Etats d'Europe occidentale, à savoir la Grande-Bretagne, le Benelux, la Scandinavie, la France, l'Italie, la RFA (en 1949), l'Espagne et le Portugal, ce qui représente un nombre relativement important de pays. Le problème qui se pose d'emblée est la diversité des rapports, car même si ces Etats sont a priori dans le même camp, ils ont néanmoins des divergences sporadiques. Dans un contexte tel que la guerre froide il faut certes évoquer les relations avec les Etats-Unis, mais pas seulement. Ces dernières étaient déjà teintées de méfiance et de manque de confiance de chaque côté lors de la Seconde Guerre mondiale. Le communisme fait peur, la révolution bolchevique encore plus et les pays capitalistes sont unanimes à ce sujet. On a un conflit idéologique, le capitalisme s'opposant diamétralement au communisme. L'urss se méfie d'eux, et surtout de la Grande-Bretagne, ce dont témoigne le rôle prépondérant des « magnificent five» pendant la guerre 39-45. Il s'agit de cinq espions anglais, jeunes diplômés de Cambridge (Anthony Blunt, Guy Burgess, John Cairncross, Donald Mac Lean et Kim Philby), transmettant des informations confidentielles britanniques aux Soviétiques. Staline n'a en effet pas du tout confiance en les pays capitalistes et surtout en l'Angleterre à cette époque. D'ailleurs, lorsque, le 3 avril 1941, Churchill envoie un message à Staline pour l'informer d'une attaque certaine de l'Allemagne contre l'urss à la mi-juin. Staline n'y répond pas, et Churchill insiste alors en envoyant un télégramme au Kremlin que le dirigeant soviétique se contentera d'annoter par : « provocation anglaise ». En 1945, on part donc déjà sur de mauvaises bases et on entrevoit déjà ce qui est appelé à devenir un antagonisme encore plus fort par la suite et déterminera les relations internationales durant une cinquantaine d'années. Le point de départ de la période étudiée se trouve en 1945, à l'occasion de la conférence de Yalta. Dès lors, plusieurs dates de rupture sont à observer, déterminant différentes phases des rapports entre urss et pays capitalistes. On peut fixer la première en 1953, à la mort de Staline, car la politique russe s'assouplit par la suite. La seconde peut être placée en 1975 car les accords d'Helsinki constituent un réel tournant dans la politique extérieure soviétique. La dernière se situe en 1991, lors de l'implosion de l'urss. Il s'agit de déterminer la nature de ces relations car il serait réducteur de les définir par une simple opposition idéologique ainsi que leurs vecteurs au cours de la période donnée. C'est ce que l'on tentera d'expliciter en montrant tout d'abord que l'entente semble impossible de 1945 à 1953, puis en évoquant le temps de la détente des rapports de 1953 à 1975 et enfin en analysant le processus mettent fin à l'urss de 1975 à 1991.
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