L'usage des catégories ethniques dans les politiques de lutte contre les discriminations
Date de publication :
04/06/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'usage des catégories ethniques : une société racialement stéréotypée ?
- L'élaboration des catégories ethniques, une tâche complexe
- Un risque de stigmatisation des populations concernées
- L'usage des catégories ethniques : une analyse quantitative pour une meilleure lutte contre les discriminations
- La pertinence sociologique et la légitimité de l'usage des catégories ethniques dans les politiques de lutte contre les discriminations
- L'exemple positif des Etats-Unis
Résumé :
« La catégorisation ethnique est le pire moyen de lutte contre les discriminations, à l'exception de tous les autres. » Cette célèbre phrase remaniée de W. Churchill résume bien le débat virulent à propos des catégories ethniques et raciales, et de leur impact sur l'évolution des discriminations.
Les théories sur l'ethnicité et sur la dénomination des catégories ethniques sont très nombreuses : selon Georges Felouzis, une catégorie ethnique est en fait composée de personnes ayant tout une série de traits et de propriétés significatifs ; elle n'est pas ethnique si elle ne reflète pas une appartenance à un groupe ayant la même culture. Pour le sociologue Gordon, l'ethnicité apparaît à partir du moment où les personnes d'un même groupe ont le sentiment de former un peuple. L'ethnicité serait donc issue d'un sentiment d'affinité naturelle constitutif de l'identité ethnique. En 1981, Pierre Van den Berghe propose une nouvelle théorie : l'ethnicité comme extension de la parenté. Selon cette théorie, les bases des relations ethniques et raciales sont à chercher dans les prédispositions génétiques à la sélection parentale : nous agirions de façon ethnocentriste en ce qui concerne notre reproduction. Cette théorie, vivement critiquée, n'a pas tardé à être supplanté par les théories instrumentalistes et mobilisationnistes, dont les principaux défenseurs sont Glazer et Moynihan : selon eux, les formes d'identification diverses (religion, langue, origine nationale...) sont devenues des « foyers effectifs de mobilisation de groupes pour des buts politiques concrets ». Nous pouvons également citer la théorie marxiste de l'ethnicité (les antagonismes entre immigrés et nationaux trouvent leur source dans la segmentation du marché du travail), ou encore la théorie néo-culturaliste. Le fait qu'il n'existe pas de définition officielle de l'ethnicité ou de la race complique encore un peu plus le débat.
Les théories sur l'ethnicité et sur la dénomination des catégories ethniques sont très nombreuses : selon Georges Felouzis, une catégorie ethnique est en fait composée de personnes ayant tout une série de traits et de propriétés significatifs ; elle n'est pas ethnique si elle ne reflète pas une appartenance à un groupe ayant la même culture. Pour le sociologue Gordon, l'ethnicité apparaît à partir du moment où les personnes d'un même groupe ont le sentiment de former un peuple. L'ethnicité serait donc issue d'un sentiment d'affinité naturelle constitutif de l'identité ethnique. En 1981, Pierre Van den Berghe propose une nouvelle théorie : l'ethnicité comme extension de la parenté. Selon cette théorie, les bases des relations ethniques et raciales sont à chercher dans les prédispositions génétiques à la sélection parentale : nous agirions de façon ethnocentriste en ce qui concerne notre reproduction. Cette théorie, vivement critiquée, n'a pas tardé à être supplanté par les théories instrumentalistes et mobilisationnistes, dont les principaux défenseurs sont Glazer et Moynihan : selon eux, les formes d'identification diverses (religion, langue, origine nationale...) sont devenues des « foyers effectifs de mobilisation de groupes pour des buts politiques concrets ». Nous pouvons également citer la théorie marxiste de l'ethnicité (les antagonismes entre immigrés et nationaux trouvent leur source dans la segmentation du marché du travail), ou encore la théorie néo-culturaliste. Le fait qu'il n'existe pas de définition officielle de l'ethnicité ou de la race complique encore un peu plus le débat.
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