Lutilisation de la musique par lAllemagne nazie
Date de publication :
01/06/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
14 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le contrôle de la musique en Allemagne
- La musique « dégénérée »
- L'esthétisation de la politique
- La musique dans les camps de concentration
- Une musique résistante
- La musique, un moyen de domination total, même dans les camps de concentration
- Une arme sadique
- La musique en France pendant l'occupation
- Idéologie et musique
- Une musique française résistante ?
- La musique, cheval de Troie allemand
Résumé :
Pour ce qui est de la dimension politique de la musique, Jean-Marie Donegani lance dans l'éditorial d'une revue spécialisée : « La musique relève de la politique en ce qu'elle est supposée dotée d'un pouvoir, de faire croire ou de faire faire ». Il en émane une « prise en compte de la fonction politique de la musique ». Cette dernière est explicitée au moyen de ce syllogisme avancé par François Nicola : est considéré comme politique ce qui a du pouvoir, « en particulier sur le lien social ». La musique a des pouvoirs. Elle est donc politique.
Mais la dimension collective des pouvoirs de la musique esquisse l'horizon de dérives adémocratiques. Platon avait déjà pris conscience de ces éventualités. Il « parle de maîtriser la musique, de veiller à ce qu'elle serve très exactement les fins politiques qui lui sont assignées ». « La capacité de mobilisation des masses par la musique [...] est sans comparaison ». Elle est, et a été, utilisée de façon récurrente par les mouvements politiques et les Etats, sans distinctions idéologiques. L'adage « si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique » n'est pas resté lettre morte. Il y a donc un risque conséquent d'appropriation de la musique par la politique, dont la propension augmente à mesure que l'on s'éloigne de la démocratie. Ce sont par conséquent les régimes totalitaires qui sont le plus prédisposés à usurper ces pouvoirs. On sait que « le régime nazi se présente [...] comme un régime totalitaire modèle. » Ainsi, il est intéressant de se pencher sur la manière dont le régime nazi s'est approprié la musique. On peut découper l'analyse en trois parties : tous d'abord en allemagne, puis dans les camps de concentration et enfin dans un pays conquis, la France
Mais la dimension collective des pouvoirs de la musique esquisse l'horizon de dérives adémocratiques. Platon avait déjà pris conscience de ces éventualités. Il « parle de maîtriser la musique, de veiller à ce qu'elle serve très exactement les fins politiques qui lui sont assignées ». « La capacité de mobilisation des masses par la musique [...] est sans comparaison ». Elle est, et a été, utilisée de façon récurrente par les mouvements politiques et les Etats, sans distinctions idéologiques. L'adage « si tu veux contrôler le peuple, commence par contrôler sa musique » n'est pas resté lettre morte. Il y a donc un risque conséquent d'appropriation de la musique par la politique, dont la propension augmente à mesure que l'on s'éloigne de la démocratie. Ce sont par conséquent les régimes totalitaires qui sont le plus prédisposés à usurper ces pouvoirs. On sait que « le régime nazi se présente [...] comme un régime totalitaire modèle. » Ainsi, il est intéressant de se pencher sur la manière dont le régime nazi s'est approprié la musique. On peut découper l'analyse en trois parties : tous d'abord en allemagne, puis dans les camps de concentration et enfin dans un pays conquis, la France
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