La valorisation des formations humaines à Cuba (1959-2005) : les relations dynamiques de complémentarité et de contradiction entre le social et léconomique
Date de publication :
22/01/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
79 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'analyse empirique de la relation éducation - croissance à Cuba (1959-2004): la mesure du « capital humain » et les principaux résultats
- La production de « capital humain » à Cuba : appréciation numérique du processus de massification de l'éducation
- Le « capital humain » de Cuba dans la comptabilité de la croissance : un aperçu contradictoire des résultats
- L'analyse économétrique du rôle du « capital humain » dans la croissance
- Education et développement socio-économique : les temporalités des complémentarités et des contradictions entre le social et l'économique
- Les conditions initiales de la révolution et la promotion de la formation sociale dans l'économie socialiste (1959 - 1970)
- Dynamique d'intégration socialiste, accélération de la formation sociale et accentuation des contradictions économiques (1970-1989)
- Effets de la crise et de la « période spéciale » sur l'économie et l'éducation (1990 à nos jours)
- « Economie de la connaissance » et socialisme: le rôle clé de la biotechnologie cubaine dans l'économie d'un savoir collectif
- « Economie de la connaissance » : une clarification nécessaire à partir de l'expérience cubaine
- Le profil actuel du développement biotechnologique et le rôle concret de la coopération dans l'objectivation de l'économie du savoir collectif
Résumé :
L'éducation est devenue dans la plupart des pays une des activités les plus importantes au point de constituer « la plus grande industrie nationale » . L'assimilation de l'éducation à un investissement dans l'être humain et l'être humain formé à un capital a constitué la base du concept de « capital humain ». L'objet économique éducation a subi une force gravitationnelle centrée sur les impératifs de rentabilité et d'efficacité. L'introduction de la variable éducative à l'intérieur de la fonction de production macro-économique procède de cette démarche et montre de sérieuses difficultés à rendre compte de la complexité de l'expérience humaine qu'est l'éducation. Sa réduction au concept éthéré de « capital humain » est une lacune majeure pour saisir la pluridimensionnalité des processus éducatifs et leur insertion dans une formation sociale donnée. Il s'agit donc de renouer avec les besoins sociaux de la politique d'éducation puisque celle-ci est consubstantielle au développement comme processus de transformations des structures socio-économiques et devient, par sa nature, son contenu et ses modalités en relation avec le travail productif, un levier essentiel pour échapper au sous-développement de l'humain. La question essentielle de l'éducation au service du développement économique apparaît comme secondaire puisqu'elle est « un créateur de capacité à créer la richesse et pour les agents d'exercer leurs capabilités » .
L'objectif de cet article est d'explorer plus en avant le sens de la complémentarité et de la contradiction qui caractérise les relations ou les causalités entre le développement de l'éducation et le développement économique dans un processus de formation sociale spécifique. Pour ce faire, cette contribution vise à proposer, à partir de l'analyse de long terme des relations éducation - croissance et éducation - développement à cuba, des éléments de réflexion sur l'existence d'un développement par l'éducation atypique.
Dans la section 1, nous commencerons par présenter les travaux de mesure portant sur le « capital humain » cubain pour en saisir les dynamiques d'accumulation sur longue période (1960-2005), puis, nous examinerons les principaux résultats qui se détachent des analyses « comptables » et « économétriques » issues des modèles néoclassiques de croissance.
Dans la section 2, nous proposons de revenir par étape historique sur la genèse de la formation sociale née de la révolution. La politique d'éducation intégrée dans un environnement économique externe « protégé » a propulsé la production de qualification à dominante sociale donnant lieu à une contradiction de valorisation avec une base productive essentiellement agricole (le sucre). Avec la décennie 1990, le renouveau de la contradiction prend forme avec la crise économique moins à travers un phénomène de saturation des disponibilités en « formations humaines » (phénomène de « surinvestissement » éducatif notamment social) qu'une distorsion dans la localisation sectorielle des qualifications dans une économie tournée vers le tourisme.
Enfin, dans la section 3, la complémentarité entre le développement économique et social semble diriger durablement son vecteur de valorisation dans le secteur performant de la biotechnologie médicale. Fruit de l'accumulation collective d'un savoir social de haut niveau et d'une politique très active en matière d'investissement, les externalités positives nationales et internationales générées par la sphère éducation-médecine-biotechnologie transcendent le rapport capitaliste marchand des « connaissances ». L'économie du « savoir collectif » à cuba devient la pierre angulaire des nouveaux rapports Sud-Sud.
L'objectif de cet article est d'explorer plus en avant le sens de la complémentarité et de la contradiction qui caractérise les relations ou les causalités entre le développement de l'éducation et le développement économique dans un processus de formation sociale spécifique. Pour ce faire, cette contribution vise à proposer, à partir de l'analyse de long terme des relations éducation - croissance et éducation - développement à cuba, des éléments de réflexion sur l'existence d'un développement par l'éducation atypique.
Dans la section 1, nous commencerons par présenter les travaux de mesure portant sur le « capital humain » cubain pour en saisir les dynamiques d'accumulation sur longue période (1960-2005), puis, nous examinerons les principaux résultats qui se détachent des analyses « comptables » et « économétriques » issues des modèles néoclassiques de croissance.
Dans la section 2, nous proposons de revenir par étape historique sur la genèse de la formation sociale née de la révolution. La politique d'éducation intégrée dans un environnement économique externe « protégé » a propulsé la production de qualification à dominante sociale donnant lieu à une contradiction de valorisation avec une base productive essentiellement agricole (le sucre). Avec la décennie 1990, le renouveau de la contradiction prend forme avec la crise économique moins à travers un phénomène de saturation des disponibilités en « formations humaines » (phénomène de « surinvestissement » éducatif notamment social) qu'une distorsion dans la localisation sectorielle des qualifications dans une économie tournée vers le tourisme.
Enfin, dans la section 3, la complémentarité entre le développement économique et social semble diriger durablement son vecteur de valorisation dans le secteur performant de la biotechnologie médicale. Fruit de l'accumulation collective d'un savoir social de haut niveau et d'une politique très active en matière d'investissement, les externalités positives nationales et internationales générées par la sphère éducation-médecine-biotechnologie transcendent le rapport capitaliste marchand des « connaissances ». L'économie du « savoir collectif » à cuba devient la pierre angulaire des nouveaux rapports Sud-Sud.
Voir docs similaires : Économie générale
1
Le savoir collectif et sa valorisation hors marché à Cuba : application au secteur biotechnologique
Étude de cas | 22/01/2008 | fr | .doc | 20 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Économie générale
Les plus consultés sur 30 jours en : Économie générale
1
Les modalités de l'action des banques centrales sur les taux d'intérêt et les conséquences économiques de ces interventions
Exposé | 13/04/2009 | fr | .doc | 2 pages
4
Processus de création d'entreprise: bar à thème
Étude de marché | 09/06/2006 | fr | .doc | 40 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
