La vie politique française de 1880 à 1945
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publié le 19/05/2008
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Résumé
La IIIe République est le régime le plus long connu par la France depuis la Révolution Française. Pourtant, si elle réussit à surmonter les épreuves, à rallier la majorité de ses adversaires, elle ne peut jamais sappuyer sur une situation apaisée. Les divisions intérieures, qui atteignent la limite de la guerre civile, au tournant du siècle, les crises économiques, sociales et diplomatiques, la mettent constamment sur la défensive, jusquà sa chute, le 10 juillet 1940.
La IIIe République a fixé les grands principes sur lesquels doit reposer un système démocratique. Elle a fait des libertés fondamentales une de ses priorités. Elle est cependant loin de représenter le « système parfait », au regard de nos conceptions contemporaines du rôle de lEtat. La répression reste en effet longtemps un moyen de gouvernement, celui-ci nhésitant pas à faire intervenir larmée contre les grévistes ou les « factieux ».
En outre, ce régime nest pas un « tout » homogène. Il évolue, subit des mutations, liées aux situations intérieures et extérieures, et au bouleversement du cénacle politique. Dans les années trente, en effet, tous ses fondateurs ont disparu, et ce sont de nouvelles générations qui ont pour la plupart gagné leur légitimité dans la Grande Guerre qui sont aux commandes.
Les « tendances » politiques sont, dans le même temps, extrêmement mouvantes. La loi de 1901 sur les associations permet une approche plus claire de la répartition des acteurs dans les débats didée, en autorisant la création de partis. Ceux-ci nont pas pour autant une véritable cohésion, dautant que la séparation droite-gauche est loin dêtre intangible. Le cas du parti radical après guerre est à ce titre particulièrement parlant, naviguant dun pôle à lautre avec un certain opportunisme.
De plus certaines valeurs « de gauche », deviennent progressivement celles de la droite. Ainsi, la gauche républicaine des années 1870 1880, pétrie de lexemple des soldats de lAn II, attachée à la défense de la patrie, se laisse gagner par le pacifisme, laissant la droite brandir, à la suite de la crise boulangiste et de lAffaire Dreyfus, létendard du nationalisme.
La dérive droitière des caciques de la première génération républicaine est aussi un élément remarquable. Les membres de la gauche la plus intransigeante des années 1880, dont Clemenceau est le ténor, évoluent vers des positions réactionnaires, refusant daller plus loin dans les réformes. Les premiers socialistes, dépassés par les révolutionnaires de la S.F.I.O. naissante, deviennent, tel Millerand, premier socialiste à entrer dans un gouvernement, des piliers du conservatisme dans les années 1920.
Pourtant, malgré ses erreurs, ses divisions et ses insuffisances, la IIIe République à été une étape de première importance vers lEtat de Droit. Le rôle de lécole obligatoire, la liberté de la presse, ont favorisé un véritable apprentissage de la vie citoyenne, et apporté à chacun une autonomie de pensée nouvelle, permettant de se forger individuellement une identité politique, qui sest véritablement exprimée avec la création des premiers isoloirs à la veille de la Grande guerre.
La IIIe République a fixé les grands principes sur lesquels doit reposer un système démocratique. Elle a fait des libertés fondamentales une de ses priorités. Elle est cependant loin de représenter le « système parfait », au regard de nos conceptions contemporaines du rôle de lEtat. La répression reste en effet longtemps un moyen de gouvernement, celui-ci nhésitant pas à faire intervenir larmée contre les grévistes ou les « factieux ».
En outre, ce régime nest pas un « tout » homogène. Il évolue, subit des mutations, liées aux situations intérieures et extérieures, et au bouleversement du cénacle politique. Dans les années trente, en effet, tous ses fondateurs ont disparu, et ce sont de nouvelles générations qui ont pour la plupart gagné leur légitimité dans la Grande Guerre qui sont aux commandes.
Les « tendances » politiques sont, dans le même temps, extrêmement mouvantes. La loi de 1901 sur les associations permet une approche plus claire de la répartition des acteurs dans les débats didée, en autorisant la création de partis. Ceux-ci nont pas pour autant une véritable cohésion, dautant que la séparation droite-gauche est loin dêtre intangible. Le cas du parti radical après guerre est à ce titre particulièrement parlant, naviguant dun pôle à lautre avec un certain opportunisme.
De plus certaines valeurs « de gauche », deviennent progressivement celles de la droite. Ainsi, la gauche républicaine des années 1870 1880, pétrie de lexemple des soldats de lAn II, attachée à la défense de la patrie, se laisse gagner par le pacifisme, laissant la droite brandir, à la suite de la crise boulangiste et de lAffaire Dreyfus, létendard du nationalisme.
La dérive droitière des caciques de la première génération républicaine est aussi un élément remarquable. Les membres de la gauche la plus intransigeante des années 1880, dont Clemenceau est le ténor, évoluent vers des positions réactionnaires, refusant daller plus loin dans les réformes. Les premiers socialistes, dépassés par les révolutionnaires de la S.F.I.O. naissante, deviennent, tel Millerand, premier socialiste à entrer dans un gouvernement, des piliers du conservatisme dans les années 1920.
Pourtant, malgré ses erreurs, ses divisions et ses insuffisances, la IIIe République à été une étape de première importance vers lEtat de Droit. Le rôle de lécole obligatoire, la liberté de la presse, ont favorisé un véritable apprentissage de la vie citoyenne, et apporté à chacun une autonomie de pensée nouvelle, permettant de se forger individuellement une identité politique, qui sest véritablement exprimée avec la création des premiers isoloirs à la veille de la Grande guerre.
Sommaire
- La République s'enracine (1880 1898)
- La République opportuniste (1880 1885)
- La République divisée (1885 1890)
- 1890 1898 : Dix nouvelles années de crises
- La République pendant la Belle époque 1898 1914
- L'affaire Dreyfus (1898 1906)
- La république radicale (1898 1914)
- Bilan économique et social
- La politique extérieure de 1880 à 1914
- La politique coloniale
- Evolution des relations intra- européennes
- La IIIe République de la guerre à la crise
- La Première Guerre mondiale
- La République de l'Après guerre (1919 1924)
- 1924 1931 : retour de l'instabilité
- Le temps des crises (1932 1939
- La crise économique
- La crise politique
- Le Front Populaire
- La dégradation des relations internationales
- La France dans la Deuxième Guerre mondiale (1939 1945)
- La débâcle de 1940
- Le régime de Vichy
- La Résistance et la France Libre
- La Libération
- Vivre sous l'occupation
