La ville
Date de publication :
27/08/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- La ville, une utilité façonnée par l'homme
- La ville moderne, symbole du progrès technique
- La ville, symbole traditionnel de la liberté
- L'homme isolé par la rationalité de la ville
- La cité détruite par la ville moderne
- La ville moderne, une réalité déshumanisante
Résumé :
Paris, la «ville Lumière», est l'un des symboles traditionnels de la ville dont elle souligne les attraits : richesse de la vie culturelle, richesse architecturale, témoin de l'histoire, point de rencontre cosmopolite etc. Au regard de ce symbole, il apparaît que la ville, création essentiellement humaine, a dépassé sa vocation politique originelle.
La création de Rome par Rémus et Romulus est emblématique de la fonction première de la ville : une organisation politique. L'homme est un animal politique, ainsi que l'a souligné Aristote, et il est naturellement porté à vouloir se regrouper. La ville antique est donc une communauté d'hommes animée par le «vouloir vivre ensemble » décrit par Ernest Renan (Qu'est-ce qu'une nation ?). Ce regroupement est volontaire et doit permettre l'organisation et la régulation de la communauté via l'édiction des règles du jeu social. Au fil du temps, la vocation politique de la ville, de la cité a été gommée au profit de la nation et de l'Etat à qui est désormais dévolue la compétence politique. De cité, d'organisation politique souveraine, la ville a été progressivement réduite au simple regroupement urbain, doté de pouvoirs politiques limités dans leur essence et dans leur étendue.
La ville moderne semble se ramener à une simple réalité qui cherche sa légitimité dans son utilité. Création humaine, la ville s'est mise au service de l'homme qui l'a façonnée selon ses désirs. La ville rime désormais avec la technique, la rapidité, l'emploi et symbolise la domestication du progrès au service de la liberté individuelle, de l'épanouissement personnel. Pourtant, la ville est une réalité ambivalente. Alors même qu'elle doit permettre à l'homme de se réaliser en tant qu'individu libre et perfectible, pour reprendre la terminologie rousseauiste, elle n'y parvient qu'au prix de la dissolution de la communauté urbaine. En effet, la ville moderne est synonyme de solitude, de stress. Sa rationalisation exacerbée a conduit à la destruction de la cité et finalement de l'âme de la ville : une communauté volontairement constituée, liée par un fort sentiment d'appartenance, ce que les sociologues appellent le lien social.
Si la ville est une réalité, une utilité façonnée par l'homme (I), sa domestication voulue a conduit à l'isolement de l'homme par la ville (II).
La création de Rome par Rémus et Romulus est emblématique de la fonction première de la ville : une organisation politique. L'homme est un animal politique, ainsi que l'a souligné Aristote, et il est naturellement porté à vouloir se regrouper. La ville antique est donc une communauté d'hommes animée par le «vouloir vivre ensemble » décrit par Ernest Renan (Qu'est-ce qu'une nation ?). Ce regroupement est volontaire et doit permettre l'organisation et la régulation de la communauté via l'édiction des règles du jeu social. Au fil du temps, la vocation politique de la ville, de la cité a été gommée au profit de la nation et de l'Etat à qui est désormais dévolue la compétence politique. De cité, d'organisation politique souveraine, la ville a été progressivement réduite au simple regroupement urbain, doté de pouvoirs politiques limités dans leur essence et dans leur étendue.
La ville moderne semble se ramener à une simple réalité qui cherche sa légitimité dans son utilité. Création humaine, la ville s'est mise au service de l'homme qui l'a façonnée selon ses désirs. La ville rime désormais avec la technique, la rapidité, l'emploi et symbolise la domestication du progrès au service de la liberté individuelle, de l'épanouissement personnel. Pourtant, la ville est une réalité ambivalente. Alors même qu'elle doit permettre à l'homme de se réaliser en tant qu'individu libre et perfectible, pour reprendre la terminologie rousseauiste, elle n'y parvient qu'au prix de la dissolution de la communauté urbaine. En effet, la ville moderne est synonyme de solitude, de stress. Sa rationalisation exacerbée a conduit à la destruction de la cité et finalement de l'âme de la ville : une communauté volontairement constituée, liée par un fort sentiment d'appartenance, ce que les sociologues appellent le lien social.
Si la ville est une réalité, une utilité façonnée par l'homme (I), sa domestication voulue a conduit à l'isolement de l'homme par la ville (II).
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