La violence politique du populaire Clodius
Date de publication :
26/06/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Clodius : unique fauteur de troubles ?
- Clodius : ` l'agitateur né '
- Rivalités politiques ou personnelles ?
- Institutions mises à mal
- Clodius : victime de sa violence ?
- Un adversaire à éliminer
- Du complot à l'attentat
- Le drame
Résumé :
Le texte que nous allons commenter, extrait des Discours pour Milon (Pro Milone en latin), écrit par Cicéron en 52 av. J-C, est à l'origine, avant sa réécriture une plaidoirie de Cicéron en faveur de Milon, accusé de l'assassinat de clodius Pulcher. Cicéron, homme d'état romain et auteur latin d'un abondante production, fut également un juriste reconnu. Entré dans la carrière politique en « homo novus », il suivit les différentes étapes du cursus honorum, tout en établissant une réputation d'avocat impartial et engagé contre la corruption. Proche du parti conservateur des optimates, il est élu consul pour l'année 63. Charge pendant laquelle il sauvera la République en faisant échoué la conjuration de Catilina, adversaire politique du camps des populares (proche du César), qui fomentait un coup d'état. En 58, le tribun de la plèbe clodius Pulcher, qui lui voue une haine tenace depuis que Cicéron l'a confondu en 62 dans l'affaire de la Bona Dea, le fait exiler sous prétexte de procédés illégaux dans le jugement établi contre les partisans de Catilina. Soutenu par le nouveau tribun de la plèbe Titus Annius Milon, Cicéron peut rentrer triomphalement à Rome un an et demi plus tard. Le sénat l'indemnisera pour la perte de ses biens, maison détruite, terrain spolié, occasionnés par clodius. Mais les luttes politiques dégénèrent en affrontement violents entre groupes partisans des populares (clodius, César) et des optimates (Milon, Cicéron, Pompée), empêchant la tenue normale des élections et mettant la République au bord de la guerre civile qui éclatera finalement deux ans plus tard en 50 av. J-C. Cette période de crises est un moment décisif dans l'histoire de Rome ; les règles institutionnelles se retrouvent bafouées par les ambitions personnelles de quelques individus. Un nouvel instrument de pouvoir apparaît dans cette lutte: les factions armées, capables de mettre en péril l'unité sociale de la République jusque dans son organisation politique risquant de la plonger dans le chaos de l'anarchie. C'est pour rappeler ce contexte d'instabilité politique que Cicéron entame sa plaidoirie en faveur de Milon par cet adresse au tribunal : « Si un président et des juges également éclairés et intègres ont été choisis pour composer ce tribunal et prononcer dans ce jugement, il ne vous reste plus qu'à rechercher qui des deux est l'agresseur. » Pour toutes ces raisons historiques, l'attitude de Cicéron est bien plus dépendante des conflits d'intérêts en jeux entre les différentes factions que ce qu'il ne laisse entendre, s'agissant là de l'histoire des haines personnelles qui reflètent et illustrent celle des mouvements politiques qui s'affrontent alors, illustration de la lutte acharnée qui oppose les grands chefs du moment, plus soucieux de leur gloire personnelle que de celle de Rome. Nous allons donc étudier à partir de cet extrait comment Cicéron, tout en évitant les problématiques politiques et sociales d'organisation de la République que soulève clodius et les populares, va dans sa défense de Milon, construire un témoignage à charge contre clodius, victime devenant accusé. Nous verrons dans une première partie que lorsqu'il dit « daignez écouter avec attention le récit des faits : je vais les exposer en peu de mots », l'intention de Cicéron était de présenter au tribunal en quoi clodius restait pour lui l'unique fauteur des troubles. Nous pouvons voir dans une deuxième partie que cette plaidoirie était nécessaire à Cicéron pour prouver à Rome l'utilité de l'acte de Milon. L'image qu'il propose de la situation nouvelle créée par la disparition de clodius est celle d'une république revenue à ses anciennes maximes, où l'on ne voit que loyauté, courage et respect des lois et de la justice.
Voir docs similaires : Histoire antique
3
Le départ en exil de Cicéron. Plutarque, Cicéron, XX-XXII. (Commentaire de texte)
Exposé | 01/11/2001 | fr | .doc | 6 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Histoire antique
4
Les dernières années de Timoléon, d'après un extrait des "Vies parallèles" de Plutarque
Commentaire de texte | 29/10/2009 | fr | .doc | 6 pages
5
L'origine des Jeux olympiques, d'après un extrait de "Olympiques", Pindare
Commentaire de texte | 21/10/2009 | fr | .doc | 4 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Histoire antique
3
La domination athénienne en Eubée : décret des Athéniens sur la cité de Chalcis (IG I3, n 40)
Exposé | 31/01/2007 | fr | .doc | 4 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
