Violence et religion dans l'Antiquité : le cas du conflit entre catholiques et donatistes en Afrique, de la Grande persécution à l'invasion Vandale
Date de publication :
01/06/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
28 pages
Sommaire :
Sommaire
- La violence dans les sources
- Les mots de la violence
- L'utilisation rhétorique de la violence
- La violence à l'échelle locale
- Les fondements de la violence
- Typologie des violences locales
- Les messages véhiculés par la violence
- L'attitude impériale face à la violence
- La politique impériale de Constantin à Julien
- De l'avènement de Gratien à l'invasion vandale
Résumé :
L'intérêt porté à l'étude de la violence en histoire n'a cessé de croître durant ces dernières décennies. Parmi ces recherches, l'étude de la violence dans le domaine du religieux offre des traits et des difficultés spécifiques. Dans son étude sur l'antiquité tardive, Jones distingue trois grands types de situations où la violence peut émerger : lors de périodes de famines, lors d'une escalade dans les rivalités au sein des différentes factions du cirque et enfin lors de conflits religieux. En considérant cette typologie, on constate que les violences religieuses sont sans doute les plus complexes à analyser. Il semble parfois bien difficile de saisir les causes réelles de la violence religieuse, alors que celles des autres types de conflits semblent davantage prévisibles.
Dans quelle mesure la violence des conflits religieux est-elle réellement le fruit de problèmes religieux, et à l'inverse n'insiste-t-on pas trop parfois sur les possibles causes séculières d'un conflit, tendant à le vider de sa dimension religieuse ? Ces questions ne peuvent que difficilement être résolues, le nombre de thèses contradictoires qui font l'historiographie du conflit donatiste, en particulier depuis le travail de Frend, le montre bien. Cela tient à la nature même des sources, qui sont dans une immense majorité des écrits polémiques, n'offrant qu'un éclairage partial sur les motivations des acteurs. Ces écrits nous informent sur la vision qu'a l'auteur du conflit, la façon dont il se positionne au sein de celui-ci, sur son schéma d'interprétation, mais il ne nous informe pas sur les motivations réelles des acteurs. Par ailleurs il est souvent bien difficile de définir clairement quels sont les participants de ces violences, de voir à quelles couches sociales ils appartiennent.
Ce travail sur les limites que l'on impose à notre regard sur les violences du conflit étant effectué, on peut dans un second temps examiner la violence du conflit elle-même. Comment le conflit est-il premièrement tombé dans une spirale de violence qu'elle est la raison d'être de cette violence ? On peut ensuite se demander de quoi est faite cette violence, qui touche-t-elle, dans quelles conditions ? Enfin on peut étudier ce que la violence nous apprend sur le conflit lui-même, sur un certain imaginaire que se sont construit les opposants, sur la façon dont la violence est conduite, sur les pratiques et les symboles qui se cachent derrière les actes. Tout ce travail permettra de mieux saisir comment se déroulait la violence sur le terrain, dans la réalité, avant de voir dans une dernière partie quelle réponse offrait l'Etat à cette violence locale.
Dans quelle mesure la violence des conflits religieux est-elle réellement le fruit de problèmes religieux, et à l'inverse n'insiste-t-on pas trop parfois sur les possibles causes séculières d'un conflit, tendant à le vider de sa dimension religieuse ? Ces questions ne peuvent que difficilement être résolues, le nombre de thèses contradictoires qui font l'historiographie du conflit donatiste, en particulier depuis le travail de Frend, le montre bien. Cela tient à la nature même des sources, qui sont dans une immense majorité des écrits polémiques, n'offrant qu'un éclairage partial sur les motivations des acteurs. Ces écrits nous informent sur la vision qu'a l'auteur du conflit, la façon dont il se positionne au sein de celui-ci, sur son schéma d'interprétation, mais il ne nous informe pas sur les motivations réelles des acteurs. Par ailleurs il est souvent bien difficile de définir clairement quels sont les participants de ces violences, de voir à quelles couches sociales ils appartiennent.
Ce travail sur les limites que l'on impose à notre regard sur les violences du conflit étant effectué, on peut dans un second temps examiner la violence du conflit elle-même. Comment le conflit est-il premièrement tombé dans une spirale de violence qu'elle est la raison d'être de cette violence ? On peut ensuite se demander de quoi est faite cette violence, qui touche-t-elle, dans quelles conditions ? Enfin on peut étudier ce que la violence nous apprend sur le conflit lui-même, sur un certain imaginaire que se sont construit les opposants, sur la façon dont la violence est conduite, sur les pratiques et les symboles qui se cachent derrière les actes. Tout ce travail permettra de mieux saisir comment se déroulait la violence sur le terrain, dans la réalité, avant de voir dans une dernière partie quelle réponse offrait l'Etat à cette violence locale.
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