La violence dans les sociétés contemporaines

Date de publication :

14/12/2007

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

7 pages

Niveau :

grand public

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Sommaire :

 
 

Sommaire La violence dans les sociétés contemporaines Sommaire

 
  1. Une analyse théorique de la violence
    1. La violence comme dysfonctionnement : une approche fonctionnaliste
    2. La violence comme exclusion : une approche par la stratification sociale
  2. Une analyse empirique de la violence
    1. La violence est en nette augmentation ces vingt-cinq dernières années
    2. La violence est le fruit de l'élargissement de la classe moyenne

Résumé :

« As-tu peur d'être dans tes actes et dans ta résolution le même que dans ton désir ? Voudrais-tu avoir ce que tu estimes être l'ornement de la vie, et vivre couard dans ta propre estime, laissant un « je n'ose pas » suivre un « je voudrais », comme le pauvre chat de l'adage ? ». Par la scène 1 de l'acte I de MacBeth de William SHEAKSPEARE se pose d'emblée la problématique du rapport de la violence à la lutte du pouvoir, le jeune MacBeth aspirant aux hautes sphères administratives du Danemark reprenant de ce fait d'hostiles maximes florentines : « apprendre à n'être pas bon et user ou n'en user pas selon la nécessité » (Le Prince, MACHIAVEL). Tous mus par la même fortune, ne se plaisent-ils pas, dans un temps second, à refréner les malins vices d'autrui ?
Le contrôle social formel est le processus par lequel des groupes sociaux et des institutions spécifiques comme la Justice, la Police et la Religion régulent les activités sociales afin d'assurer le maintien des règles et de prévenir les comportements déviants. Les sanctions correspondantes sont de natures diverses : sanctions juridiques, morales et religieuses. A contrario le contrôle social informel est le contrôle par lequel les interactions sociales contribuent à réguler les comportements sociaux d'autrui en instituant un compromis entre les différentes attentes personnelles. Le contrôle social est donc composé de sous variables interdépendantes qui se recoupent : se sont les statuts et normes juridiques, les statuts, normes et rôles sociaux. Tandis que les statuts juridiques renvoient à des obligations, des devoirs, des droits et des compétences ; les statuts sociaux renvoient à des attentes, des contraintes et des ressources liées à telles positions sociales compte tenu de la stratification sociale née de la division du travail social. Jean STOETZEL dans Psychologie sociale (1963) désigne par statut social l'ensemble des comportements qu'un agent social peut légitimement attendre de la part des autres, et par rôle social l'ensemble des comportements que les autres peuvent légitimement attendre de la part de l'agent considéré. Dès lors, pour comprendre l'agencement d'un système social, entendu comme l'agencement complexe et structuré de configurations sociales, il est possible d'analyser les positions sociales des différents agents sociaux considérés ; La position sociale d'un agent agissant de manière déterminante sur ses formes d'interactions sociales. Rôle social et statut social sont pourvoyeurs de contraintes et de ressources dans toute configuration sociale à forte mobilité sociale, à différenciation sociale approfondie valorisatrice de pluralisme et d'innovations personnelles.
Le contrôle social dépend ainsi de la régulation sociale, c'est-à-dire d'une dynamique de validation et/ou de production normatif des règles sociétales. Autrement dit, le contrôle social, en tant que contingence, se définit pour le politique et par la politique. Effectivement, selon Jean BAUDOIN et Philippe BRAUD le politique désigne l'ensemble des activités qui permettent d'assurer l'unité et la pérennité d'un espace social hétérogène tandis que la politique indique la scène où s'affrontent agents et groupements en compétition pour la conquête du pouvoir. Tout pouvoir désigne le résultat final d'une capacité légale à exercer une compétence, à prendre une décision exécutoire tout en étant plus ou moins formellement centralisé. La citoyenneté, c'est-à-dire la capacité à jouir de ces droits civiques rattachés à la nationalité en recouvrant la liberté d'expression, la liberté d'opinion, la liberté de circulation, le droit de vote et l'éligibilité ainsi que la capacité d'accès aux fonctions d'autorité dans l'appareil d'état, permet alors la réalisation de cette dynamique. La typologie de T.H. MARSHALL exposée à Oxford en 1949 dans la célèbre conférence « Citizenship and social class », publiée en 1950 sous l'appellation Citizenship and social classe and other essays, propose qualitativement de rendre compte de cette dynamique en distinguant citoyenneté civique, citoyenneté politique et citoyenneté économique et sociale. La citoyenneté civique est relative aux libertés fondamentales. La citoyenneté politique est relative à la mise en place et à l'élargissement progressif du suffrage universel selon quelques dates clés comme 1791 pour la création du suffrage universel, 1848 pour l'abolition du suffrage censitaire, 1944 pour le droit de vote des femmes et 1971 pour l'abaissement du droit de vote à 18 ans pour la France par exemple. Quant à la citoyenneté économique, T.H. MARSHALL considère que le développement des systèmes de protection sociale inspiré du rapport BEVERIDGE Full imployment in a free society de 1942 postule l'accomplissement des trois phases de la citoyenneté. Cependant, comme le souligne Albert O. HIRSCHMAN dans Deux siècles de rhétorique réactionnaire (1991) la typologie de MARSHALL propose une lecture historiciste et eschatologique de la citoyenneté. Aussi, la typologie de MARSHALL ne propose qu'une des trois dimensions de la citoyenneté à savoir la dimension statutaire. Dans L'Année sociologique (1996) Patrick HASSENTEUFEL relève deux autres dimensions essentielles : la citoyenneté effective, c'est-à-dire l'existence réelle de la citoyenneté statutaire, et la citoyenneté identitaire, mode d'identification collective produit par la construction de l'Etat-Nation. Désormais problématique, l'articulation positive entre systèmes de protection sociale et citoyenneté est, depuis ces vingt-cinq dernières années, vivement critiquée, conséquence de l'émergence de nouvelles formes de pauvreté résultant d'un ralentissement de la croissance économique et de l'apparition d'un chômage de masse. A la sortie des systèmes de protection sociale, ce processus est souvent analysé en terme d'exclusion. René LENOIR dans Les exclus, un français sur dix (1974) considère que l'exclusion est un processus complexe et multidimensionnel qui affecte une part croissante de la société française tant au niveau statutaire et effectif qu'au niveau identitaire.
De ces différentes oeuvres, on retiendra que la violence dans les sociétés contemporaines est essentiellement fondée sur la précarité matérielle, symbolique et psychologique. En découle alors une analyse théorique de la violence, avant que d'en s'assurer la validité empirique.

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A propos de l'auteur :

pencil image Sébastien L. étudiant
Niveau :Grand public Etude suivie : Droit constitutionnel Ecole, université : Université Lyon III

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