La vision de l’Autre dans "Voyage dans l’empire mongol" de Guillaume de Rubrouck

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publié le 11/01/2008
 
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Résumé La vision de l’Autre dans "Voyage dans l’empire mongol" de Guillaume de Rubrouck Résumé

 
 
Au treizième siècle, les ambassadeurs occidentaux se multiplient et sont envoyés en terre mongole par les différents dirigeants, qu’ils soient rois ou papes. En effet, à cette époque, une véritable terreur est inspirée par ce peuple. Pour tenter de cerner ses ambitions politiques des différents états orientaux, des ambassadeurs et des missionnaires y sont envoyés, qui véhiculeront pour ces derniers, une certaine volonté de compréhension. C’est dans ce dernier groupe que peut se classer guillaume de rubrouck, envoyé par Louis XI afin de comprendre ce que sont ces mongols ; le franciscain répondra à cette interrogation dans une longue épître qu’il intitulera voyage dans l’empire mongol. Ce texte rompt avec ceux rédigés par les prédécesseurs de guillaume de rubrouck en ce sens où les mongols ne sont plus uniquement considérés comme des monstres, et que l’auteur, malgré de nombreux a priori va tenter d’en donner la vision la plus exhaustive possible.
C’est pourquoi il nous a semblé intéressant de travailler sur la vision de l’autre dans cet ouvrage. Il convient de préciser que nous nous intéresserons à l’autre en tant qu’étranger, aux mœurs et coutumes différentes de celui qui écrit. C’est pourquoi nous ne nous soucierons pas de distinguer les différents peuples rencontrés, guillaume de rubrouck ne les scindant pas avec exactitude lui-même.
Quelles représentations de l’autre sont données dans ce texte ? La vision du peuple mongol est-elle manichéenne ou plutôt à nuancer ? guillaume de rubrouck se contente-t-il de définir une civilisation, à l’aune de ses croyances et de ses a priori ? Ne nous donne-t-il pas en filigrane une représentation de lui-même et une esquisse de sa propre société ? Ce sont à ces interrogations que nous tenterons de répondre en analysant dans un premier temps l’image négative, qui prédomine dans l’épître de rubrouck. Nous verrons cependant dans un deuxième temps que l’auteur sait faire preuve d’une grande objectivité, et effectue un travail s’apparentant de très près à celui d’un ethnologue dans sa manière de définir une civilisation. Enfin, nous nous intéresserons plus particulièrement à la manière de dire l’autre, quels procédés sont utilisés pour définir l’altérité tout en gardant à l’esprit une interrogation essentielle : dire l’autre ne revient-il pas à se définir soi ?
 
 

Sommaire La vision de l’Autre dans "Voyage dans l’empire mongol" de Guillaume de Rubrouck Sommaire

 
  1. Une vision négative de l'autre
    1. L'autre, ce barbare
    2. L'Autre, un ennemi potentiel pour moi
    3. Le regard d'un chrétien occidental
  2. Le point de vue de l'ethnologue
    1. La reconnaissance manifeste des beautés résidant chez l'Autre
    2. Une définition objective du mode de vie d'un peuple
    3. Une très large vision du peuple mongol
  3. Dire l'autre = se narrer soi-même ?
    1. Espace et frontière : de l'autre à moi
    2. Dire l'Autre par rapport à soi
    3. L'Autre, miroir de moi-même
 
 
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