Sommaire
- Les masques swaihwé
- Les masques xwéxwé
- Le masque dzonokwa
Résumé de la fiche de lecture
Pendant son exil à New York, Lévi-Strauss fréquentait l’American Museum of Natural History aménagé par Franz Boas. Il s’intéressa donc aux masques des Indiens de la Côte Nord du Pacifique et en fit collection avec André Breton et Marc Ernst. Ces masques l’intriguaient : « au cours des années, ce sentiment de vénération restait miné par une inquiétude : cet art me posait un problème que je n’arrivais pas à résoudre. Certains masques, tous du même type me troublaient par leur facture. Leur style, leur forme étaient étranges ; leur justification plastique m’échappait (…) En regardant ces masques, je me posais sans cesse les mêmes questions. Pourquoi cette forme inhabituelle et si mal adaptée à leur fonction ? ».
Lévi-Strauss va montrer que la plastique du masque d’un peuple s’explique en fonction du mythe de ce même peuple et qu’un masque d’une tribu s’explique aussi en fonction des tribus voisines. Il va donc analyser les croyances mythiques, les pratiques rituelles et les œuvres plastiques que connaissent les tribus d’Amérique du Nord au bord du Pacifique. Nous nous intéresserons à trois masques : les masques swaihwé des peuples Salish, les masques xwéxwé des peuples Kwakiutl et les masques dzonokwa des peuples Kwakiutl également.
Nous essaierons de répondre à ces deux questions : y a-t-il un parallèle entre l’esthétique des masques et les croyances mythiques ? Et quelles sont les corrélations et oppositions que les masques similaires ou complètement opposés entretiennent entre eux ?
[...] A quatre reprises les femmes se changèrent en gros poissons rouges, animés de mouvements convulsifs qui étaient la cause des grondements entendus par le héros puis elles reprenaient leur aspect humain. Quatre personnages porteurs de masque xwéxwé dansaient devant elles en agitant des sistres de coquillages. A chaque sortie des danseurs, les poissons redevenaient femmes. L’orateur salua le héros et lui fit cadeau des trésors surnaturels de cette grande cérémonie. Le héros demanda que la maison cérémonielle lui soit livrée à domicile ce qui fut accepté. [...]
[...] Et les yeux ont la forme de deux cylindres de bois sculptés et saillant puissamment hors des orbites. Nous allons passer à présent à l’étude des mythes salish, il y en a plusieurs qui proviennent de l’île et plusieurs qui proviennent du continent. Il serait trop long de tous les évoquer, nous en donnerons donc juste quelques-uns en exemple. Un mythe de l’île nous dit qu’il y avait une fois un jeune garçon atteint d’une sorte de lèpre et donc exhalait une odeur puante. [...]
[...] Si ces masques sont assimilés à des poissons, alors cela expliquerait la langue fortement pendante souvent en forme de poisson : un mythe salish provenant de l’intérieur parle d’un esprit des eaux pêché par une femme qui a pris sa langue pour un poisson. Ces poissons sont sans doute des Scorpénidés nous dit Lévi-Strauss. Ces indications suggèrent une double affinité des masques swaihwé avec les poissons : métaphorique, puisque la grosse langue pendante est en forme de poisson et métonymique car c’est par la langue qu’on attrape les poissons. [...]
[...] En fait il est présent pendant les funérailles et ensuite pour le culte des ancêtres, dans la mise en œuvre des rites agraires de fertilité et de renouveau de la nature, dans le déroulement des cérémonies initiatiques. Il est aussi manifeste dans le théâtre tragique ou comique, les cortèges, les danses spontanés ou ritualisés. Le masque est reconnu, de premier abord, comme une modalité infaillible de manifestation du divin, de l’Etre universel. La personnalité du porteur n’est en général pas modifiée. [...]
[...] Bibliographie DE SIKE, Yvonne, fêtes et croyances populaires en Europe, Paris, Bordas FABRE, Daniel, Carnaval ou la fête à l’envers, Paris, Découvertes Gallimard HALIFAX, Jean, Les Chamans, Paris, édition de Seuil ISAMBERT, François-André, Le sens du sacré : fête et religion populaire, Paris, les éditions de Minuit LEVI-STRAUSS, Claude, la voie des masques, Paris, Plon MOHEN, Jean-Pierre, les rites de l’au delà, Paris, Edition Odile Jacob Site Web : _detoursdesmondes.typepad.com/dtours_des_mondes/2005/12/les masques_din.htm _www.galerizarra.com/punu.htm Annexes Masque swaihwé Masque dzonokwa Katchina Carnaval de Venise ci-dessus et de Nice ci-dessous Carnaval de Nice Masque Yaka Masque punu Claude LEVI-STRAUSS, la voie des masques, Paris, Plon p.44 BOAS, The Social Organization and the Secret Societies of the Kwakiutl Indians , eport of the U.S National Museum for [...]
- Niveau
- Grand public
- Etude suivie
- sociologie
- Ecole, université
- paris 5
- Date de publication
- 23/03/2007
- Langue
- français
- Format
- .doc
- Type
- fiche de lecture
- Nombre de pages
- 8 pages
- Niveau
- grand public
- Consulté
- 10 fois
- Validé par
- le comité Oboulo.com
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