Voyage et cinéma : de l'exploration à l'introspection ?
Date de publication :
20/10/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
13 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le voyage au cinéma: la naissance de l'écran total
- Le cinéma: un voyage dans notre réalité
- Le voyage: un topos de la rencontre
- Le cinéma du voyage: du voyage en utopie à la gestation en «egoland»
- De la recherche de l'autre à celle de soi
- La liberté du voyage cinématographique
Résumé :
«Les films sont plus harmonieux que la vie, il n'y a pas d'embouteillages dans les films, pas de temps morts, ils avancent comme des trains dans la nuit». Ainsi Le réalisateur Ferrand définissait son métier au jeune acteur Alphonse dans la Nuit Américaine, réalisé par François Truffaut (1973). Le cinéma, défini comme étant l'appareil permettant l'enregistrement et la projection d'une suite de vues donnant l'impression de mouvement, est donc le seul art qui n'immortalise pas la réalité en la figeant, comme ont pu le faire la peinture ou la photographie. Il s'est, au contraire, approché le plus possible de la vie dans la mesure où il s'est efforcé de suivre l'évolution physique et spirituelle des acteurs qui en ont été l'objet. Il a, en quelque sorte, réinventé la définition de «prendre sur le vif», ou d'»immortaliser», ce n'est plus un instant mais l'espace d'un instant. C'est d'ailleurs pour cela que si l'on résume d'une manière extrême, la théorie de Gilles Deleuze, on pourrait donner une définition du cinéma comme étant de l'espace fait temps. Quant au voyage, Montaigne le définissait, dans ses Essais comme étant «une mise en branle du corps et de l'âme» autrement dit comme étant une évolution d'un pont à un autre mais aussi et surtout un changement dans sa manière de voir ce qui nous entoure. En somme, dans un voyage, il y a toujours des contrées dont on ne revient jamais, celles que seul notre esprit a visitées. Mais on pourrait commencer par se demander comment le cinéma s'efforce de définir le voyage. Le voyage et le cinéma ont en commun l'image, et le mouvement. Alors ne pourrait-on pas craindre que, finalement, le cinéma n'apporte pas beaucoup plus, dans sa représentation du voyage, à sa définition? Ou va-t-il au contraire chercher à dépasser cela pour éviter de se réduire sinon à une simple illustration redondante (la mise en mouvement du mouvement)? Les enjeux de ce questionnement relatif au rôle qu'a joué le cinéma dans notre vision du voyage et à l'apport de la représentation du voyage dans la modernisation technique et esthétique du cinéma, seront soulevés à travers une analyse de l'écran pris comme une fenêtre sur le monde et comme l'évolution de l'imagerie du voyage au cinéma comme un passage de l'exploration vers l'introspection.
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