Le vrai et le faux chez Aristote
Date de publication :
05/02/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Quatre cas dans l'énonciation
- Les trois types d'états de fait
- L'impossibilité de dire le faux
Résumé :
aristote a donné une définition de ce qu'est le vrai et de ce qu'est le faux.
En effet, dire que l'étant n'est pas, ou que ne pas être c'est être, là est le faux, tandis que dire que ce qui est est ou que ce qui n'est pas n'est pas, c'est le vrai ; de sorte que celui qui dit que c'est ou que ce n'est pas dira vrai ou faux, mais il ne dit ni que l'étant, ni que le non-étant, n'est pas ou est.
To say that what is is not, or that what is not is, is false; but to say that what is is, and what is not is not, is true; and therefore also he who says that a thing is or is not will say either what is true or what is false. But neither what is nor what is not is said not to be or to be.
Considérons deux premières remarques : le discours porte sur l'être ou sur le non-être. Les choses sont ou ne sont pas. Nous pouvons, à partir de là, considérer quatre cas dans l'énonciation :
a/ dire que ce qui est est
b/ dire que ce qui n'est pas n'est pas
c/ dire que ce qui est n'est pas
d/ dire que ce qui n'est pas est
Les cas a et b sont considérés par aristote comme l'énonciation vraie. Les cas c et d comme l'énonciation fausse.
Peut-on penser que dire vrai, c'est dire les choses conformément au modèle (et dire faux, c'est les dire contrairement au modèle) ?
Selon aristote, il faut penser les choses telles qu'elles sont réellement. Dans De l'Interprétation, il dit :
Car s'il est vrai de dire que le blanc est ou que le blanc n'est pas, nécessairement le blanc est ou le blanc n'est pas. Et si le blanc est ou si le blanc n'est pas, il est vrai de l'affirmer ou de le nier ; et si le blanc n'est pas, on est dans l'erreur ; et si on est dans l'erreur, la blanc n'est pas.
aristote établit un lien d'équivalence entre la chose dite (langue) et la chose telle qu'elle existe réellement (modèle) : aristote l'affirme d'abord du discours à la chose, puis de la chose au discours. Dans Métaphysique Θ, 10, il reprendra en ces termes :
Ce n'est pas parce que nous pensons d'une manière vraie que tu es blanc, que tu es blanc, mais c'est parce que tu es blanc, qu'en disant que tu l'es, nous disons la vérité.
Cela nous permet de penser qu'il existe une différence dans la relation de la chose réelle à la chose dite. Ainsi, nous pourrions dire la relation du réel au langage de cette manière :
- de la chose réelle, nous pouvons engager la possibilité du discours sur cette chose
- tandis que de la chose dite, nous devons nécessairement penser l'existence d'une chose réelle.
En effet, dire que l'étant n'est pas, ou que ne pas être c'est être, là est le faux, tandis que dire que ce qui est est ou que ce qui n'est pas n'est pas, c'est le vrai ; de sorte que celui qui dit que c'est ou que ce n'est pas dira vrai ou faux, mais il ne dit ni que l'étant, ni que le non-étant, n'est pas ou est.
To say that what is is not, or that what is not is, is false; but to say that what is is, and what is not is not, is true; and therefore also he who says that a thing is or is not will say either what is true or what is false. But neither what is nor what is not is said not to be or to be.
Considérons deux premières remarques : le discours porte sur l'être ou sur le non-être. Les choses sont ou ne sont pas. Nous pouvons, à partir de là, considérer quatre cas dans l'énonciation :
a/ dire que ce qui est est
b/ dire que ce qui n'est pas n'est pas
c/ dire que ce qui est n'est pas
d/ dire que ce qui n'est pas est
Les cas a et b sont considérés par aristote comme l'énonciation vraie. Les cas c et d comme l'énonciation fausse.
Peut-on penser que dire vrai, c'est dire les choses conformément au modèle (et dire faux, c'est les dire contrairement au modèle) ?
Selon aristote, il faut penser les choses telles qu'elles sont réellement. Dans De l'Interprétation, il dit :
Car s'il est vrai de dire que le blanc est ou que le blanc n'est pas, nécessairement le blanc est ou le blanc n'est pas. Et
aristote établit un lien d'équivalence entre la chose dite (langue) et la chose telle qu'elle existe réellement (modèle) : aristote l'affirme d'abord du discours à la chose, puis de la chose au discours. Dans Métaphysique Θ, 10, il reprendra en ces termes :
Ce n'est pas parce que nous pensons d'une manière vraie que tu es blanc, que tu es blanc, mais c'est parce que tu es blanc, qu'en disant que tu l'es, nous disons la vérité.
Cela nous permet de penser qu'il existe une différence dans la relation de la chose réelle à la chose dite. Ainsi, nous pourrions dire la relation du réel au langage de cette manière :
- de la chose réelle, nous pouvons engager la possibilité du discours sur cette chose
- tandis que de la chose dite, nous devons nécessairement penser l'existence d'une chose réelle.
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