« We the people
» Grandeur et vicissitudes de la citoyenneté américaine
Date de publication :
19/02/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Conceptions philosophique et politique de la citoyenneté américaine
- Définition politique et juridique de la citoyenneté américaine
- Une conception philosophique évolutive
- Eléments de définition de la réalité de cette citoyenneté
- La citoyenneté élément du statut social : voter et gagner sa vie (Judith Shklar)
- Citoyenneté et multiculturalisme : un problème identitaire qui rejaillit sur la conception de la citoyenneté
Résumé :
Les élections présidentielles américaines sont une bonne occasion de faire le point sur la citoyenneté aux Etats-Unis aujourd'hui, le vote étant une des manifestations visibles de cette citoyenneté
Selon Bryan R. Roberts la citoyenneté est le principe d'égale appartenance dans une nation basé sur un ensemble de droits et de devoirs reconnus publiquement. Le contenu de cette égalité qui est théorique, diffère selon les pays et évolue avec l'histoire. B.R. Roberts reprend l'expression de K. Polanyi dans La Grande Transformation d'une citoyenneté qui serait « encastrée » dans l'histoire (Polanyi l'utilise pour l'économie).
La citoyenneté est donc un processus pour atteindre cette égalité d'appartenance sur les fronts civil, politique et social. Ce n'est pas un concept statique. Les droits et pratique des citoyens sont constamment redéfinis et contestés par les différents groupes socio-économiques.
« We the people » sont les premiers mots de la Constitution américaine qui traduite en français nous dit :
Nous le peuple des Etats-Unis, en vue de former une union plus parfaite, d'établir la justice, d'assurer la tranquillité intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d'assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à nos descendants, ordonnons et établissons la présente constitution pour les Etats Unis d'Amérique.
Pour Judith Shklar, la citoyenneté américaine est un statut social, une manifestation de l'identité nationale, une participation active à la vie politique et un élément constitutif de l'idéal républicain.
Aujourd'hui, la citoyenneté américaine connaît de nombreux paradoxes et souffre de divers maux :
Le paradoxe de départ de la citoyenneté américaine, dont les deux premiers attributs selon J. Shklar seraient :
-l'égalité des droits politiques proclamée en même temps que sa négation absolue (l'esclavage)
-le rejet des privilèges héréditaires, nié par le statut héréditaire de l'esclavage.
Un paradoxe actuel lié au multiculturalisme et à l'affirmative action qui posent le problème de la traduction du fractionnement du tissu social à l'intérieur du concept de citoyenneté.
Quelle est la signification de We the people aujourd'hui ? Que reste-t-il de ce nous fondateur et quelle est sa définition ? Nous tenterons de répondre à cette question en étudiant tout d'abord les définitions philosophiques, politique et juridique de la citoyenneté ; puis en développant quelques éléments de la réalité de cette citoyenneté.
Selon Bryan R. Roberts la citoyenneté est le principe d'égale appartenance dans une nation basé sur un ensemble de droits et de devoirs reconnus publiquement. Le contenu de cette égalité qui est théorique, diffère selon les pays et évolue avec l'histoire. B.R. Roberts reprend l'expression de K. Polanyi dans La Grande Transformation d'une citoyenneté qui serait « encastrée » dans l'histoire (Polanyi l'utilise pour l'économie).
La citoyenneté est donc un processus pour atteindre cette égalité d'appartenance sur les fronts civil, politique et social. Ce n'est pas un concept statique. Les droits et pratique des citoyens sont constamment redéfinis et contestés par les différents groupes socio-économiques.
« We the people » sont les premiers mots de la Constitution américaine qui traduite en français nous dit :
Nous le peuple des Etats-Unis, en vue de former une union plus parfaite, d'établir la justice, d'assurer la tranquillité intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer le bien-être général et d'assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à nos descendants, ordonnons et établissons la présente constitution pour les Etats Unis d'Amérique.
Pour Judith Shklar, la citoyenneté américaine est un statut social, une manifestation de l'identité nationale, une participation active à la vie politique et un élément constitutif de l'idéal républicain.
Aujourd'hui, la citoyenneté américaine connaît de nombreux paradoxes et souffre de divers maux :
Le paradoxe de départ de la citoyenneté américaine, dont les deux premiers attributs selon J. Shklar seraient :
-l'égalité des droits politiques proclamée en même temps que sa négation absolue (l'esclavage)
-le rejet des privilèges héréditaires, nié par le statut héréditaire de l'esclavage.
Un paradoxe actuel lié au multiculturalisme et à l'affirmative action qui posent le problème de la traduction du fractionnement du tissu social à l'intérieur du concept de citoyenneté.
Quelle est la signification de We the people aujourd'hui ? Que reste-t-il de ce nous fondateur et quelle est sa définition ? Nous tenterons de répondre à cette question en étudiant tout d'abord les définitions philosophiques, politique et juridique de la citoyenneté ; puis en développant quelques éléments de la réalité de cette citoyenneté.
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