"What is like to be a bat?" de Nagel et "Omettre l'effet que cela fait" de Levine: Vers une réduction possible du mental?
Date de publication :
08/02/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Impossibilité épistémologique, possibilité métaphysique, insuffisance du physicalisme
- La réduction, une abstraction objective
- La réduction est explication causale
- Subjectif, objectif, mode de présentation à la 1ère personne et mode de présentation à la 3ème personne
Résumé :
Dans les textes que nous voulons étudier dans cette présente étude, la distinction est bien établie entre la possibilité épistémologique pour la réduction d'atteindre les qualia et la possibilité métaphysique de l'identité entre états mentaux et états physiques.
En abordant les textes "what is like to be a bat" et "omettre l'effet que cela fait", nous étions partis avec un a priori très fort, à savoir une opposition entre les thèses soutenues par les différents auteurs. Ce préjugé nous a empêchés d'avancer dans la compréhension des arguments de Joseph levine. En effet, celui ne soutient nullement que la réduction puisse en l'état actuel des choses atteindre l'effet que cela fait, bien au contraire. L'enjeu de son article est de démontrer que l'impossibilité épistémologique mise au jour par les objections anti-physicalistes n'est pas contradictoire avec la véracité de l'identité entre états mentaux et états physiques. Pour cela, il démonte méticuleusement le fonctionnement d'une réduction pour comprendre pourquoi les réductions physicalistes du mental, pour l'instant, n'atteignent pas les qualia.
nagel, d'une autre manière, tend à démontrer semblable chose : à savoir qu'il est dans la nature même de la réduction physique d'omettre l'effet que cela fait, sans pour autant enlever la possibilité future d'une explication adéquate et d'une identité réelle entre états mentaux et états physiques.
Le problème corps-esprit ne serait en effet pas aussi intéressant sans l'existence de la conscience. Celle-ci, donnant tout sa profondeur au débat, lui ôte aussi tout espoir de résolution pour nagel. L'auteur de "what is like to be a bat?" ne donne pas une définition précise de ce qu'est l'expérience consciente, il travaille seulement à partir d'une caractéristique qui fait tout le noeud du problème, à savoir le fait que posséder une expérience consciente pour un organisme, entraîne forcément un effet d'être cet organisme, et donne donc un caractère subjectif à tout expérience. La nature de la conscience relie donc tout phénomène perçu et ressenti à une unicité de point de vue.
Pour nagel, le problème du réductionnisme des états conscients relève donc entièrement de la relation de l'objectif au subjectif.
levine, fait tenir la difficulté dans un autre registre, à savoir la non-causalité des phénomènes qualitatifs, qui les fait échapper à tout mécanisme de réduction.
Nous nous emploierons dans un premier temps à expliquer les points communs entre les conceptions des deux auteurs, à savoir le fait qu'une impossibilité épistémologique n'entraîne pas de fait une impossibilité métaphysique. Puis, nous essayerons de comprendre comment les deux argumentations fonctionnent, quelles fonctions les auteurs attribuent à la réduction et la nature des concepts qualitatifs.
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