Wilsonisme et néo-conservatisme
Date de publication :
05/04/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Si la filiation entre wilsonisme et néoconservatisme est évidente...
- ...elle n'en demeure pas moins ambivalente
Résumé :
[] We trust in the power of human freedom to change lives and nations. By the resolve and purpose of America, and of our friends and allies, we will make this an age of progress and liberty. Free people will set the course of history, and free people will keep the peace of the world."
C'est en ces termes, qu'à l'occasion d'un discours en février 2003 à l' « American Enterprise Institute for Public Policy Research », think tank washingtonienne, George W. Bush a présenté le rôle providentiel, que les Etats-Unis d'Amérique sont amenés à jouer sur la scène mondiale. Cette mission se composerait non seulement de la défense mais aussi de la propagation vigoureuse des droits de l'Homme, de la démocratie libérale et de l'économie de marché à travers le monde. Un tel concept de « destinée manifeste » n'est pas sans rappeler la tradition messianique initiée par Woodrow Wilson consistant en la possibilité de la part des Etats-Unis d'Amérique d'intervenir à l'étranger afin de permettre l'extension et le respect de ces principes à vocation universelle. Certes les desseins du Président américain ont, à la suite de la Première Guerre mondiale, échoué, mais ils correspondent avec le véritable souci de créer un nouvel ordre. Comme ses « quatorze points » le prévoyaient, la moralisation du concert des nations, l' « open door policy » ainsi que, par le biais de la création de la SDN, le refus de la diplomatie secrète en faveur de la diplomatie ouverte ou le multilatéralisme représentent des aspects essentiels de cette doctrine d'un nouvel ordre mondial. Le refus du statu quo international néoconservateur s'inscrit-il dans la lignée wilsonienne ? La doctrine wilsonienne des relations internationales est-elle la source de la pensée néoconservatrice ? Existe-t-il une sorte de filiation entre ces deux courants de pensée ? Peut-on penser le néoconservatisme en termes de « wilsonisme dur »2 ? Ou peut-on, à l'instar de Charles Krauthammer3, évoquer un « réalisme démocratique » ? C'est-à-dire un wilsonisme pragmatique ? S'agit-il d'un « wilsonisme aux anabolisants »4 avouant sa méfiance quant à la légitimité et, surtout, à l'efficacité du droit international en vue de permettre l'extension des principes universels qu'évoque la Déclaration d'Indépendance américaine ?
Si la filiation entre wilsonisme et néoconservatisme est évidente (I), elle n'en demeure pas moins ambivalente (II).
C'est en ces termes, qu'à l'occasion d'un discours en février 2003 à l' « American Enterprise Institute for Public Policy Research », think tank washingtonienne, George W. Bush a présenté le rôle providentiel, que les Etats-Unis d'Amérique sont amenés à jouer sur la scène mondiale. Cette mission se composerait non seulement de la défense mais aussi de la propagation vigoureuse des droits de l'Homme, de la démocratie libérale et de l'économie de marché à travers le monde. Un tel concept de « destinée manifeste » n'est pas sans rappeler la tradition messianique initiée par Woodrow Wilson consistant en la possibilité de la part des Etats-Unis d'Amérique d'intervenir à l'étranger afin de permettre l'extension et le respect de ces principes à vocation universelle. Certes les desseins du Président américain ont, à la suite de la Première Guerre mondiale, échoué, mais ils correspondent avec le véritable souci de créer un nouvel ordre. Comme ses « quatorze points » le prévoyaient, la moralisation du concert des nations, l' « open door policy » ainsi que, par le biais de la création de la SDN, le refus de la diplomatie secrète en faveur de la diplomatie ouverte ou le multilatéralisme représentent des aspects essentiels de cette doctrine d'un nouvel ordre mondial. Le refus du statu quo international néoconservateur s'inscrit-il dans la lignée wilsonienne ? La doctrine wilsonienne des relations internationales est-elle la source de la pensée néoconservatrice ? Existe-t-il une sorte de filiation entre ces deux courants de pensée ? Peut-on penser le néoconservatisme en termes de « wilsonisme dur »2 ? Ou peut-on, à l'instar de Charles Krauthammer3, évoquer un « réalisme démocratique » ? C'est-à-dire un wilsonisme pragmatique ? S'agit-il d'un « wilsonisme aux anabolisants »4 avouant sa méfiance quant à la légitimité et, surtout, à l'efficacité du droit international en vue de permettre l'extension des principes universels qu'évoque la Déclaration d'Indépendance américaine ?
Si la filiation entre wilsonisme et néoconservatisme est évidente (I), elle n'en demeure pas moins ambivalente (II).
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