Le XVIIIe siècle dans "Sylvie" de Gérard de Nerval

Date de publication :

03/12/2008

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

7 pages

Niveau :

expert

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Sommaire :

 
 

Sommaire Le XVIIIe siècle dans "Sylvie" de Gérard de Nerval Sommaire

 
  1. L'incipit de Sylvie nous plonge dans le premier siècle des Lumières, celui du scepticisme envers les sentiments
  2. Le rêve et la nostalgie semblent dominer
  3. La raison et la sagesse
  4. Le XVIIIe se termine par la Révolution et Bonaparte. Qu'en est-il dans l'ouvrage ?

Résumé :

On connaît l'attirance de gérard de nerval pour le passé et l'Histoire d'une manière générale, notamment celle de la dynastie des Valois puis des Bourbons qui laissèrent leur empreinte dans cette Ile-de-France, espace à la fois réel et imaginaire où se déroule sylvie. Le xviiie siècle est tout proche puisque nerval est né en 1808 et il n'est pas le seul de sa génération à se pencher sur ce passé proche.

nerval ne connut pas sa mère, morte en 1810 en Silésie où elle avait accompagné son époux, médecin de la Grande Armée. Son père s'en occupa quelque temps puis le mit en nourrice ; l'enfant vécut dans le Valois dans la famille de sa mère, mais aussi à Saint-Germain dans celle le son père et à Paris. Il passait ses vacances à Mortefontaine chez son grand-oncle, Antoine Boucher - on songe au peintre du siècle précédent -. La tentation, souvent dangereuse, de faire du héros romanesque le double de l'auteur semble ici acceptable. En effet, nerval avoue dans Promenades et Souvenirs : "Je suis du nombre des écrivains dont la vie tient intimement aux ouvrages qui les ont fait connaître." Il n'est donc pas interdit de penser que le narrateur de sylvie soit nerval lui-même lorsqu'il fait allusion, dès le début du premier chapitre à cet oncle "qui avait vécu dans les avant-dernières années du xviiie siècle, comme il fallait y vivre pour le bien connaître", précise le narrateur de sylvie dans le premier chapitre. Sans doute songe-t-il à cette "douceur de vivre" qu'évoque de son côté Talleyrand.

Par ailleurs, cette génération qui a vingt ans en 1828 souffre d'un manque cruel de perspectives. Le narrateur, dans sylvie, parle d'une "époque étrange, comme celles qui d'ordinaire succèdent aux révolutions ou aux abaissements des grands règnes" où les jeunes gens vivent "d'espoirs incertains". On retrouve ici le "vague des passions" décrite par Chateaubriand, le spleen et le désenchantement caractérisant la génération romantique subtilement influencée par le scepticisme d'un certain xviiie siècle.
nerval est bien le produit tant de son histoire personnelle - absence de la mère et rôle de l'oncle - qu'universelle. En quête d'identité, il cherche des repères dans le passé qu'il mêle au présent, transformant ainsi le réel en une vaste chimère, ce qu'il nomme lui-même dans Aurélia "l'épanchement du songe dans la vie réelle", et se réfugiant "dans la tour d'ivoire des poètes" comme il l'affirme au début de sylvie.

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A propos de l'auteur :

pencil image Malet E. enseignante
Niveau :Expert Etude suivie : Littérature Ecole, université : Université de Rouen et de Montpellier

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