Y a-t-il encore des classes sociales en France ?
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exposé
publié le 16/01/2004
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Résumé
Cependant, est-on fondé à appréhender ces nouvelles oppositions comme un retour des antagonismes de « classe », alors même que les nouveaux clivages traversent verticalement tous les groupes sociaux ? La classe sociale ne se caractérise-t-elle pas précisément par une certaine cohésion, une certaine unité, une capacité à mobiliser ses membres dans l'action collective ? Que faut-il penser alors de l'éclatement de la classe ouvrière (aujourd'hui traversée par des clivages politiques importants quand elle manifestait jadis une homogénéité idéologique forte), de la forte hétérogénéité des classes moyennes ou même de l'extrême dispersion des « out » ? Et quand bien même pourrait-on admettre l'existence de nouveaux antagonismes de « classe », ne faut-il pas, dans un monde où le tissu social s'est considérablement complexifié et densifié, sortir du schème d'opposition dichotomique et bipolaire d'appréhension des différents conflits ?
Cela nous conduira donc à montrer que si les Trente Glorieuses puis les nouvelles configurations de la société post-industrielle semblent consacrer la disparition des classes sociales (I), l'affirmation ne peut qu'être être nuancée au regard de la persistance de rapports de domination et surtout de l'apparition de nouvelles lignes de fracture verticales (II), mais conserve toutefois sa validité dans la mesure où les nouveaux clivages ne sauraient être perçus comme une renaissance des antagonismes de classe en france (III)...
Cela nous conduira donc à montrer que si les Trente Glorieuses puis les nouvelles configurations de la société post-industrielle semblent consacrer la disparition des classes sociales (I), l'affirmation ne peut qu'être être nuancée au regard de la persistance de rapports de domination et surtout de l'apparition de nouvelles lignes de fracture verticales (II), mais conserve toutefois sa validité dans la mesure où les nouveaux clivages ne sauraient être perçus comme une renaissance des antagonismes de classe en france (III)...
Sommaire
- Si les Trente Glorieuses puis les nouvelles configurations de la société post-industrielle semblent consacrer la disparition des classes sociales en France...
- La société française a été longtemps traversée par des antagonismes de classes très prononcés
- La naissance d'un nouveau « cycle social » apparaît corrélée avec l'avènement d'une « société sans classes »
- ... la réalité sociale contemporaine témoigne de la subsistance de rapports de domination, ainsi que de l'apparition de nouvelles « lignes de fracture »
- La domination des classes supérieures n'a pas disparu.
- En outre, la société est traversée par de nouvelles « lignes de fracture » verticales, interprétée par certains analystes comme emblématiques de nouveaux rapports de classe
- ...qui ne semblent pas toutefois consacrer la renaissance de réels antagonismes de classe
- Les conditions d'une nouvelle « opposition de classe » n'apparaissent pas réunies
- Sans les classes sociales, quelle configuration pour la société française actuelle ?
