Pourquoi y a-t-il trop de fonctionnaires?
Date de publication :
12/11/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- La dérive des dépenses publiques
- La dynamique bureaucratique
Résumé :
Parmi les objectifs assignés à la réforme de l'Etat, souvent évoquée et toujours retardée, figure la redéfinition des missions et la maîtrise des effectifs, en d'autres termes la réduction du nombre de fonctionnaires. La France compte aujourd'hui un peu plus de 5 millions de fonctionnaires, soit environ un cinquième de la population active ; près de la moitié travaillent dans la fonction publique d'Etat, un tiers dans la fonction publique territoriale et les 20% restants dans la fonction publique hospitalière. La progression de ces effectifs est continue depuis de nombreuses années, en particulier chez les territoriaux du fait de la décentralisation et chez les hospitaliers du fait de l'évolution de la demande de soins. Sont-ils pour autant trop nombreux ? La réponse ne va pas de soi du fait de la diversité des situations.
Si l'on se contente d'une vision globale, il est vrai que l'emploi public est en France relativement important ; à la fin des années 1990, selon l'OCDE, l'emploi public total, y compris dans les entreprises publiques, atteignait 27% de la population active en France et 38% en Suède, mais seulement 23% en Italie, 17% au Royaume-Uni et 15% en Allemagne. On connaissait mal les raisons de ces différences entre des pays dont le niveau de vie et la culture sont pourtant voisins. Tout au plus peut-on soutenir qu'en France les actions effectuées par le secteur public ont longtemps bénéficié d'un préjugé favorable à l'opposé des opérations économiques privées considérées comme égoïstes et antisociales ; jusqu'à une époque récente, la vision moralement négative du marché et de la propriété privée a dominé l'opinion publique française et favorisé le maintien d'un secteur public important.
C'est sans doute la prise de conscience de l'importance des déficits budgétaires et de la croissance continue de l'endettement public qui a le plus contribué à faire évoluer cette opinion, non pas dans le sens d'une quelconque hostilité envers les agents de l'Etat, mais d'une prise de conscience de l'urgence des réformes ; dès lors que les dépenses en personnel (traitements et pensions de retraite) représentent dans notre pays 45% du budget de l'Etat, la question de la réduction du nombre de fonctionnaires ne peut plus être éludée. Dans cette mesure, le problème posé dépasse celui des effectifs de la fonction publique ; celui-ci n'est qu'un aspect particulier de la dérive générale des dépenses publiques et du rôle de l'Etat dans la société. Ce phénomène très ancien a toujours suscité une abondante réflexion de la part des économistes.
Si l'on se contente d'une vision globale, il est vrai que l'emploi public est en France relativement important ; à la fin des années 1990, selon l'OCDE, l'emploi public total, y compris dans les entreprises publiques, atteignait 27% de la population active en France et 38% en Suède, mais seulement 23% en Italie, 17% au Royaume-Uni et 15% en Allemagne. On connaissait mal les raisons de ces différences entre des pays dont le niveau de vie et la culture sont pourtant voisins. Tout au plus peut-on soutenir qu'en France les actions effectuées par le secteur public ont longtemps bénéficié d'un préjugé favorable à l'opposé des opérations économiques privées considérées comme égoïstes et antisociales ; jusqu'à une époque récente, la vision moralement négative du marché et de la propriété privée a dominé l'opinion publique française et favorisé le maintien d'un secteur public important.
C'est sans doute la prise de conscience de l'importance des déficits budgétaires et de la croissance continue de l'endettement public qui a le plus contribué à faire évoluer cette opinion, non pas dans le sens d'une quelconque hostilité envers les agents de l'Etat, mais d'une prise de conscience de l'urgence des réformes ; dès lors que les dépenses en personnel (traitements et pensions de retraite) représentent dans notre pays 45% du budget de l'Etat, la question de la réduction du nombre de fonctionnaires ne peut plus être éludée. Dans cette mesure, le problème posé dépasse celui des effectifs de la fonction publique ; celui-ci n'est qu'un aspect particulier de la dérive générale des dépenses publiques et du rôle de l'Etat dans la société. Ce phénomène très ancien a toujours suscité une abondante réflexion de la part des économistes.
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