« Il y a quelque chose de nocturne dans lobjet philosophique », Vladimir Jankélévitch
Date de publication :
28/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
2 pages
Sommaire :
Sommaire
- En quoi ''l'objet philosophique'' renvoie-t-il d'emblée à une image dépréciative de l'inconnu insaisissable et menaçant ?
- Cependant, ne résulte-t-il pas d'une illusion déroutante, quant à la nature de ce ''quelque chose'' et face à celle de l'étude de l'objet philosophique ?
- N'échappe-t-on pas au problème de la légitimité de la démarche philosophique de sorte qu'il faille échapper aux images pour atteindre les idées ?
Résumé :
Qu'il s'agisse d'un scientifique ou d'un enfant, observer un phénomène pour sa contingence et son caractère insaisissable c'est être le spectateur de sa propre ignorance. Tel un amateur d'art abstrait, il est face à l'inconnu, sujet à la fois curieux et inquiétant. Il tend à voir, à saisir les phénomènes pour les comprendre, clarifier ses images et faire part de leur existence : ce qui suppose en effort de pensée. Cet effort apparaît peu fructueux lorsqu'il s'agit de désigner « quelque chose » dont l'abstraction est portée à son comble par le qualificatif de « nocturne ». Ainsi nommée pour son incertitude, la chose donne à éprouver aux sens. Cependant, elle invite à analyser un sujet d'étude, celui de la philosophie. Cette dernière à un centre d'intérêt ; une place, un rôle et une fonction à tenir.
Son domaine d'application désigne en fait « l'objet philosophique », cet objet qui contiendrait ce « quelque chose de nocturne » relativement à l'opinion de jankélévitch. Dire et soutenir qu'« il y a quelques chose de nocturne dans l'objet philosophique » c'est d'abord pouvoir identifier ce dont il est question, le concevoir, en avoir l'idée ou la représentation. Bine que l'idée d'objectiver revient à réaliser un mouvement (tendre vers une fin) chosifier revient au contraire à l'idée d'inertie. Ainsi le point de vue de jankélévitch qui se prête à l'évidence pose un problème philosophique fondamental. Ce « quelque chose de nocturne » qui se cache derrière l'idée « d'objet philosophique » serait représenté comme « curieuse » (à la fois dépréciative et fascinante) ou bien comme un phénomène sensible ; principe de la démarche philosophique.
Son domaine d'application désigne en fait « l'objet philosophique », cet objet qui contiendrait ce « quelque chose de nocturne » relativement à l'opinion de jankélévitch. Dire et soutenir qu'« il y a quelques chose de nocturne dans l'objet philosophique » c'est d'abord pouvoir identifier ce dont il est question, le concevoir, en avoir l'idée ou la représentation. Bine que l'idée d'objectiver revient à réaliser un mouvement (tendre vers une fin) chosifier revient au contraire à l'idée d'inertie. Ainsi le point de vue de jankélévitch qui se prête à l'évidence pose un problème philosophique fondamental. Ce « quelque chose de nocturne » qui se cache derrière l'idée « d'objet philosophique » serait représenté comme « curieuse » (à la fois dépréciative et fascinante) ou bien comme un phénomène sensible ; principe de la démarche philosophique.
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