Il n'y a rien de beau que ce qui n'est pas, Rousseau
Date de publication :
06/02/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Importance de l'idéal : attentes imaginaires
- Pourquoi seul l'idéal pourrait être beau : l'idée de pureté
- Deux désirs contradictoires dans la formation d'un idéal : un désir négatif pour un beau négatif
- La gratuité de la contemplation : le beau comme distance
- Une beauté statique
- L'objet beau ne se définit pas par son aspect matériel
- L'objet 'qui n'est pas' permet le passage et laisse de la place au spectateur
- L'objet beau vient à être par le spectateur et n'a donc pas d'identité stable
Résumé :
Tout d'abord, on peut opposer l'être au néant. Pourtant il semble que par rapport à la formulation de rousseau cette opposition ne soit pas pertinente. En effet, en disant "rien que ce qui n'est pas", on présuppose un "ce" qui "n'est pas» ; autrement dit, la non-existence serait l'attribut d'une chose, d'un "ce". De plus, le terme de beau étant un ad-jectif, il a besoin d'un support auquel s'appliquer. Comment sinon qualifier le non-être de "beau" s'il n'était que la négation absolue de l'être, le néant ? Si l'on ne peut pas penser la notion de non-être comme néant, il s'agit de déterminer d'autres oppositions : un non-être qui pourrait encore être le support d'un adjectif. Si l'on considère que la notion d'être relève de l'idée d'actualisation et caractérise une existence de fait, le non-être est alors le potentiel, ce qui reste à l'état de virtualité tout en portant en lui la capacité d'être. Ainsi, l'idéal, le désir, l'imaginaire, le possible, le potentiel, le virtuel relèveraient d'une forme de non-être. D'autre part, si l'on considère que l'être renvoie à la notion d'identité, le non-être serait alors l'absence d'identité, ce qui n'aurait ni contours définis, ni caractéristiques stables, ce qui pourrait changer sans être modifié. Si l'identité s'atteint dans la stabilité, ce qui manque d'identité relèverait alors du mouvement (au sens mobiliste du terme). Ainsi, peut-on déterminer deux grands axes différents : le non-être comme virtualité et le non-être comme mouvement.
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